Un p’tit nouveau

Cette année 2020, particulière pour tous, nous apportera un nouvel ami en école maison.  Un enfant de 4e année se joindra à mes enfants 3 jours par semaine pour faire ses apprentissages et fera 2 jours de travail chez lui.

Comme mon 16 ans quitte l’école maison pour son DEP en technique d’usinage, que mon 19 ans achève ses derniers cours aux adultes cette année tout en travaillant à l’extérieur à temps presque plein et que ma 20 ans travaille à temps plein pendant son année sabbatique en attendant son entrée à l’université, il ne me reste que mes trois plus jeunes à la maison cette année.  Une en 1re secondaire, un en 2e année et bébé déjà grande qui aura 3 ans dans moins de deux semaines.  Il va sans dire que la dynamique va changer.  Beaucoup de taxi, moins d’activités extérieures, un peu moins d’hormones à la maison et un nouveau défi: planifier la 4e année de notre nouveau membre familial.

J’ai eu le goût d’essayer de nouvelles ressources qui me semblaient bien.  J’ai feuilleté, observé, refeuilleté, réfléchi… Choisir c’est renoncer, oui je sais maman… J’ai donc renoncé à Chenelière qui donne beaucoup de fil à retordre aux commandes en école maison et qui nous fait passer en dernier après les écoles nous servant avec bien du retard. J’ai choisi des ressources de CEC et de Grand Duc et je ne le regrette pas du tout.

En français de 4e année, j’ai utilisé Rafale avec ma fille il y a quelques années. J’avais beaucoup aimé.  Mais Christopher a utilisé Rafale en classe l’an dernier et n’a pas trop aimé.  Donc je cherchais quelque chose qui lui plairait plus.  Je crois qu’En route sera plus dynamique pour lui, et le matériel complémentaire est vraiment varié: jogging, exercices supplémentaires, jeux de vocabulaire, liens avec la littérature jeunesse récente, thèmes forts et s’éloignant enfin des classiques Noël et compagnie…  À part le fait que trois cahiers au lieu de deux habituellement pourraient décourager, je crois que ce sera accrocheur.

En maths de 4e année, je n’avais pas de coup de coeur auquel m’attacher.  Lucie avait utilisé Clicmaths (formidable mais qui date un peu).   Yann, Adagio (qui, ouf, date de l’ancienne Égypte…).  Pour Mathis, j’avais acheté Planète maths (j’avais bien aimé mais un des premiers cahiers d’apprentissage, je pouvais trouver mieux).  Avec Lili, je ne me rappelle plus… Clicmaths +???  Mais Lili est très forte. Ce programme ne conviendrait pas à Christopher.  Donc vogue à travers les nouveaux cahiers. Une amie d’école maison m’avait fait un beau don de cahiers récents de 4e année. Et j’ai accroché à Mathémaction!

Premièrement, son mini-TNI est juste trop mignon et tellement un outil intelligent! Tableau de numération, horloge, thermomètre, feuille quadrillée, feuille pointillée, tableau de conversion de mesure… le tout plastifié et effaçable. Fallait y penser!

 

Deuxièmement, ses projets qui durent un chapitre avec beaucoup de manipulation et exercices en vue d’un but ultime rendent la tâche plus signifiante.

Troisièmement, son matériel supplémentaire tellement diversifié que je n’ai pas besoin de chercher quoi que ce soit ailleurs, tout y est: calcul mental, nombre du jour, bien sûr exercices supplémentaires pour soutien, et surtout jeux mathématiques et cartes à tâches nous rendra de fiers services tout au long de l’année.

Je suis bien heureuse d’avoir investi ici aussi.  Mon fils sera en 3e l’an prochain.  Je sais déjà vers quoi m’orienter.  En réglant 4e cette année, je réglais 3e l’an prochain.  Quel été calme j’aurai l’an prochain (hahaha!)

J’ai hâte de commencer à les utiliser. J’espère que mon enthousiasme sera présent toute l’année.  J’espère aussi que mon nouvel apprenant appréciera malgré le fait que ce sont des ressources scolaires.  J’espère que je le connais assez bien pour viser juste.

Choix de sciences sec 1

Ma fille abordera la première secondaire cette année. Eh oui! il ne me reste plus que trois enfants en école maison : une au préscolaire, un au primaire et la troisième au secondaire.  Le temps file, et il y a tellement à explorer…

Comme vous pouvez constater par le titre de cet article, je suis à choisir le matériel de sciences pour elle.

Au secondaire, j’utilise plus les cahiers pour voir la matière, car je souhaite coller plus fidèlement au programme, pour une réintégration plus facile si le besoin se présentait (après tout, à cet âge, ils pourraient décider d’aller à l’école) et pour leur permettre d’avoir plus de liberté de choix facilement accessibles pour leur avenir.  Comme en école maison, l’apprentissage au rythme de l’enfant permet plus de temps libre, faire des cahiers n’empêche pas d’avoir amplement le temps de voir à ses passions et intérêts personnels.

Donc, pour les aînés, qui ont fait les sciences les trois ensemble du début jusqu’en 3e sec. inclusivement, nous avons utilisé Origines de CEC au premier cycle du secondaire.  Et j’ai bien aimé, même après comparaison avec d’autres ressources.  CEC a sorti la 2e édition de ce cahier en 2019, et elle me plaît toujours autant.

Cette année, ERPI a sorti à son tour un cahier qui vient chicoter mon choix d’Origines (sans jeu de mot). Le cahier Découverte!  Depuis 3 jours que je feuillette les deux côte à côte et je n’arrive toujours pas à me décider.

Points forts de Origines

  • La présentation visuelle est animée, aide à la compréhension et apporte des images à qualité revue.  Ce qui rend la lecture plus vivante.  Les schémas sont justes et clairs.
  • Les études de cas dans les synthèses permettent à l’étudiant d’analyser une situation complexe en lecture et d’organiser sa pensée et ses connaissances pour répondre en un paragraphe étoffé.
  • Les grandes grilles de vocabulaire à la fin de chacun des univers apportent un jeu de connaissance intéressant.
  • De nombreuses pièces de matériel de laboratoire sont illustrées et expliquées, avec schémas et utilisation à l’appui.
  • Les définitions sont intégrées au texte obligeant le lecteur à en tenir compte avant de continuer sa lecture.
  • Évidemment, la matière est présentée de façon claire et concise, avec les exemples nécessaires à la bonne compréhension.

Points forts de Découverte!

  • Un carnet d’étude rassemble les traces écrites des 4 univers importantes à retenir.  C’est un outil à bâtir par l’étudiant.
  • Les chapitres commencent par une exploration et une formulation d’hypothèse et, après être passé au travers de la théorie et des exercices de compréhension et d’application, se terminent par une vérification d’hypothèse suite aux apprentissages faits.  J’adore cette façon de construire les savoirs sur l’expérience plutôt que sur la théorie.  (Galileo dans les anciens programmes par manuel utilisait cette méthode et j’avais beaucoup apprécié à l’époque)
  • Leurs pages d’introduction aux univers présentent l’application de ce que nous verrons dans les pages suivantes dans des métiers concrets. Une bonne façon de faire le lien entre les apprentissages et la vraie vie.
  • leurs capsules d’information créent aussi des liens intéressants entre les apprentissages et la vraie vie.

Ce qui me fait hésiter encore plus est que je n’aime pas beaucoup les sections de réponses au questions sur la théorie dans Découverte!  J’aime mieux les questions de Origines.

On dirait que j’aurais à utiliser les Explorations de Découverte! puis la théorie et les exercices de Origines, ensuite la conclusion de l’exploration de Découverte! et enfin les synthèses de Origines.  Puis comme synthèse finale au bout de l’année, le carnet d’étude de Découverte!  Mais ouf deux cahiers pour l’année, ça fait du stock et ne permet pas beaucoup de liberté extérieure aux cahiers.

Je vais laisser mijoter encore un peu, mais on commence dans une semaine et je dois planifier mon année en sciences.  Il faudrait que je me décide… Et vous?  Pour les sciences du premier cycle du secondaire, vous utilisez quoi?

Enfin de l’espace!

Nous avons eu confirmation que notre projet, notre rêve d’agrandissement, allait enfin voir le jour.  Il nous restait 2 ans pour pouvoir trouver une chambre supplémentaire pour la petite qui quittera inévitablement notre chambre éventuellement. C’était épeurant de se lancer, mais il fallait agrandir la maison.  Au sous-sol, ma bibliothèque prend une pièce complète qui deviendra une chambre.  Un second enfant descendra ses pénates au sous-sol et permettra donc à la ronde des chambres d’avoir encore lieu au deuxième étage.

Nous avons réfléchi depuis plusieurs années à choisir entre un garage à deux étages et un agrandissement à notre maison existante.  Nous avons enfin pris la décision finale d’opter pour l’agrandissement.  Et en fait cela ne nous empêchera pas d’avoir un garage (à un étage) plus tard. Peser le pour et le contre n’est pas facile.  Et comme le dirait mon grand-père, choisir c’est renoncer.  Oui, une des deux options doit être laissée de côté.

Donc une pièce de 30′ X 20′ sera ajoutée derrière notre cuisine. Elle sera au sol sur dalle de béton, avec plafond cathédral.  Mais notre plaisir ici sera d’avoir des bibliothèques murales sur 16 pieds de haut avec petit balcon à mi-hauteur.  sur une vingtaine de pieds de long.  Ce sera aussi une pièce idéale pour recevoir les familles d’école maison pour mes activités d’anglais, de club nature et autres animations spontanées.  Et je pourrai enfin prévoir accueillir de petits groupes/classes/camps de jour/garderie à la découverte de la fermette, de la nature, de la littérature, etc.

Un autre point positif: cela désencombrera la maison, la salle à manger surtout, qui était plus une salle polyvalente qu’une salle à manger.  Nous pourrons enfin recevoir du monde sans trébucher dans les colis, les livres, les cubes à lait remplis de toutes sortes de matériel que je ramasse compulsivement.

Le projet devait se dérouler sur deux ans pour nous laisser le temps de faire les travaux nous-mêmes, mais finalement le budget est plus important que prévu et nous permettra de tout faire faire et les architecte et contracteur sont libres dès maintenant.  Je peux rêver commencer l’année scolaire prochaine dans ma nouvelle bibliothèque!

Merci ❤

 

École maison: nouvelle réalité partie 3

Pour bien s’amuser et découvrir, pour bien favoriser les apprentissages en famille, il y a une ressource nécessaire à une majorité de familles d’école maison: les LIVRES.  Et puisque les enfants sont disponibles, la bibliothèque municipale est un endroit très fréquenté par nos familles.  Il n’est pas rare de voir une famille dire que ses enfants remplissent les 5 cartes disponibles à pleine capacité (10-15 livres) toutes les semaines ou deux semaines.  Les bons lecteurs, voire les dévoreurs de livres, sont légion dans notre milieu d’éducation à domicile.

C’est pourquoi, à l’annonce de la fermeture des bibliothèques municipales pendant le confinement, de nombreux appels à l’aide ont fusé de toute part sur les réseaux sociaux d’école maison.  Bien sûr, les ventes en ligne, avec entre autres le superbe réseau de vente leslibraires.ca , ont augmenté.  Mais lorsqu’un seul salaire entre en temps normal, le budget peut être limité pour de telles dépenses.  Surtout à la vitesse à laquelle nos enfants digèrent même les plus volumineux des romans et les suites de 12 tomes.

Je fais du bénévolat à la bibliothèque du village depuis 20 ans environ, une soirée par deux semaines. Mes enfants me suivent depuis toujours.  Les clients ont vu défiler chaque poupon dans son banc-coquille, et chaque bambin devenir grand.  Aujourd’hui, ils ne viennent plus tous avec moi.  Leurs occupations se sont multipliés.  Mais lorsque le besoin de livres se fait sentir, on les voit se pointer le bout du nez et demander d’accompagner.  Lili, elle, ne manquerait une visite pour rien au monde.

À la maison, il y a des livres.  Partout.  Dans toutes les pièces de la maison. En grosse quantité.

Il y a une pièce de la maison réservée aux livres scolaires, car j’avais jadis un service prêt de livres scolaires par la poste, afin de permettre aux parents-éducateurs de feuilleter les cahiers avant d’acheter.  C’est devenu si populaire que j’ai dû fermer… oui, c’est contradictoire.  Je manquais de temps pour répondre à la demande, et mes délais étaient insatisfaisants. Je n’ai gardé ouvert que les volets consultation sur place sur rendez-vous et conférences. Mais là, je me suis dit, les parents-éducateurs auraient besoin de mon aide.  C’est ainsi que j’ai décidé de réouvrir la bibliothèque postale, mais pour des emprunts de livres de lecture.  Pour les enfants et pour les parents (livres sur l’éducation).

Je devais agir vite car le confinement ne durerait pas éternellement. Pour aider les parents, il fallait que les livres soient disponibles maintenant, pas dans trois mois.  J’ai donc décidé de partir un groupe Facebook relié à ma page de la Bibliothèque de l’école de rang.  Dans ce groupe, j’ai créé des albums thématiques et je les ai remplis de photos des couvertures des livres prêts à l’emprunt.  En quelques jours, plus de 3000 livres ont été répertoriés.  Je n’ai pas poussé l’audace à y mettre les livres des bibliothèques de chambre de mes enfants, je leur ai promis de préserver leurs collections.

Quelques boîtes sont parties dans les jours qui ont suivi.  Elles sont revenues et sont reparties, regarnies.  Les parents n’ont pas été nombreux à choisir de participer, mais je crois que les quelques familles qui empruntent y trouvent leur compte.  Les frais de transport sont minimes, puisque la bibliothèque étant à but non lucratif, Postes Canada offre des tarifs préférentiels.  Les abonnements ont permis l’achat de nouveaux livres (tout doit être réinvesti, à but non lucratif), dont mes enfants ont pu aussi profiter.

Avec la réouverture des bibliothèques qui tardait, j’ai dû rapidement allonger la période d’ouverture de mon service.  Aujourd’hui, je crois même que je garderai ouvert ce service pour un temps indéterminé à long terme.  Avec le lancement de notre projet d’agrandissement de la maison, avec mes projets de prêt postal de trousses d’animation à partir de la littérature jeunesse, garder ouverte la bibliothèque de l’école de rang est un bon départ.

N’hésitez pas à en profiter, malheureusement sur Facebook seulement pour le moment.  J’ai demandé si quelqu’un était disponible bénévolement pour mettre ça en site internet, mais non.  Je n’ai eu qu’une offre de soutien à ce que je monte moi-même mon site.  Mais je n’en ai pas le temps.  Contactez-moi si la fibre bénévole naît en vous et que vous avez des talents de monteur de site internet avec base de données, permettant l’emprunt et le retour des documents.

Bibliothèque de l’école de rang sur Facebook

Pour l’emprunt de documents, vous devez demander accès au groupe Facebook sur la page.  Il se trouve soit dans la colonne de gauche sur ordi ou soit en bulles grises sour le titre de la page sur téléphone (les exemples en photos sont sur mon compte, donc il est possible que pour vous, ce ne soit pas dans « …plus » mais directement dans « Groupe ».  Et préparez-vous à «scroller» de nombreuses couvertures de livres toutes plus tentantes les une que les autres.

 

Surveiller aussi les nouveautés ajoutées, et la venue de trousses d’animation éventuellement.  Vous pouvez remplir le sondage sur ces dites-trousses en attendant. cela m’aidera à en orienter la création.

Et si vous cherchez du soutien pour votre projet d’école maison, que ce soit en planification, en choix de documents, en protection de santé mentale de maman, en connaissance du programme du ministère ou en tout autre sujet relié, je suis disponible sur rendez-vous, par téléphone, Skype, Messenger, courriel, en personne (après les mesures de distanciation) ou même en conférences qui seront annoncées sur la page. Mon but est de nourrir votre projet.  Un simple don, un petit abonnement ou une cotisation raisonnable vous sera demandé selon la réponse donnée à vos besoins.

 

École maison: nouvelle réalité partie 2

Mon dernier article, École maison: nouvelle réalité partie 1, abordait le virement vers le numérique amené par le confinement.  Les enseignants ont dû faire classe en ligne, nous aussi, parents-éducateurs, avons dû nous adapter rapidement (je suis encore en apprentissage et en retard sur mon échéancier personnel).

Ce deuxième article montrera comment la vie en confinement est bien différente pour nous aussi qui sommes déjà à la maison en temps normal.  J’ai recréé, pour les besoins de cet article, notre calendrier du mois de novembre 2019. Je l’ai posé à côté de notre calendrier en confinement d’avril 2020.

Au premier coup d’oeil, on voit que l’un est bien moins garni que l’autre.  En y regardant de plus près, on voit aussi que l’un est bien moins varié que l’autre.  Mais décortiquons un peu plus  le détail de chacun…

pictogramme représentant une période d’école dans les cahiers, à la maison, sans ami.

 

Semaine 1er-2 novembre: Fête des morts en famille, Amis à coucher pour la fête de Lili

Semaine 3-9 novembre: Fête de famille pour l’anniversaire de Lili, univers social et science avec une copine, bénévolat à la bibliothèque du village, présentation orale d’un travail d’équipe au local de Varennes, cours privés de maths sec4 en petit groupe à la biblio municipale, club de littérature et philosophie pour ados, rencontre atelier du jeudi groupe de soutien, anglais en groupe privé, formation pour moi à l’université

Semaine 10-16 novembre: Activité de groupe au local de Varennes,  cours privés de maths sec4 en petit groupe à la biblio municipale, spectacle pour Lucie-Maud avec son cours de cégep, changement de pneus sur les deux autos, marche dans un parc nature en groupe

Semaine 17-23 novembre: bénévolat à la bibliothèque du village, activité de discussion d’éthique en groupe au local de Varennes, activité d’écriture en groupe au local de Varennes, cours privés de maths sec4 en petit groupe à la biblio municipale, univers social et science avec une copine, concert JMC à la salle de spectacle de Montréal/club de cinéma pour ados, rencontre atelier du jeudi groupe de soutien, club nature en groupe privé, formation pour moi à l’université

Semaine du 24-30 novembre: visite au musée Pointe-à-Callière, activité sur un auteur avec groupe de soutien, cours privés de maths sec4 en petit groupe à la biblio municipale, univers social et science avec une copine, club de lecture par groupe d’âge à la bibliothèque municipale, présentation de la pièce de théâtre de Lucie-Maud  dans le cadre de son cours au cégep, anglais en groupe privé

Faisons l’exercices avec le mois de confinement…

pictogramme représentant une période d’école dans les cahiers, à la maison, sans ami.

 

pictogramme représentant un congé férié ou pédagogique (lorsque papa est en vacances entre autres)

 

Semaine 1er-4 avril: —-

Semaine 5-11 avril: repas cabane à sucre entre nous à la maison, cours privés de maths sec4 en petit groupe par Zoom

Semaine 12-18 avril: course aux cocos de Pâques à la maison, cours privés de maths sec4 en petit groupe par Zoom

Semaine 19-25 avril: cours privés de maths sec4 en petit groupe par Zoom

Semaine 26-30 avril: cours privés de maths sec4 en petit groupe par Zoom, rencontre virtuelle anglais groupe privé

 

La richesse de l’école à la maison est la diversité des sources d’apprentissages et des contacts humains vécus. Le confinement a bouleversé notre offre d’activités et a empêché nos enfants aussi de voir leurs amis.  Bien sûr, ils étaient tous un peu plus habitués que la moyenne d’être ensemble à la maison. Mais il est quand même rare d’y être tous en même temps et de façon prolongée. Six enfants (de 20 à 2 ans) et 2 adultes, ça finit par se piler sur les pieds.

Papa en télétravail sur la table de cuisine demande aussi qu’on reste plus calme et qu’on respecte le semi-silence même si nos travaux scolaires sont terminés et qu’on a une période de pause.  Pour le plaisir de l’avoir avec nous, on fait bien attention, mais lorsqu’un meeting téléphonique en anglais se pointe, jouer dehors devient une nécessité pour les enfants.

Même moi, j’ai dû me passer de mes formations à l’université.  Mon temps de ressourcement, juste pour moi, juste pour mon enrichissement personnel, tout ça a été effacé, remboursé.

Plusieurs familles ont eu à vivre une perte d’emploi pendant ce confinement.  Quand cet emploi est le seul revenu de la maisonnée, comme souvent en école maison, cela devient critique.  Le stress empêche les apprentissages de se faire, d’être retenus, ou d’être préparés.  Ces familles touchées ont pu demander un arrêt du suivi du ministère sur la progression de leurs enfants en école maison pour cette année. Nous, nous avons été les chanceux pour qui le salaire ne fut presque pas touché, le travail a continué au même rythme, et l’essence est devenue une dépense fantôme dans notre budget.  Une chance, car les économies sont inexistantes pour pouvoir offrir le bagage souhaité aux enfants.

Donc, il est essentiel de comprendre que les mots école maison ne représentent pas un enfant qui va à l’école et qui là doit rester à la maison pour faire ses apprentissages.  L’école maison, ou plus adéquatement les apprentissages en famille, représente un mode de vie à part entière, composé de multiples roues dentées qui sont chacune une occasion d’apprendre et qui tournent ensemble s’entraînant une l’autre vers la construction d’une personne avec une expérience de vie unique.

Est-ce mieux, pire que l’école? Je ne sais pas. Mais le confinement a mis du sable dans cet engrenage et a empêché que la machine roule.  La pandémie est mondiale, nous sommes tous touchés.

 

École maison: nouvelle réalité, partie 1

Nouvelle réalité parce que nous sommes en train de développer de belles choses, tannées de regarder nos 4 murs toute la journée.  Cette réalité de confinement n’est pas l’école à la maison telle qu’on la vit depuis plus de 18 ans. Et je vais vous exposer plusieurs facettes de cette réalité transformée dans les prochaines publications.

Les activités de groupe de soutien se déroulent parfois dans un local, parfois dans la maison de l’une ou de l’autre de nous, mamans.  Cela demande, dans un premier cas, une gestion d’inscriptions complexe et, dans un deuxième cas, un espace suffisant pas trop encombré.

En confinement, la vie se déroule à la maison, sans ces contacts si riches au groupe de soutien, aux amis, aux mamans solidaires et toujours de bon conseil.  Les réseaux sociaux sont aidants pour nous, mais nos enfants tournent un peu en rond sans vie de groupe, malgré leurs nombreux projets en cours.

Contrairement à la croyance populaire, lorsque l’on choisit les apprentissages en famille, on s’ouvre au monde extérieur au lieu de s’enfermer dans un carcan déjà tout dessiné. Ce monde s’est rapetissé brusquement, un matin de la mi-mars. Certaines familles étaient déjà bien décidées, dès les premiers jours, à faire le virage en ligne.  D’autres, comme moi, étaient plutôt figées dans le déni, incapables de s’adapter à ce monde virtuel en train de pousser en accéléré.

Mais, un jour, il faut en revenir, et prendre le virage nous aussi. Comme l’avenir de la prochaine année est incertain, je suis frileuse à l’idée de recommencer les activités de groupe sans limite. Je préfère m’organiser pour le pire scénario qui prévoit que septembre verra le retour d’une courbe ascendante et des mesures de distanciation plus serrées. Je préfère m’organiser pour offrir des activités en ligne bien réfléchies et adaptées à cette réalité, que de foncer et de devoir adapter l’inadaptable encore une autre fois.

J’ai donc mis sur pied un groupe d’histoire/géo pour ma fille qui entre en 1re secondaire et ses amis proches qui font le même saut qu’elle en septembre. Ils travailleront chacun à la maison pour un chapitre, puis auront une rencontre de mini-groupe virtuelle, semi-virtuelle ou en personne selon les circonstances. Cette rencontre permettra les discussions, échanges, activités et réactions sur le chapitre vu individuellement. Nous travaillerons avec les fascicules d’Histoire à la carte et de Géo à la carte des édtions CEC. Ma fille était bien contente de cette planification et sautait de joie à chaque ami ajouté à ce mini-groupe.

Une autre formidable maman du groupe de soutien a, pour sa part, mis sur pied un groupe en ligne d’Histoire du monde pour le primaire basée sur le curriculum Story of the World (sans aborder le côté religieux).  J’y ai inscrit mon garcon de 6 ans.  Nous avons eu deux rencontres virtuelles jusqu’à présent, et fiston a adoré.

La première portait sur comment sait-on tout ça en Histoire… L’archéologie, la découverte d’artéfacts, les hypothèses… La lecture du chapitre du livre se fait en groupe.  Se faire raconter une histoire en «read-aloud» est un bonheur.  Ensuite des questions/discussions se font autour de la lecture. Enfin, une petite activité en lien avec la lecture est faite ensemble.  Puis pendant la semaine qui suit, chaque famille est libre d’explorer le thème du chapitre librement. On peut aussi partager nos ressources sur un groupe Facebook privé dédié à notre gang.

Voici quelques petits partages possibles sur le chapitre 0:

La semaine suivante, nous avons vu la première partie du chapitre 1 sur les peuples nomades.  La lecture nous a permis de découvrir leur mode de vie, leur alimentation, l’habillement et le partage des tâches au sein du groupe.  L’activité était une visite guidée de la grotte de Lascaux et l’exécution de peintures pariétales.  C’était une activité toute indiquée pour mon fils qui adore dessiner.  J’ai dû m’absenter pour la fin de la rencontre virtuelle, il a été accompagné par sa grande soeur pour le reste de l’activité. Lorsque je suis revenue, une superbe visite guidée de la grotte des Temps Anciens m’attendait. Il a réalisé les dessins et organisé toute la grotte dans sa chambre.  Si vous mettez de côté le trois-secondes sur notre lit parental en désordre, cette visite est incroyable! Pendant l’écoute de la discussion en ligne, il m’a aussi expliqué clairement pourquoi ils vivaient une vie de nomades, avec des mots nettement au-dessus de 6 ans.  Les apprentissages menés par le plaisir s’inscrivent efficacement dans la mémoire.

D’autres superbes initiatives de cette forme sont nées, comme des conférences en ligne, ma bibliothèque postale, des activités prévues en personne remaniées pour être présentées en ligne… je suis fière de faire partie d’une belle gang qui réussit à se revirer de bord pour exploiter la situation de façon positive.  Si les enseignants ont aussi toute mon admiration en ces temps stressants et incertains, si leur adaptabilité, leur résilience et leur amour des enfants m’impressionnent, je suis tout aussi admirative des initiatives des parents d’école maison et de l’esprit de solidarité qui enveloppe nos combats quotidiens.

Un premier volet de la réalité de la vraie école à la maison.

Déjà 2 ans! Déjà la fin!

Hé oui, il y a  déjà 2 ans que ma fille quittait son école maison pour entrer au cégep en Arts, Lettres et Communication.  Ce printemps, elle termine donc son programme, avec de très belles réussites.  Dû au confinement, les étudiants et enseignants sont dans l’impossibilité de se réunir pour fêter ensemble.  Qu’à cela ne tienne, les enseignants ont préparé une rencontre virtuelle, verre de vin à la main, pour se dire au revoir, mais surtout, surtout pour présenter les oeuvres exceptionnelles de leurs étudiants.  De plus, ils ont préparé une vidéo surprise réunissant tous les enseignants du programme, pour laisser un petit mot personnalisé à chaque étudiant finissant.  Il faut dire qu’elles étaient quatre à finir cette année. C’est plus facile de laisser un petit au revoir à chacune.

Nous avons mis le 5 à 7 sur la télévision, Lucie-Maud s’est assise au salon avec son ordi et son verre de vin à la main, puis nous avons écouté les discours officiels et les présentations des oeuvres des étudiants.  J’ai pris des photos, car ce seront les seuls souvenirs de sa fin de cégep… C’est comme ça que la pandémie a permis que ça se passe cette année.

 

On voit la prof en charge du programme devant un fond d’écran qui laisse supposer qu’ils sont dans un endroit chic pour fêter cette fin de DEC. (les photos ont été retouchées pour empêcher d’en reconnaître les participants)

On voit aussi comment les oeuvres des étudiants de première année étaient montrées, en photo, sans qu’on puisse en faire le tour, statiques, sans profondeur… mais bon, situation mondiale oblige…

 

On voit une prise d’écran pendant l’écoute du film du cours de cinéma, qui a changé de direction du tout au tout lorsque la pandémie est venue tout chambouler.  Les filles se sont revirées de bord en 10 jours pour créer un nouveau scénario sur un nouveau sujet: le coronavirus! Elles ont tout fait en restant confinées, c’est vraiment un exploit.  Pour l’instant, nous attendons encore le ok d’une participante pour le partager en vidéo Youtube non répertoriée.  J’aimerais beaucoup pouvoir vous le montrer, c’est un travail très intéressant, qui capte entièrement l’essence du moment, l’âme du quotidien en pandémie. Même le titre est tellement hot: Cor-on-a-un-problème !

Je leur ai aussi proposé de l’envoyer au Musée de la civilisation de Québec, qui souhaite documenter cette période historique exceptionnelle au Québec.  Je ne sais pas si elles le feront.

On voit une scène du projet final de Lucie-Maud croquée sur le vif pendant l’écoute.

Le travail de Lucie-Maud est partagé sur Youtube non répertorié.  Ce travail est le projet intégrateur du DEC.  Elle devait choisir deux langages différents et les utiliser en symbiose pour faire le point final à ce deux ans passé à apprendre, à cheminer, à grandir.

Voici ce que Lucie en disait dans son texte de présentation pour sa vidéo:

«… je me suis penchée sur ce qui me rendait heureuse. J’ai exposé mes deux passions en ces langages que sont la bande-dessinée et le théâtre … J’ai créé un Strip comics  géant en m’inspirant des histoires banales mais passionnantes de Paul de Michel Rabagliati et je lui ai donné vie par l’interprétation d’extraits de Phèdre (Jean Racine), de Cyrano de Bergerac (Edmond Rostand) et surtout de Les Belles-sœurs (Michel Tremblay). L’aspect postmoderne du projet se retrouve dans le non-respect  des frontières temporelles et stylistiques dans l’union des deux langages, qui créent ensemble un nouveau genre théâtral. Mise amor vise à faire réfléchir l’artiste plutôt que son public, comme on voit habituellement dans les projets à portée éducative. »

Voici le texte des répliques utilisées pour son oeuvre.

On voit les commentaires reçus LIVE par Lucie-Maud après la présentation de sa vidéo.

Ce fut une fin un peu tristounette, qui laissera un souvenir doux-amer.  Un souvenir à raconter à ses enfants: la fin du DEC en temps du coronavirus!

Mollolecteurs 2019-2020

Les jeunes de 8 à 11 ans se sont rencontrés une fois par mois pour discuter de leurs lectures et faire des activités reliées à ces lectures.

Les capacités de chacun en lecture varient et cette année les 8 ans se joignaient au groupe, j’ai donc diversifié l’offre de lecture en incorporant des albums pour plus vieux, des albums qui peuvent apporter une belle réflexion en groupe.

Nous avons commencé l’année scolaire avec Comme un poisson dans l’arbre, de Lynda Mullaly Hunt.  Cette histoire raconte les difficultés vécues par une jeune dyslexique qui a toujours caché son jeu à tous et qui est finalement démasquée par son nouvel enseignant.  Le livre est disponible en format lecture normal ou adapté pour dyslexiques en offrant un texte plus aéré et plus gros. Avec deux-trois jeunes dyslexiques dans le groupe, je trouvais que c’était une lecture fort à propos.  Pour ma part, j’ai trouvé bien intéressant de voir comment ça se passe dans la tête d’une personne dyslexique lorsqu’elle lit.  Un des jeunes du groupe est venu me voir après l’activité reliée à ce livre et m’a confié avoir beaucoup apprécié lire le livre et s’être reconnu profondément dans le personnage principal et ses difficultés.  Son commentaire m’a beaucoup touchée.

Comme activités de groupe, j’ai premièrement partagé deux affiches que nous avons pris le temps d’analyser.

Ensuite nous avons fait deux petits jeux:

  • j’avais apporté 6 boîtes-mystères de formes et formats variés, contenant chacune un objet à découvrir selon le son, le poids, le déplacement, etc.  Les jeunes, en équipe de 3 ou 4, ont essayé de deviner chaque contenu et puis on a ouvert les boîtes pour constater. Cette activité était tirée du roman.
  • nous avons joué au jeu de Kim, où il faut observer les différents objets, ensuite les cacher sous une couverture, en enlever un ou deux, soulever la couverture pour observer et déterminer quel(s) objet(s) a(ont) été enlevé(s).

Enfin, lors de cette rencontre, j’ai expliqué la théorie de Ford Madox, écrivain et éditeur, qui explique que pour savoir si un livre va nous plaire, on lit la p.99 du livre. Si elle réussit à piquer notre curiosité sur les détails du roman à découvrir, on devrait avoir le goût de lire le livre.  Nous avons fait l’expérience avec le livre lu et c’était probant.  Puis nous avons essayé avec le prochain livre à lire et c’était très intriguant.  Alors tous ont mordu.

D’ailleurs ce prochain livre était Le grand livre de l’horreur,  tome1: Dracula.  Je ne suis pas une fan d’histoire d’horreur, mais visiter les grands classiques me plaisait.  Le suspense est bien maintenu et  les descriptions assez fidèles au roman classique.  Plusieurs des jeunes ont lu les autres tomes de la série (Frankenstein, Jurassic Park, Dr Jekyll et Mr Hyde, Sherlock Homes).  Pour ma part, je me suis procuré le tome 2, mais les autres sont sur ma très longue liste.

Lors de la rencontre, autour de l’Halloween, vous l’aurez compris, nous avons exploré les détails du roman qui exacerbent le sentiment de peur à la lecture.  La couverture, remplie d’indices, les illustrations, la pagination, le vocabulaire choisi… Autant d’outils permettant au livre d’être efficace.

Nous avons fait une liste de personnages de peur connus.  J’ai demandé aux jeunes de choisir un de ces personnages pour un sixième tome et d’en créer une page couverture, avec tous les détails.  Ensuite, en devoir pour une unique fois, je leur ai demandé de choisir un personnage de peur à la maison et d’en faire un dessin et trois questions pour fabriquer un jeu de Professeur Caboche sur les personnages effrayants.  Cette partie de l’activité ne fut pas un grand succès. Un peu plus de la moitié des enfants ont participé.  J’ai relancé sans succès. Je ferai donc le jeu avec les quelques documents reçus.

La troisième rencontre comportait deux livres, car j’avais choisi des albums au lieu d’un roman.  Ils ont lu: Le livre où la poule meurt à la fin (François Blais) et Le pire livre du monde (Élise Gravel).

Pour le premier, nous avons fait une discussion:

  • Pour quelle chose avez-vous beaucoup de difficulté à vous retenir d’acheter?
  • Faire deviner aux autres une chose que vous avez achetée et que vous n’avez jamais utilisée.
  • Comment fonctionne le crédit?  Quel est donc le stratagème de la poule?
  • «Il faut être stupide pour donner une carte de crédit à une poule.» Que veut critiquer ce commentaire?
  • Pouvez-vous commenter la chute?
  • Vous pensez quoi de ce livre? Sérieux? Drôle?

Pour le deuxième, nous avons fait de petite activités écrites:

  • Trouver les fautes
  • Trouver les caractéristiques du livre (2 livres en 1, cynisme des petits monstres, ennuyant/drôle)
  • Réécrire le paragraphe des «super» en trouvant des mots diversifiés et plus précis
  • Chercher dans le dictionnaire les mots savants. Existent-ils?
  • Pourquoi 1850?
  • Onomatopées
  • Diversité démontrée par les personnages dans la foule
  • Discuter des clichés

Le roman suivant fut Jefferson de Jean-Claude Mourlevat.  Comme il est un peu plus long à lire, je l’ai mis au retour des fêtes après une pause de 2 mois.  Ce roman fut bien apprécié, je crois. Je n’ai pas encore reçu tous les résultats du vote, mais je prédis que ça sera le grand gagnant des romans.

À cette rencontre, nous avons travaillé les personnages.  Ceux-ci sont très typés dans le roman.  Après une courte discussion sur les personnages du roman et l’intrigue, les jeunes se sont placés en équipe de deux.  Chaque équipe s’est vu distribuer une fiche de huit personnages.

Pendant une 15aine de minutes, ils devaient écrire les caractéristiques qu’ils donneraient à ces personnages.  Pas caractériser leur physique, mais bien ce que les personnages leur donnent comme impression (confiance, peur, ridicule…). Nous en avons profité pour parler de la première impression.  Je leur ai demandé sur quoi ils se basaient pour pouvoir ainsi décrire le personnage, nous avons discuté de superficialité, de désignation des genres («ça c’est un gars c’est sûr, regarde ce qu’il porte, les couleurs…»).  Nous avons continué la discussion en petites équipes de deux en remplissant les fiches questions.  Une belle réflexion sur l’importance d’aller vers les gens, d’apprendre à les connaître avant de se faire une idée, de ne pas écouter les ragots portés par les autres, mais bien de se faire une idée par de vrais contacts. Un détour sur les préjugés, les standards de société. Une belle maturité des plus vieux du groupe.

Le roman suivant, Une sale affaire de dentifrice (Alexandre Côté-Fournier) semble avoir plu sans plus.  Je leur ai demandé si les illustrations (fausses publicités) venaient aider l’appréciation et il semblerait que pas vraiment. Nous avons exploré le fait que ça se passe en 2097.  Je leur ai demandé si les indices du livre nous permettaient de croire à l’action dans le futur.  J’ai attiré leur attention sur les subterfuges de l’auteur pour nous permettre d’être en 2097 mais sans être obligé de trop inventer le futur.

Ils ont eu à choisir l’invention la plus intéressante du livre. Puis ils ont terminé avec un dessin d’une publicité pour une invention de leur cru de 2097, son utilité, son nom, un slogan…  Un genre d’infopub.

Les autres rencontres n’ont malheureusement pas eu lieu. Eh oui le confinement nous a empêchés de vivre de belles rencontres à discuter d’albums très inspirants.  J’ai quand même posté des activités réflexives à faire, mais facultatives bien sûr.

Les albums étaient Comment j’ai raté ma vie de Bertrand Santini et Bertrand Gatignol, Le singe de Davide Cali et Giancula Foli, Moi j’attends… de Davide Cali et Serge Block.  Si vous avez la chance de mettre la main sur un de ces trois albums, PARTICULIÈREMENT Moi j’attends… Ils sont vraiment magnifiques.  Moi j’attends… est très touchant. Je crois que c’est le plus bel album que j’aie lu de toute ma vie.

L’exploitation du premier album a été prise sur J’enseigne avec la littérature jeunesse. Voici les pistes proposées.

Voici aussi les feuilles de votes envoyées par courriel.

Témoin du confinement, le travail de ma fille de 11 ans comme illustration de son attente… (Pete the Cat Club par l’auteur qu’on écoute presque tous les jours sur Instagram et l’ennui grandiose de ses amis)

«Moi j’attends… de parler à ceux que j’aime en chair et en os.»

The Water Hole

Cet album jeunesse… une merveille…

The Water Hole par Graeme Base.

Il raconte l’histoire d’une petite étendue d’eau où de nombreux animaux viennent s’abreuver.  1 rhino, 2 tigres, 3 toucans, et ainsi de suite jusqu’à 10 kangourous. Mais comme les animaux sont de plus en plus nombreux, l’eau se vide tranquillement jusqu’à sec. Les animaux partent. Mais la pluie remplit le trou de nouveau et les animaux reviennent.

Les exploitations possibles sont innombrables. Vraiment. Ce simple livre est d’une telle richesse!

Premièrement, le trou d’eau est réellement un trou dans les pages du livres et on voit sa grosseur diminuer au fil du temps.

Deuxièmement, le compte jusqu’à dix et les noms des animaux. Les animaux illustrés à chaque double page correspondent en nombre au chiffre énoncé. (Apprendre la différence entre tortoise et turtle: plusieurs enfants connaissent le mot turtle pour tortue en anglais mais peu savent que les tortues terrestres se nomment plutôt tortoises).

Troisièmement, le verbe d’action qui varie sur le thème d’agir avec l’eau: lapping, sipping, floundering…

Quatrièmement, le son que fait l’animal dans son interaction avec l’eau (avec traduction bien personnelle et humoristique de l’auteur: «Hey, get your hoof out of my hear!»).

Cinquièmement, les illustrations minutieuses, colorées, cachant de très nombreux trésors. Ces illustrations, qu’il faut observer avec grande attention, et qui nous apportent de nouvelles découvertes à chaque relecture. (Avez-vous vu l’effraie des clochers, le pic, l’écureuil…)

Sixièmement, tout ce qu’on peut en tirer comme notion environnementale, car l’eau qui tombe, est la même que l’on boit depuis toujours. L’illustration de la pluie qui tombe et dont les flaques d’eau au sol forment les continents du monde…

Chaque petit détail n’est pas là par hasard.  Les enfants s’arrachaient pratiquement le livre pour tout observer.

Même le travail scolaire pendant la lecture a été fait avec bonheur.  (Écrire le nombre d’animaux de chaque sorte en chiffre à côté du bon nom d’animal.  Pour repérer l’animal, le dictionnaire illustré sur le côté droit de la feuille leur permettait d’être autonomes pour trouver le bon nom écrit, même pour les cocos qui ne savaient pas lire. (le mot Tiger n’est pas écrit, car nous venions de travailler le thème du tigre, et ils savaient donc comment écrire ce mot)

Nous avons terminé la rencontre avec la confection de notre Water Hole et le modelage de nos animaux. En devoir, ils devaient peindre leurs animaux modelés. Nous avons pris la photo à la rencontre suivante en parlant de notre animal, disant comment il buvait au trou d’eau.

Pendant cette deuxième rencontre sur le sujet, nous avons joué à un jeu avec un casse-tête qui représente un «water hole». Derrière chaque morceau il y avait une lettre (A à E) et un nombre (10 à 13 – on avait déjà beaucoup travaillé les nombres de 1 à 10). Il y avait deux dés, un avec les lettres et la sixième face une lettre au choix, un avec les nombres et la 5e face on retire un morceau du casse-tête et la 6e face on choisit le nombre à prendre. Une fois le casse-tête réalisé, on peut en observer les animaux et leur nombre.

J’ai adoré cette exploitation.

Pete and Larry

Le dernier thème d’anglais est parti d’un livre que j’avais acheté lors de notre voyage à Chicago: Larry Gets Lost in Chicago. C’est l’histoire d’un petit garçon et de son chien qui visitent une ville, et le chien se perd. Il fait le tour de la ville nous permettant de visiter plein de lieux touristiques de cette ville et retrouve son maître à la toute fin. Il est disponible en toute une variété de destinations géographiques et même historiques depuis peu.

L’histoire a donc été racontée à une première rencontre de groupe. Les enfants du groupe de 9-12 ans ont ensuite modelé Pete et Larry en pâte Model Magic.

En devoir, ils devaient peindre leurs personnages modelés et fabriquer une maquette de trois lieux touristiques d’une ville qu’ils choisissaient. On devait y retrouver au moins une rue et plusieurs cachettes pour y cacher l’enfant et le chien. La maquette ne devait pas être à l’échelle et ne devait pas représenter le quartier réel des lieux touristiques choisis. Seuls trois des enfants du groupe de six ont réalisé leur maquette, mais ce fut une réussite pour la suite.  Leurs maquettes m’ont grandement impressionnée.

Ma fille a choisi Ottawa.

Parliament Hill, Bytown Museum, Rideau Canal and the theatre, a street

Une autre a choisi Venise.

Et enfin, une troisième a choisi Québec.

Lors de la deuxième rencontre, les filles devaient aussi présenter leur maquette en parlant un peu plus en détails des trois lieux touristiques sélectionnés. Les présentations étaient bien préparées et ont été très bien rendues. C’était intéressant à écouter et à voir les lieux qu’elles ont préférés.

Le groupe des plus jeunes (5-8 ans) avait aussi une lecture de Pete et Larry, mais dans le format cartonné. L’enfant et le chien parcourent les lieux touristiques d’une ville mais ensemble. Le texte est simple: «Larry loves …lieu en question…». Le livre que j’avais entre les mains était Larry Loves Seattle. Donc par exemple, lorsque qu’ils passent devant le stade de football de la ville, on lit: « Larry loves football» et ainsi de suite.  Les jeunes devaient choisir eux aussi une ville et trois lieux touristiques de cette ville, et faire un livre à la manière de l’auteur.

Nous avons eu quatre livrets: Mexico, Longueuil, Toronto et New York. Encore une fois, un résultat impressionnant. Les enfants avaient fait leurs recherches (avec soutien du parent), et les livres étaient fidèles à l’original tout en étant uniques.

Lors de la deuxième rencontre, j’ai ajouté à la présentation des maquettes, la lecture de Lucy in the City. L’histoire d’une petite ratonne qui perd ses parents dans la ville. Elle retrouvera son chemin grâce à l’aide du hibou qui, du haut des airs, lui donne des indications routières.  Un beau livre sur l’orientation spatiale.

J’ai imprimé la carte en grand format, et les enfants ont fait faire des déplacements à la figurine de raton laveur sur la grande surface de jeu en suivant les consignes inscrites sur de petites cartes à piger.  En devoir, ils doivent créer un chemin à parcourir par la ratonne et inscrire les consignes qu’ils liront à un enfant à la prochaine rencontre de groupe pour que celui-ci promène le raton selon les consignes de son camarade.

Comme autre activité, j’ai créé des cartes à tâches à utiliser avec des «chalk blocks» (blocs à craie). Chacune des filles a pigé une carte à tâche et devait s’exécuter à l’aide des blocs noirs et des craies de couleur. «Bâtir une cabane d’oiseau sur laquelle dessiner un trou en rond et des fleurs jaunes pour décorer.» Bien évidemment les consignes étaient en anglais. Ce jeu a été très très apprécié des enfants.

Un devoir supplémentaire en lien avec ce thème pour les plus petits: indiquer 5 choses bizarres dans l’image City Sillies de la revue Ladybug (Cricket Media), september 2018.

Enfin, pour clôturer l’activité sur les villes et faire le lien avec le prochain thème sur les océans, j’ai lu à la gang Larry Gets Lost Under the Sea. À la prochaine rencontre, nous quitterons doucement le monde de Larry pour investir celui des océans.