La maladie de Coralie

Il est temps de montrer que ce blogue est international!

Une petite gamine de 6 ans, fille d’une collègue d’école maison, lutte présentement contre la leucémie. Elle est courageuse, bien sûre, comme toutes les petites gamines qui se battent ainsi. Mais elle a décidé d’aller plus loin. Elle a décidé de se battre aussi pour les autres qui suivront et qui souffriront tout comme elle.

Elle travaille main dans la main avec Leucan pour ramasser sans relâche des sous pour la recherche contre le cancer. Son dernier projet en date? Elle a écrit, du haut de ses 6 ans, un magnifique petit livre qui raconte son aventure dans le pays des hôpitaux à combattre le méchant mal qui la malmène.

Je vous encourage à acheter ce petit livre en format PDF, au coût minime de 5$ ou environ 3,54 euros (TOUS les revenus vont à Leucan), en suivant ce lien sur le blogue de sa maman. Le paiement par paypal est facile à faire, vous pouvez même ajouter un petit plus, 5$ c’est déjà pas cher. Assurez-vous seulement de choisir l’option Envoyer de l’argent à la famille ou un ami, car sinon la maman paiera des frais de gestion à Paypal.

Lien vers le blogue L’école des amours pour l’achat du livre La maladie de Coralie

L’histoire est certainement mignonne, mais surtout tellement accessible pour les enfants, car Coralie la raconte avec son langage de 6 ans. Les dessins sont expressifs mais jamais difficiles à regarder.

Puis tant qu’à faire l’école maison, après la lecture de ce livre, encouragez vos enfants à écrire une tranche de vie illustrée. Ainsi on réinvestit dans le positif! Je vous parie qu’ils n’oublieront pas Coralie de sitôt.

 

Est-ce que j’en fais assez?

Quelle question directement reliée à la culpabilité de maman!

On se pose cette question à partir du moment où on planifie vouloir un enfant. Est-ce le bon temps? La maison n’est pas payée. Mon emploi n’est pas assez stable. On est en couple que depuis 2 ans… En voulez-vous des raisons de culpabiliser? Juste réfléchir deux secondes et je vais vous trouver des millions de raisons qui pourraient me pousser à culpabiliser, juste aujourd’hui, là. La grossesse, l’accouchement, les coliques, les vaccins, la garderie, le portage, le cododo, la pâte à dents, la viande, les sorties le soir, le téléphone cellulaire…

Alors lorsque l’on coiffe le chapeau d’enseignante en plus ( même si on n’enseigne pas vraiment, on prend la responsabilité sur nos épaules qui est normalement donnée à l’enseignante), on ajoute à notre fardeau de culpabilité.

Est-ce que j’en fais assez?

En faisant le tour des blogues, vous voyez telle maman qui a toujours un super projet au four, tellement divertissant. Les enfants doivent tripper. Puis le second blogue parle du latin, tellement enrichissant. Le troisième blogue, la maman mise sur l’éducation classique, plus rigoureuse. Le quatrième, ce sont les narrations de Charlotte Mason qui viennent titiller notre lecture et mousser notre désir d’ajouter cela à notre horaire. Et on continue à lire, un blogue après l’autre. Plus on lit, plus on a l’impression qu’on n’en fera jamais assez parce qu’on ne fait pas tout ça.

Pourtant elles ne font pas tout ça elles non plus. Vous avez lu ces histoires sur 22 blogues différents. 22 familles différentes qui fonctionnent chacune à leur façon. Comment pourriez-vous rivaliser avec 22 mamans, vous seule chez vous?

Dans le fond, il faut revenir à l’essentiel. Pourquoi faisons-nous l’école maison? Pour faire mieux que le voisin? Pour que nos enfants deviennent les génies dont tout le monde parlera plus tard? Moi je fais l’école maison pour donner ce que je crois être le mieux pour le développement de mes enfants. Je veux par-dessus tout que mes enfants soient heureux dans la vie. Qu’ils aient la possibilité de faire des choix, selon leurs intérêts et capacités. Je réponds aux besoin précis de chacun de mes enfants, et même ici dans ma propre maison, mes enfants ne font pas tous la même chose de la même façon. Chacun aura son bagage unique, en fonction de ce qu’il aura assimilé.

On me demande si tel programme de maths est suffisant. C’est un programme complet utilisé à l’école en classe. La maman l’utilise avec le guide du maître, tous les reproductibles et le soutien numérique. Est-ce suffisant même si ce n’est pas le programme le plus enrichi? Est-ce suffisant même si l’enfant ne bâtit pas sa compréhension du monde mathématique avec le programme ultime des frères Lyons? Est-ce suffisant même si l’enfant ne suivra pas le programme des premiers de classe d’un pays à l’autre bout de la planète? Est-ce suffisant si ce programme est suivi par le quart des enfants dans les classes du Québec et qu’ils deviendront des médecins, ensignants, plombiers, infirmiers, informaticiens, ingénieurs, ouvriers, chefs d’équipe, chargés de projets… Euh… je crois que oui. Dans le fond, le programme n’y est pas pour beaucoup. La stimulation qui l’entoure fera toute la différence.

À quoi sert d’utiliser le programme le plus enrichi qui soit si notre enfant ne vit que des échecs à son contact?

Lorsque je présente le matériel que j’utiliserai pour mes enfants, je présente des options pas des «must follow». J’ai analysé la situation pour MON enfant et je crois que la meilleure solution pour lui est… Je dis pourquoi je refuse tel ou tel programme et pourquoi je choisis tel ou tel autre. J’exprime MES critères de façon détaillée espérant pouvoir vous donner un coup de main à établir VOS critères, analyser les besoins de VOS enfants et faire VOTRE choix en fonction de VOS conclusions.

Si la lecture des blogues et des pages facebook vous amène à vous comparer et vous rend insécure, après la lecture de cet article, je vous recommande de ne plus lire ces choses pour un certain temps.  Faites-vous confiance à trouver ce qu’il a de mieux pour votre enfant. Écoutez-le, observez-le. Je parie que vous y trouverez les meilleures pistes de réponses là et pas ailleurs.

4e année … déjà!

Et oui! Lili entamera sa 4e année en septembre, donc la deuxième et dernière partie de son primaire. Le temps file tellement vite. Et les choix sont tellement différents d’une année à l’autre, d’un enfant à l’autre.

Comme une petite crevette surprise viendra agrandir notre famille en septembre, j’ai décidé d’utiliser un programme complet en français et de compléter avec la littérature jeunesse que si j’ai le temps et l’énergie, plutôt que de choisir la littérature jeunesse et de complèter avec un cahier qui survole la matière. J’ai décidé de me donner une chance de moins planifier pour septembre.

J’irai donc avec Rafales de Chenelière. Et j’ajouterai le cahier de la Grammaire de base et le cahier Mission Réussite. Ma fille est rapide, je souhaite pousser la grammaire plus loin. Mission Réussite c’est tout simplement parce qu’elle apprécie ces cahiers un peu plus ludiques.

En maths, sans surprise, je continue avec Clicmaths + 4e année de Grand Duc. Mais comme cette année elle a terminé Clicmaths +, Math Monde et Mission Réussite avant la fin avril, je continue avec ces trois cahiers et j’ajoute L’Agent Math 004 pour l’an prochain. De toute façon, elle adore, elle en mange. Elle ne rechigne pas du tout à faire quelques pages par jour.

Ma fille et sa copine ont travaillé ensemble tous les jeudis de l’année scolaire (ou presque) pour faire l’univers social et les sciences ensemble. La maman et moi, nous sommes séparé la tâche de livrer la matière. Ce fut une expérience très appréciée de toutes, mères et filles. Nous reprenons donc l’expérience l’an prochain. Nous continuons de travailler avec les mêmes outils : Panache 4 de Chenelière et Bizz 4e de CEC.

En anglais, je continue les cours de groupe. Je n’ai toujours pas de programme défini à utiliser au primaire. Je monte totalement mon programme pour le groupe et je donne à ma fille des travaux supplémentaires tirés de toutes sortes de ressources de langue maternelle, dont Complete English Smart.

Je crois que ça fait pas mal le tour des ressources scolaires traditionnelles que j’utiliserai avec ma fille l’an prochain.

Ma fille est une très grande lectrice. Elle dévore toute lecture se trouvant à portée de main: BD, romans, documentaires, magazines… Depuis quelques mois, elle réclame de m’accompagner à la bibliothèque municipale, lors de mon bénévolat, pour se choisir des romans pour deux semaines. Elle a une rage incroyable de lire. Je profite donc d’occasions qui se présentent pour lui fournir des romans en lien avec ses apprentissages ou ses intérêts.

Par exemple, dans le cahier Panache de 3e année, dans la section sur les Incas, un extrait de roman est présenté. Lili était bien déçue de ne pas connaître la suite de l’histoire du personnage. J’ai acheté le roman qu’elle a lu en un après-midi. Je me suis rendu compte qu’il était 10 ans et plus en le payant à la librairie. Il était trop tard, Lili attendait le livre depuis plusieurs jours. Après avoir lu quelques pages, elle vient me voir et me dit: «Maman c’est quoi un sacrifice humain?» Je lui explique. Elle me répond qu’elle pensait bien que c’était ça mais voulait vérifier avec moi car elle trouvait cela trop triste.

Elle complète bien ses apprentissages et se divertit tout à la fois en lisant. Une amélioration marquée du vocabulaire et de l’expression écrite, qu’elle maîtrisait déjà assez bien. C’est beau de voir son évolution.

Maths au secondaire

Ça y est, j’ai sorti le cahier Pixel de nos vies!

Je n »arrivais pas à l’apprécier.  La matière est bizarrement présentée prenant vraiment un chemin totalement différent de Point de mire. La section algèbre était vraiment trop faible et courte, je complète maintenant avec Point de mire. Yann arrivait à l’examen du chapitre de l’algèbre mal préparé et ça ne me plaisait pas. J’ai sorti l’autre cahier, et nous en sommes à consolider la matière.

Dès son passage en 2e secondaire, je continue avec Point de mire. Il en est capable, je crois même qu’il se sentira mieux avec ce programme.

Mathis termine son cahier de 2e secondaire et passera au cahier de troisième secondaire dès septembre. Point de mire de CEC aura été notre programme fétiche pour les maths du secondaire. Je viens de voir que Chenelière a sorti aussi un nouveau cahier Sommets. Je ne sais pas si je devrais le feuilleter ou m’en tenir à ce que j’apprécie déjà…

Lucie termine son 2e cahier de maths de 4e secondaire aux adultes. Ça va super bien. Alors je crois que Point de mire les préparera bien à faire le saut eux aussi.

Parfois, il me prend de réfléchir à ce que j’utiliserai pour Lili au secondaire alors qu’elle sera en 4e année en septembre. Il y a tant de nouveaux programmes qui arrivent sur le marché. Point de mire en est déjà à sa deuxième édition de ses cahiers 1 et 2. De nouveaux corrigés à se procurer évenuellement. Donc je vais attendre et me concentrer sur une année à la fois.

De plus, comme cela fait trois enfants qui passent par les mêmes cahiers, je commence même à connaître où sont les erreurs du corrigé 😉

 

 

Pizza inversée

Oui un article culinaire amusant!

Voici ce que nous avons mangé la semaine dernière. Une pizza inversée.  Le mélange des ingrédients d’une pizza normale se retrouve dans le fond d’un bol (fromage au fond, ensuite poivrons puis la sauce tomate avec les viandes) et on étend la pâte à pizza (blé entier maison) sur le dessus. On cuit au four, on renverse et on démoule. Pizza renversée! Un succès chez mes fans de pizza!

 

 

Se lever tôt

J’avais oublié le goût que prend la vie au petit matin.

J’ai toujours été une lève-tôt, jusqu’à ce que mon mari travaille de soir et que je me mette à l’attendre pour me coucher. Je suis devenue lève-tard. Même si lui est revenu de jour et qu’il se lève maintenant avant le soleil, moi je suis restée accroc aux grasses matinées.

Depuis que je suis enceinte, je dors moins bien et le réveil se fait plus tôt.

Mais ce qui me fait sortir dehors au petit matin, et contempler un tel paysage, depuis près d’une semaine, est un chiot qui se fait une place dans notre vie.

Il y a déjà près de trois ans que notre cocker nous a quitté. Nous voulions un autre chien mais pas n’importe lequel. Nous avons adopté une chienne pour notre ferme et qui reste dehors, nous sommes passés par l’entremise d’une page facebook de la région (pour achat-vente-don d’animaux de compagnie). J’épluchais donc les annonces de cette page en attente d’un match intéressant. Nous n’étions pas pressés. Je voulais un chien propre, mon chum voulait un puppy. Nous cherchions dans le genre de Labrador.

Quand je suis tombée enceinte, nous avons averti les enfants que le chien attendrait. C’était déjà suffisant à gérer et une bonne fatigue à endurer. Mais c’était sans compter que la vie en décide souvent autrement.

Je suis tombée sur une annonce mercredi dernier. Un chiot Labrador noir de 4 mois à donner. Je l’ai montrée à mon mari. Il a trouvé cette annonce intéressante. J’ai communiqué avec la fille mais nous étions nombreux à le vouloir. Elle nous a choisi pour notre emplacement en campagne et notre disponibilité à pouvoir s’en occuper (école maison). Impossible de reculer.

Mais c’est sans regret. Nous avons un bon chien entre les mains. Il n’est pas propre, bien que nous y travaillons fort et que la majorité des journées se passent sans aucun accident. Il est gentil et coquin. Les enfants donnent un bon coup de main.

Et que dire des paysages d’aube que je contemple chaque matin… Ça me permet de me recentrer sur l’essentiel.

Prendre soin de maman

Maman a un bon rhume: mal de tête, congestion, fatigue. Elle s’étend sur le divan du salon pendant que les enfants font l’école à la table de salle à manger. Petit bonhomme, 3 ans, joue avec un jeu intéressant.

Maman se place pour être confortable. Ce n’est pas évident, car le divan trois places a une armature de métal aux deux bouts pour les appuie-pieds qui lèvent. Mais avec un coussin, une couverture en boule, elle réussit à être assez à l’aise  pour fermer les yeux.

Petit bonhomme n’a plus d’intérêt pour son jeu, il veut prendre soin de maman. Il débarque de la chaise de cuisine et court vers le salon. Il grimpe sur le divan, met un genou dans les côtes de maman et lui fait une belle caresse sur la joue. Maman apprécie, mais précise que le genou cause une douleur. Petit bonhomme descend du divan et vient devant le visage de maman et lui fait des câlins, des bisous et de nombreuses caresses. Il glisse à l’oreille de maman: «Je prends soin de toi, maman, je t’aime.»

Ensuite il part chercher un toutou taureau et le glisse dans les bras de maman pour la réconforter. Une corne du taureau rentre dans le cou de maman. Il court chercher un petit canard en toutou. il le planque à deux centimètres des yeux de maman, et le fait donner plein de bisous. Petit bonhomme dépose le toutou sur la tempe de maman et repart chercher un autre toutou réconfortant. Il le dépose sur la tête de maman.

Maman a les yeux fermés. Un bruit aigu de crissement la fait réagir. «Où vas-tu avec la chaise, petit bonhomme?» «Je vais chercher le parapluie dans le haut de la garde-robe, pour toi maman, pour te mettre à l’abri.» «Non ça va petit bonhomme, merci, mais remets la chaise à sa place.» Nouveaux crissements aigus.

Puis petit bonhomme décide qu’il est lui aussi malade. Il grimpe sur le divan et se couche dans le trou créé par les genoux pliés de maman et le dossier du divan. Mais c’est inconfortable. Petit bonhomme veut le coussin sous la tête de maman. Elle refuse et lui dit de prendre une couverture, de la plier et d’en faire un coussin. Petit bonhomme descend du divan une vingtième fois, va chercher la couverture, la plie et remonte sur le divan, au creux des genoux.

Il se tourne et se retourne plusieurs fois, le divan n’est pas plus confortable pour lui que pour maman. Finalement, il descend du divan et s’en va s’occuper ailleurs. Il n’a plus le goût d’être malade, ni de prendre soin de maman. Maman, enceinte de 12 semaines, a envie de pipi. Fini la sieste, elle doit se lever et aller vider sa vessie. Le repos nécessaire sera pour une autre fois.