Musée POP

Le musée de la culture populaire de Trois-Rivières, rebaptisé Musée POP, nous a charmé cet été avec quelques expositions de choix.  Ma fille avait à passer son cours de RCR et il se donnait à Trois-Rivières, un samedi. Nous avons embarqué toute la famille et avons visité le musée pendant son cours.  Nous avons aussi été marcher au parc Châteaudun, un petit parc sans prétention avec de courtes pistes de quelques kilomètres dans le bois mais avec de larges sentiers praticables avec une poussette. Nous avons aussi eu le temps de passer par le Costco avant de revenir à la maison, remplis de souvenirs, de plein air et d’épicerie 🙂 .

 

Au musée cette année, nous avons aimé l’exposition sur la bande dessinée québécoise. Pendant que les grands lisent les biographies des bédéistes, les plus jeunes peuvent s’écraser dans les gros poufs pour lire des BD ad nauseam. De plus les enfants peuvent dessiner sur les murs ou dessiner une BD sur une planche à cases fournie. Et nous en profitons pour écrire notre BD-photo humoristique:

 

La deuxième exposition, drôle et divertissante, est sur les textes de Boucar Diouf mis en jouets par des artisans, fabricants de jouets.

 

 

 

La troisième exposition était sur la bière. Mais question que les enfants y trouvent leur compte, pendant que les adultes lisent dans un décor de taverne, les enfants peuvent s’amuser au babyfoot ou à la machine à boules. Bien pensé.

Enfin la 4e exposition porte sur le Festival de St-Tite. Avec comme accroche-attention pour les enfants, un cheval de bois, des déguisements (carotte non fournie), un jeu d’attrape veau au lasso (en jouet bien sûr).

  

 

C’est la troisième fois que nous visitons ce musée avec des enfants de tous âges. Chaque fois nous en sortons ravis. Les muséologues de cet endroit ont le tour d’accrocher toute la famille, de permettre aux grands de retirer quelque chose pendant que les petits ne se rendent pas compte qu’ils grandissent à travers leur expérience. Allez faire un tour! Et n’oubliez pas de demander le macaron Muséologue d’un jour pour l’activité du même nom offerte aux enfants.

Bouger en famille

Les enfants ont depuis toujours eu des sports ou activités parascolaires individuels. Et nous, les parents, notre sport devenait donc de faire du taxi les soirs de semaine et les fins de semaine. C’était un sport exigeant, voire un sport extrême, avec 5 enfants en âge de pratiquer. Il fallait parfois être à 4 activités simultanément.

Puis Mathis a délaissé son karaté.  Du jour au lendemain, adolescence oblige, il a perdu le goût à cette activité autrefois adorée. Lucie a épuisé son année de grâce au théâtre cette année. Ils lui ont donné une permission spéciale pour participer malgré ses 18 ans, mais là en septembre, ce n’était plus possible. Elliot voulait passer du patin au hockey, mais finalement pas vraiment, il voulait rester au patin, mais bof il ne le savait plus trop. Il a 4 ans. Lili a pris la décision de changer d’activité. Elle était tannée du chearleading, pratiqué depuis 4 ans. Elle voulait essayer autre chose. Yann a dépassé l’âge pour le club de hockey où il jouait.

Alors finalement, les étoiles s’alignaient pour que l’on puisse réaliser ce dont on jase depuis plusieurs années, mon mari et moi: des activités en famille. Nous avons décidé de ne pas payer aux enfants d’activités individuelles pour les sessions d’automne et d’hiver-printemps. Nous avons décidé d’investir cette argent, quand même bien plus d’un millier de dollars, dans des sports et sorties en famille: randonnée pédestre, ski de fond, patin, badminton, etc.

Nous avons décidé de reprendre le contrôle de nos fins de semaine et de nos soirées pour les passer à nous amuser ensemble avant que les grands ne quittent le nid et que tout passe trop vite sous notre nez. Nous voulons aussi faire plus de jeux de société ou de sorties comme aller patiner au canal Rideau à Ottawa ou aller glisser à St-Jean-de-Matha.

Les enfants sont emballés (sauf un, mais bon la majorité l’emporte). Ils sont contents d’avoir la possibilité de varier les activités et surtout de les faire tout le monde ensemble.

J’en suis donc à me bâtir une liste de sorties et d’activités, idéalement gratuites, à faire avec des enfants d’un an à 19 ans. Et c’est un bonus si on peut trainer le chien avec nous!

J’attends vos suggestions. Et je viendrai sûrement en parler ici pendant l’année.

Nous sommes prêts pour un changement!

Oncle Paul

C’était les funérailles de mon grand-oncle Paul aujourd’hui. Des funérailles nationales!! Pourtant, pour moi, il a toujours été «mononcle Paul». Il était le frère de ma grand-mère. Que ce soit dans les fêtes de Noël de mon enfance ou dans les funérailles des différents membres de la famille, chaque fois que je le rencontrais, il était pour moi un homme doux qui s’intéressait à moi, qui avait toujours une question à me poser sur comment j’allais ou ce que je faisais.  Je n’ai jamais réalisé l’ampleur de son oeuvre, même si j’en connaissais la teneur, je ne l’ai jamais vraiment réalisé, donc, avant aujourd’hui.

Pendant ces funérailles nationales, tant de dignitaires étaient présents. Déjà ça impressionne. Mais aussi les discours sur cet homme, autant des personnalités connues que de simples participants à la dictée PGL, m’ont fait voir la mesure de ses accomplissements.

Il a fait beaucoup pour l’éducation publique, gratuite, universelle, au Québec. On aurait pu penser qu’il soit vexé que je n’envoie pas mes enfants à l’école, profiter de toute cette chance d’avoir à leur portée une telle école.  Non. Il m’a plutôt félicitée, il y a de ça plusieurs années, de prendre ainsi en mains l’éducation de mes enfants, avec autant de dévouement et de passion. Je comprenais de son message à l’époque qu’il souhaitait que tous les enfants puissent avoir accès à une éducation de qualité, peu importe le moyen d’y arriver. Aujourd’hui, de nouveau, j’ai compris ce message.

Bel hommage rendu. Des chansons de toute beauté, interprétées par Johanne Blouin, Grégory Charles (et choeur parfois), Yves Duteil même (une chanson composée par Yves Duteil pour les 25 ans de la dictée PGL) – superbe dans les mots, superbe dans la voix. Des témoignages touchants, impressionnants.

Merci.

Pour perpétrer son oeuvre, un don à la Fondation Paul Gérin-Lajoie est une bonne idée.

Et n’oubliez pas son message: «Si tu peux y rêver, tu peux le réaliser!»

Maman, tu as déjà étudié la zoologie à l’université?

Depuis plus de 16 ans d’école maison, j’ai rencontré de nombreuses familles. De l’ingénierie à l’ergothérapie, de l’informatique à l’enseignement, de l’horticulture à l’autosuffisance, de l’entrepreneuriat au retour aux études, nous les mamans d’école maison, pouvons tisser une toile d’expertise impressionnante autour de nos enfants.

Nous avons souvent sacrifié des années d’étude pour nous consacrer entièrement à celles de nos enfants. Et nous avons tellement délaissé cette ancienne vie, que nos rejetons ont peine à nous croire lorsque nous en parlons.

«Quoi, gérante de pet shop???»

«Hein, tu connais le latin aussi???»

«Tu as étudié dans combien de programmes universitaires???»

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– Ben oui j’ai disséqué un lapin en labo et compté des arbres en forêt.

– Ben oui, j’ai mis sur pied un camp de jour et un service de garde scolaire.

– Ben oui, j’ai étudié Piaget et les autres, même si je crie trop souvent contre toi sans résultat.

 

Si un chat a 9 vies, une maman d’école maison doit bien en avoir 4 certain : ‘avant les enfants’, ‘avec les enfants’, ‘avec l’école maison’ et ‘totalement perdue, après tout ça’.

 

Sommes-nous compétentes pour enseigner? Pfff probablement pas pour plusieurs d’entre nous. Gérer une classe, c’est une épreuve de force! Mais nous le sommes totalement pour accompagner nos enfants, les stimuler, leur offrir une vie de richesses grâce à un entourage incroyable.

Posez la question autour de vous. Interrogez les mamans de votre groupe de soutien. Vous allez voir…

Hier, chez moi, c’était la rencontre avec une maman de 5. Elle était, dans une autre vie, ingénieure en aéronautique! Ai-je besoin de vous dire que chez elle, la mathématique est LA matière qui a la cote?

Être là où l’on doit être

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Je viens de finir de lire un roman que je vais utiliser pour mon groupe des Mollolecteurs (9-12 ans). Une phrase qui y revient souvent est: Être là on l’on doit être. Cela m’a beaucoup interpellée car je me suis posé la question à de nombreuses reprises cette année qui vient de passer.

«Suis-je là où je devrais être?»

Il est difficile de répondre à cette question. Et ma philosophie a toujours été que la vie s’écrit une page à la fois, qu’on ne peut tout contrôler et encore moins tout prévoir.

Je me suis rendue compte que l’année était tellement difficile que je me refermais sur moi-même pour éviter d’avoir à répondre à la question inévitable: «Pis, comment ça va?» Cette question est une question-piège. Si l’on répond «Oui tout va bien», on ment, et la vie continue. Si l’on répond «Non ça ne va pas», la plupart des gens ignoreront ou ne voudront pas chercher à savoir pourquoi. Parce qu’on a assez de nos malheurs, pas besoin de ceux des autres.

Si vous me lisez couramment, vous savez pourquoi mon année a été difficile. Mais il arrive que ce ne soit pas seulement les événements qui cause ce sentiment mais aussi tout simplement l’impression de ne pas être là où l’on devrait être à ce moment-ci de notre vie.

L’école maison est dangereuse car elle crée un milieu artificiel de vie qui inévitablement doit se briser un jour. On vit dans un cocon familial, non je ne dirai pas nécessairement douillet, mais protégé. On gère au quotidien et chaque jour on se lève sur une nouvelle journée qu’on a choisie, la plupart du temps. On ne se rend pas compte de cet effet pernicieux de vivre en vase clos. Un jour, notre enfant a grandi (ils grandissent toujours trop vite) et doit sortir de la maison, du cocon, pour aller vivre autre chose. Si l’enfant était allé à l’école, le cégep ne serait qu’une continuité. Mais avec l’école maison le cégep demande une restructuration complète du mode de vie. le cocon ne sera plus jamais fermé complètement sur notre vie familiale, il aura pour toujours une brèche vers l’extérieur.

Et quand cette belle aventure d’école maison se termine, on se retrouve devant rien. C’est comme si nos enfants partaient du nid doublement. On a, par le passé, quitté notre «carrière» qu’on ne peut pas vraiment retrouver 15 ans plus tard sans nécessiter une mise au point. Mais on n’a pas nécessairement le goût non plus de reprendre là où on avait laissé car justement on est ailleurs maintenant.  On doit aussi se questionner à savoir qui on est, qu’est-on devenu?

Avec ma famille qui s’était étalée sur deux décennies, il était évident que je restais dans le milieu plus longtemps que la plupart des familles qui m’entouraient. Cela voulait donc dire que pendant que des familles quittaient mon entourage, d’autres venaient graviter autour de moi. Je devais refaire mon cercle de fréquentation relié à l’école maison. Mais avec le temps j’avais commencé mon lent cheminement vers la fin de cette aventure.  Entrevoir des possibilités d’utilisation de mon temps d’adulte, échafauder des plans d’avenir, des projets motivants.

Cette année difficile a fait s’écrouler bien des échéanciers. Et je me suis retrouvée à ne plus être capable de voir l’avenir.  Je me suis retrouvée à ne pouvoir que considérer la prochaine heure et ensuite la prochaine heure, une à la fois pour boucler des journées qui se sont suivies pendant des mois. Je me suis retrouvée à faire porter à une petite fille de quelques mois le poids de la déception. Non je ne me suis pas retrouvée ainsi mais j’aurais pu. Je me suis arrêtée à temps. Cette enfant qui n’avait pas demandé à venir au monde, moi je l’avais choisie et je devais maintenant pleinement l’assumer. OUI ce fut une année difficile, mais les autres années à venir le seraient tout autant avec une telle vision que la vie est si difficile.

NON je ne suis pas où je croyais que je serais il y a près de deux ans. Juste avant qu’un petit plus sur un bâton ne se transforme en crevette gigotante, puis en sirène à lait maternel. Je suis ailleurs. Qu’est-ce qui sortira de cette nouvelle voie? Je devrai défricher longtemps encore je crois. Mais je suis maintenant capable d’ouvrir ce chemin d’avenir pour elle et pour moi.

L’automne s’annonce occupé. L’automne s’annonce rempli de nouveautés. L’automne s’annonce chargé d’anniversaires pleins d’émotions.  Mais l’automne filera vers l’hiver, qui lui finira par mener au prochain été. Et j’essaierai très fort que cet automne ne puisse pas s’annoncer difficile. Car ce mot, bien que ce sera difficile d’y arriver, ce mot, donc, devra être rayé de mon vocabulaire pour qualifier ma vie.

Suis-je là où je dois être? Je ne suis pas là où je croyais que je serais, à 45 ans. C’est déstabilisant. Mais je suis certainement là où je suis et cela ne peut être autrement. La vie s’est écrite ainsi, c’est certainement parce que cela devait être ainsi et donc je devais y être aussi.

Et vous, où êtes-vous?

 

 

Le retour des Adolecteurs

Après une année de congé pour bercer bébé, voilà que je repars les Adolecteurs de l’école maison. Comme par le passé, les jeunes doivent lire la sélection de romans pour les élèves du secondaire parue sur le blogue http://prixadolecteurs.blogspot.com/ pendant l’année scolaire afin de voter en avril pour leur roman québécois et étranger préférés. Cette année la sélection compte huit livres au lieu de 10.

J’ai mis à l’horaire 7 rencontres. Elles se dérouleront dans la bibliothèque municipale de Saint-Hyacinthe qui accepte gracieusement qu’on y tienne nos activités.  Encore une fois, nous aurons plus de 12 jeunes qui discuteront autour de ces romans. Chaque mois, un roman différent sera mis de l’avant. Ce sera de lui dont on parlera.

Mais grande nouveauté cette année!!! J’ai mis sur pied un groupe de Mollolecteurs, des lecteurs de 9-12 ans, et un groupe de Minilecteurs (ceux qui aiment mieux se faire lire que de lire eux-mêmes), en grande partie frères et soeurs des plus vieux. Il faut bien tenir occupés ces plus jeunes qui suivent, car en école maison on aime les déplacements en famille.

Les Mollolecteurs ont une sélection de 4-5 romans, sélectionnés par moi. Mais contrairement aux plus vieux, leurs rencontres ne seront pas que discussion autour du roman. Il y aura une ou plusieurs activités en lien avec le roman lu. Pas d’activités d’école, plus des activités dynamiques pour encourager à aimer la lecture et pour avoir le goût d’en parler après la lecture. Je prépare mes groupes d’adolecteurs du futur.

Les Minilecteurs se feront raconter un album jeunesse et auront des activités dirigées autour de l’album, toujours dans le but de stimuler le goût des livres des enfants. Je prévois donc des livres accrocheurs et des activités amusantes. Encore une fois, point de travail scolaire à l’horizon.

La bibliothèque met même un local fermé à notre disposition pour encadrer les activités plus grouillantes des petits.  Nous avons un super accueil dans ce nouveau lieu. Par le passé, nous allions à ma bibliothèque de village, où je fais du bénévolat.  Mais avec trois groupes à gérer, elle était devenue trop petite pour nos besoins.

Je suis vraiment emballée par ce nouveau départ. J’ai hâte de voir l’engouement des plus jeunes, l’intérêt des moyens et surtout la discussion des plus vieux, toujours tellement riche.

Il reste encore des places si jamais vous voulez vous joindre à nous. Faites-moi signe tout simplement.

Essai numéro 3

Après Pixel et Point de mire, je vais maintenant essayer Sommets (de Chenelière) avec mon grand dyspraxique qui aura 17 ans en septembre.  Pixel demandait trop de manipulation de matériel de géométrie. Nous avons arrêté le cahier aux deux tiers de l’année mais avec beaucoup d’échecs. Point de mire est, comme je l’avais cru, trop demandant, trop hermétique et exigeant pour lui. Je ne lui ai fait faire que les chapitres sur la matière qu’il n’avait pas réussie dans Pixel. Mais il a tout de même pris un an complet pour y arriver. nous finalisons présentement le chapitre 8. Ensuite il restera à faire le bilan. Avec Point de mire non plus il n’a pas tout réussi. Plus d’échecs que d’autres choses.

J’ai malgré tout décidé de procéder en 2e secondaire. Mais avec Sommets qui semble expliquer différemment. Je l’ai feuilleté, mais c’est vraiment à l’usage que nous pourrons voir s’il soutient mieux que les deux autres. L’objectif est de réussir une année en une année, pour arriver par finir les maths de sec3 nécessaires pour entrer dans son programme professionnel. Il lui resterait deux ans. J’espère que nous réussirons en deux ans.

Le cahier Sommets est plus aéré. Pour une calligraphie grosse et incompréhensible, cet allègement est salutaire. J’ai aussi vu des explications différentes pour des notions difficiles. Des façons d’expliquer innovantes. Peut-être tout cela l’aidera-t-il. Je vous en redonne des nouvelles.