À pas d’éléphant. The Elephant’s Pace.

Notre thème d’anglais ce mois-ci: L’éléphant d’Afrique et la Tanzanie.

Nous avons commencé par un lien avec le thème précédent: les traces d’animaux de la forêt canadienne. Nous avons donc abordé notre nouveau thème par les traces de l’éléphant. Saviez-vous que pour déterminer la hauteur d’un éléphant d’Afrique à l’épaule à partir de sa trace, vous deviez calculer la circonférence de la trace de la patte avant et la multiplier par deux? C’est vraiment impressionnant.

Donc les voilà partis dans une «investigation» pour découvrir si la trace de notre éléphant est une trace d’éléphant d’Afrique ou d’Asie.

1- Dans le thème précédent, nous avions mesuré des traces d’animaux de la forêt. Une belle façon de travailler les petits nombres en anglais, les techniques de mesure et la reconnaissance des animaux par leurs traces; un mélange d’anglais, de maths et de sciences. Alors leur devoir a commencé par l’impression en peinture de LEURS main et pied sur une feuille et la prise de la mesure de LEURS traces.

2- Ensuite, ils devaient reproduire sur une feuille en grandeur réelle la trace de la patte avant de l’éléphant, tirée du document suivant (qui a quelques autres feuilles intéressantes) :

  • Tracer la patte à l’échelle (6 feuilles régulières collées ensemble)
  • Mesurer à l’aide d’une corde pour suivre le rond de la trace (une fois tout le travail fait par Elliot, le temps de chercher un ruban à mesurer et Jessie, 3 ans, avait coupé la corde… il a fallu recommencer…)
  • Mesurer la longueur de la corde avec un ruban à mesurer = 1,85m ou 6 pieds
  • Multiplier par deux la mesure obtenue (ou additionner deux fois le nombre pour les plus jeunes)
  • Constater la hauteur réelle de l’éléphant à l’épaule et être vraiment bouche bée (Elliot est au sol et le sommet du poteau que Lili tient est la hauteur de l’épaule de l’éléphant)
  • Consulter la feuille de comparaison éléphant d’Afrique et éléphant d’Asie (revue FACES oct. 2018) pour conclure que notre éléphant avec ses 3,70m (ou 12 pieds) à l’épaule est réellement un éléphant d’Afrique.

3- Pour apprendre à connaître un peu mieux l’éléphant, nous avons lu, sur la feuille des nombres éléphantesques (revue FACES oct.2018), que le bébé restait 22 mois dans le ventre de sa maman. Chaque enfant avait donc à demander à sa maman combien de temps il était resté dans son ventre, et calculer, si les deux mamans (éléphante et humaine) sont tombées enceintes en même temps, qui est né en premier, l’éléphanteau ou lui. Et ensuite, quel âge il avait lorsque l’éléphanteau est enfin né.

Lors de notre rencontre, nous avons dévié un peu vers la Tanzanie avec la lecture de We All Went on Safari de Laurie Krebs.

Nous y avons appris à compter et à nommer les animaux – en anglais bien sûr – mais aussi en Swahili. Puis nous avons lu un texte sur les Masaï. et soutenu la lecture avec un document power point de photographies. Ensuite les enfants ont choisi un nom en fonction des qualités énumérées sur la page deux du texte sur les Masaï et ont dessiné le bouclier correspondant. Enfin nous avons placé la Tanzanie sur la carte de l’Afrique et donné quelques mots de vocabulaire avec la feuille Africa à colorier, ces deux dernières feuilles venant d’images prises sur le web et rassemblées. Comme devoir, une petite maquette d’une hutte masaï est à l’horaire. Photos à venir.

En devoir, ils doivent maintenant dessiner un éléphant d’Afrique sur une grande feuille et identifier au moins 8 parties du corps. Et finalement, ils doivent lire le livre Elephants of Africa de Gail Gibbons et remplir le mots-croisés à l’aide des informations du livre.

À la prochaine rencontre, nous verrons comment l’éléphant marche sur des talons hauts et comment cela a modifié son pied. Nous fabriquerons aussi un masque africain en boîte d’oeufs. Beaucoup de plaisir passé et à venir! Même si c’est en Zoom!

Projets Histoire à la carte 1re sec.

Avec cette pandémie, nous n’avons pas eu le choix, en école maison, de nous renouveler. De trouver des moyens que nos enfants aient encore du plaisir à travailler des projets avec leurs amis. Nous n’avons pas eu le droit de nous rencontrer en bulle de quelques familles d’école maison pour faire des activités, j’ai donc décidé de mettre sur pied des activités virtuelles. J’ai pris du temps à me décider. En mars 2020, j’avais une activité avec le groupe de soutien et jamais je n’ai réussi à me convaincre de la faire en ligne. Je ne voyais pas comment m’y prendre, et cette nouvelle réalité m’a complètement déstabilisée.

Avec le temps qui a passé et la situation qui s’est éternisée, il a bien fallu que je m’assois et que je trouve une solution. Je suis peureuse et nous sommes restés enfermés très docilement.

Je souhaitais faire les matières d’histoire et de géographie de 1re sec. avec des amis. Ce sont des domaines où il est plaisant de discuter, partager, confronter pour bien retenir. Juste apprendre des dates, des faits, etc., ne suffit pas et ne met pas de vie dans tout ça. J’ai donc mis sur pied un petit groupe intime de 8 jeunes de 1re sec, et nous nous sommes procuré les programmes Histoire à la carte et Géo à la carte de CEC.

J’ai séparé l’année en fascicules, proposé des dates de rencontres virtuelles et préparé des planifications pour chaque fascicule. Chaque rencontre comporte un projet à présenter. En géo, certains des projets étaient déjà proposés par le programme de CEC, j’en ai utilisé comme proposés, avec ou sans adaptations et j’ai aussi proposé des projets de mon crû.

Pendant toute l’année (qui n’est pas terminée), ils ont travaillé le contenu des fascicules chacun chez eux. Lors des rencontres d’histoire, les vidéos d’Histoire à la carte, avec l’historien Laurent Turcot, sont présentées en groupe. Les lignes du temps sont travaillées en groupe aussi avec des images à découper que je leur fournis. Les documents d’étude, eux, sont travaillés en équipe de 4 (je sépare le groupe en 2 salles distinctes sur Zoom). Ils ont ainsi la chance de s’exprimer sur la matière, d’apporter chacun les connaissances retenues, de se corriger entre eux,… Pendant ce 45 à 60 minutes, je n’interviens que très peu. Ils sont drôles, lâchent des blagues, des jeux de mots, des informations loufoques. Ils sont beaux.

Exemple de planification d’un fascicule (je vous la mets en PDF et en Power Point modifiable si jamais vous voulez réutiliser le modèle)

Les projets faits en histoire sont les suivants:

Fascicule 1 – Sédentarisation: Pour la première rencontre, j’avais prévu que nous parlerions en groupe du Rallye du parcours 3D sur Google Earth proposé par CEC. Nous n’avons pas eu le temps. En fait, moi je n’ai pas eu le temps de le proposer à ma fille et en groupe nous n’avons pas eu le temps d’y revenir vraiment. J’ai donc laissé tomber cette partie du matériel. Je sais que certaines familles ont aimé le concept et l’ont utilisé, mais pas ici. Pour remplir le document d’étude, j’ai fourni des petites images à découper et à coller pour certains numéros et pour la ligne du temps. C’est plus vivant et moins long que de toujours tout écrire. Lorsque je reprendrai ce programme avec mon fils qui suivra, je devrai trouver un projet pour le premier fascicule. Cette année, nous avons commencé un peu tard.

Fascicule 2 – Premières civilisations: Il leur fallait trouver une courte histoire connue (mythe/légende/aventure/…), racontée oralement pendant des centaines d’années. Il leur fallait essayer d’en trouver 2 versions différentes et d’en relever les différences. (exemple: Mille et une nuits) Le document qui suit donne des images pour la ligne du temps et le document d’étude.

Fascicule 3 – Démocratie: Pour ce chapitre, j’ai décidé de miser plus sur la portion récente du chapitre: jeter les bases de notre système de démocratie, ici maintenant. J’ai donc produit un petit document Mon expérience de démocratie et un mots-croisés pour préciser le vocabulaire. Les images sur la feuille rencontre-democratie-images sont pour la ligne du temps, les mots, pour chacune des questions indiquées.

Fascicule 4 – Romanisation: Il leur fallait choisir un pays d’aujourd’hui qui était sur le territoire de l’empire romain autrefois et trouver des traces de cette romanisation encore visibles dans le pays aujourd’hui. Recueillir quelques photos et courtes explications de ces traces pour présenter au groupe lors de la rencontre. Nous avons donc vu des traces contemporaines de Syrie, d’Angleterre, de Bulgarie, d’Espagne, d’Autriche et d’Égypte. Ils travaillent tellement bien, tous leurs projets sont sérieux, et le partage est toujours enrichissant.

Un deuxième petit projet pour la Romanisation était de prendre une BD d’Astérix et de relever des éléments de la vie romaine tels qu’appris dans leur fascicule. Nous avons eu droit autant à des images qu’à des mots, la recherche a été appliquée et des éléments intéressants ont été soulevés. Ils ont bien ri lorsqu’un des membres du groupe a montré à l’écran le personnage Coronavirus du dernier Astérix sorti en librairie. Quelle fraîcheur!

La seule image apportée à leur attention a été la carte (du site Monquotidien.fr) montrant l’évolution de l’Empire romain à découper et à coller sur le document d’étude au lieu de colorier eux-mêmes la carte. La ligne du temps pour la Romanisation fut celle du site Monquotidien.fr sur laquelle on a ajouté de petits éléments comme les séparations entre la monarchie, la république et l’empire.

Fascicule 5 – La christianisation: Les jeunes sont rendus habitués à la routine des rencontres, il est donc temps de la changer 😉 Le projet pour notre prochaine rencontre est que chacun d’eux fasse sa propre ligne du temps en trouvant des images qui lui parlent directement, au lieu que ce soit moi qui leur propose des images. La façon de présenter leur ligne du temps est libre, que ce soit en Power Point, sur le canevas de Histoire à la carte, ou sur un autre modèle.

Comme le survol du Moyen-Âge est très rapide et orienté sur la christianisation, je leur ai aussi demandé de trouver un aspect du Moyen-Âge qu’ils aimeraient développer en profondeur dans une recherche, mais sans faire la recherche. Je souhaite aussi qu’ils situent cet aspect plus précisément dans le temps du Moyen-Âge.

Pour donner plus de temps de discussion que de temps d’écriture, j’ai mis dans les images pour le document d’étude les réponses à plusieurs questions. Ils doivent les découper et les coller au bon endroit.

Fascicule 6 – L’essor urbain et commercial: C’est le chapitre qui me reste à développer. Promis lorsque j’aurai LE projet parfait pour ce fascicule, je viendrai l’ajouter aux autres dans cet article.

Dans un prochain article, je parlerai des projets montés pour Géo à la carte, avec lesquels nous nous sommes aussi bien instruits et amusés. Restez branchés

Sélection Minilecteurs de janvier

Le titre de janvier pour le groupe des Minilecteurs (club de lecture 4-8 ans, en ligne pour l’instant) était Lulu, Lila et la plume qui plane, de Madeleine Arcand et Marianne Vincent aux éditions Ulysse. Nous avons lu le livre qui fait voyager les deux petits enfants sur une plume à l’aide d’une formule magique répétée à chaque double page. Une double page montre deux photos et une courte description d’un des 10 pays visités. Le livre vient avec des autocollants repositionnables, les pages du livre étant très glacées.

J’ai préparé des feuilles avec un drapeau de chacun des pays en leur centre. J’ai mis la possibilité d’imprimer les drapeaux déjà coloriés ou blanc. Nous avons écrit les noms des pays en ligne ensemble. J’ai numérisé les autocollants repositionnables et je les ai envoyés aux parents. J’ai inventé des indices pour chacun des 60 autocollants. Nous devions coller au moins un autocollant de chacun des 10 pays pendant l’activité en ligne, mais les enfants étaient si réceptifs pendant la lecture qu’elle s’est prolongée. J’ai donc envoyé par courriel la liste des indices pour que les familles puissent faire l’activité à la maison. Elliot et moi avons passé en revue plusieurs mots de vocabulaire en écrivant les mots des images sous chacune d’elles.

Ici, Elliot n’avait pas beaucoup apprécié la lecture du livre. Mais il a adoré l’activité des Qui suis-je? (indices et autocollants).

Bon voyage!

La corde à linge

Dans le cadre du club de lecture des Minilecteurs, nous avons lu à notre première rencontre : La corde à linge de Orbie. Pendant l’activité en ligne, pandémie oblige, les enfants ont joué au magasin de bonbons et aux équivalences de sous pour le 30 sous de l’album jeunesse.

Lorsque j’ai envoyé les informations pour l’activité aux parents, j’ai aussi envoyé une activité de manipulation pour aller plus loin sur le sujet. C’est une activité basée sur celle du site Momes.net, reprise par une maman et volée par moi (avec permission à ladite maman, bien sûr). L’idée est de coller le personnage de l’histoire, les mains en l’air, en fâcheuse posture, sur une paille qui voyage librement sur une ficelle et propulsée par un ballon de baudruche.

Petit Réal sur la corde à linge
On regonfle pour une deuxième course, puis une troisième, …
1, 2, 3, GO!

Après quelques courses, on s’est rendu compte que le ballon pouvait mener plus loin que la longueur de la corde si on le gonflait beaucoup. J’ai donc fait une marque noire au centre de la corde et j’ai posé le problème suivant: à quelle grosseur devez-vous gonfler le ballon pour que votre personnage s’arrête le plus près de la marque noire? Hypothèse et vérification!

Je crois que les enfants ont bien apprécié cette activité. Vous pouvez obtenir le dessin complet avec bulles à écrire sur le site de Orbie au lien plus haut mentionné. J’ai agrandi le personnage pour l’activité. Les enfants l’ont colorié à leur façon et je l’ai collé sur un carton semi-épais.

Une saga toute en émotions

Depuis près de trois ans que mon fils souhaite faire un DEP en Technique d’usinage. Ce programme se donne entre autre près de chez nous. Les critères d’admission mentionnaient que l’admission pouvait avoir lieu si l’étudiant avait obtenu ses unités de 4e secondaire en Maths, Français et Anglais ou l’équivalent.

J’avais envoyé un dossier complet à la dame de l’admission, plaidant l’équivalence grâce à l’évaluation par détenteur de brevet de son année de 4e secondaire reconnue par la DEM (Direction de l’enseignement à domicile). Mais quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce qu’eux désignaient comme équivalence était en fait une équivalence officielle donnée par des examens formels ou un bulletin, pas d’avoir fait l’ÉQUIVALENT de ce qui se fait à l’école , mais à la maison.

A alors commencé toute une suite d’événements, de demandes de part et d’autre pour obtenir justice. Mathis a fait toute sa scolarité à la maison, mais il n’a jamais chômé. Bien que dans la dernière année, il ait un peu laissé tomber l’histoire (par manque d’intérêt dans le cahier, mais il a continué à s’informer par les médias et la TV) et les sciences (mais il avait déjà terminé son cahier de 4e secondaire), il a continué à travailler dans les trois matières de base exigées pour le DEP. En français, il a travaillé dans ses cahiers conformes que je lui ai fournis; en anglais, il a travaillé aux projets que je donnais au groupe des ados (simplement une dyade dans la dernière année); et en maths, il a travaillé avec un tuteur (enseignant de maths de sec 4 à l’école de jour) pour un groupe de 3 étudiants en maths SN (maths fortes) à raison d’une rencontre de 2 heures par semaine et des devoirs entre chaque rencontre.

Dans le dossier présenté à l’admission, j’ai aussi mis que Mathis avait participé à la journée Élève d’un jour en Technique d’usinage à l’automne l’an dernier et qu’il avait eu des éloges de la part de l’enseignant titulaire. Malheureusement, ils voulaient des preuves officielles, pas des équivalences officieuses.

Comme il a eu son 16 ans en mai, il était maintenant éligible à l’école aux adultes. On retrouve à l’école aux adultes, un test en anglais, le Prior Learning Examination, qui en même temps sert de test de classement et de test sanctionnant. Un étudiant qui réussit ce test obtient toutes ses unités pour le diplôme d’études secondaires en anglais langue seconde. J’ai donc inscrit Mathis pour ce test qu’il a bien réussi. Ce test lui donne donc les unités de 4e et 5e secondaire en anglais langue seconde, alors que Mathis venait de finir sa 4e secondaire et n’avait fait aucun cours de 5e secondaire. Chapeau! Un cours de base acquis.

En maths, tout au long de l’année avec son tuteur, mon fils a fait des examens de chapitre et en fin d’année, il a aussi passé un examen synthèse (un examen du ministère d’une année précédente). Son enseignant lui a fait faire le même parcours qu’à un étudiant d’école. J’ai demandé à son tuteur de fournir une lettre de référence pour Mathis attestant de cette année de travail et de réussite. Ce ne fut pas accepté par l’admission. Plaidant que les étudiants de cette année à l’école régulière n’avaient pas passé d’examen du ministère plus que Mathis à cause de la pandémie, je me suis fait répondre que les autres étudiants avaient au moins eu des notes en cours d’année sur lesquelles se baser pour établir la passation. J’ai donc demandé à son enseignant de créer un simili-bulletin à mon fils, de la même façon et avec la même pondération que pour ses étudiants en classe, avec les résultats des examens de chapitre et de l’examen synthèse faits durant l’année. À la réception de ce bulletin, ils ont réclamé les examens en preuve pour étudier le dossier. Nous leur avons fourni les examens, et après survol des ces évaluations, ils ont décidé d’octroyer à Mathis ses unités au bulletin pour les Maths SN de 4e secondaire. Deux cours de base acquis.

Il ne reste que le français pour lequel je n’ai aucune preuve suffisante (examens officiels) à faire valoir. Je n’ai que l’évaluation sommaire faite par une enseignante détentrice de brevet telle qu’exigée par la DEM comme bilan de fin d’année en école maison. Nous irons donc à l’éducation aux adultes chercher ces unités manquantes. Pour une 4e secondaire, 4 cours sont requis au diplôme au secteur adulte. Un total de 6 examens, si ma mémoire est bonne. Avec une préparation pour chacun. OUF! Ce pourrait être assez long: 4, 6, 8 semaines.

Mais c’était sans compter l’acceptation de ma dernière demande en date: Accueillir Mathis sur les bancs d’école en DEP de Technique d’usinage EN MÊME TEMPS QUE d’aller chercher ses unités de français de 4e secondaire.

Aujourd’hui, 2 octobre, après plus de 4 mois de démarches, nous avons enfin l’aval pour qu’il commence ses cours dès que ses notes de maths et d’anglais seront inscrites au bulletin par le ministère. Une chance, ici, il y a des entrées en Technique d’usinage chaque lundi. Une chance, nous avions déjà acheté ses vêtements de travail, il était prêt à entrer. Il restait une carte à jouer dans le dossier, un mot de sa psychiatre plaidant la nécessité pour Mathis d’entrer dans son programme rapidement pour soutenir sa santé mentale. Mais je n’en aurai pas eu besoin. Tant mieux.

Beaucoup de fermeture face à l’école maison, beaucoup de doutes sur notre sérieux dans notre aventure, tout ça causant bien de la frustration au cours des démarches, mais finalement une belle réussite. J’espère que peu à peu les gens verront que, bien qu’en école maison, notre objectif est que notre enfant puisse suivre le chemin qu’il souhaite pour son avenir et que donc nous favorisons la stimulation par les apprentissages. Que l’école maison n’est pas un temps d’inaction pour créer des ignorants et des incapables. Quel parent ferait subir ça à son enfant? L’école maison n’est qu’un chemin différent pour entrer dans la vie adulte, pas un chemin moins praticable, un chemin moins fréquenté, peu connu, mais qui mène aux mêmes possibilités.

Il est juste triste qu’on doive se battre, mettre beaucoup d’énergie, afin que le travail de notre enfant soit reconnu. À quand des portes ouvertes hors case pour permettre la diplomation, la reconnaissance des acquis? À quand une accessibilité aux cours en ligne gratuits avant 16 ans?

Un p’tit nouveau

Cette année 2020, particulière pour tous, nous apportera un nouvel ami en école maison.  Un enfant de 4e année se joindra à mes enfants 3 jours par semaine pour faire ses apprentissages et fera 2 jours de travail chez lui.

Comme mon 16 ans quitte l’école maison pour son DEP en technique d’usinage, que mon 19 ans achève ses derniers cours aux adultes cette année tout en travaillant à l’extérieur à temps presque plein et que ma 20 ans travaille à temps plein pendant son année sabbatique en attendant son entrée à l’université, il ne me reste que mes trois plus jeunes à la maison cette année.  Une en 1re secondaire, un en 2e année et bébé déjà grande qui aura 3 ans dans moins de deux semaines.  Il va sans dire que la dynamique va changer.  Beaucoup de taxi, moins d’activités extérieures, un peu moins d’hormones à la maison et un nouveau défi: planifier la 4e année de notre nouveau membre familial.

J’ai eu le goût d’essayer de nouvelles ressources qui me semblaient bien.  J’ai feuilleté, observé, refeuilleté, réfléchi… Choisir c’est renoncer, oui je sais maman… J’ai donc renoncé à Chenelière qui donne beaucoup de fil à retordre aux commandes en école maison et qui nous fait passer en dernier après les écoles nous servant avec bien du retard. J’ai choisi des ressources de CEC et de Grand Duc et je ne le regrette pas du tout.

En français de 4e année, j’ai utilisé Rafale avec ma fille il y a quelques années. J’avais beaucoup aimé.  Mais Christopher a utilisé Rafale en classe l’an dernier et n’a pas trop aimé.  Donc je cherchais quelque chose qui lui plairait plus.  Je crois qu’En route sera plus dynamique pour lui, et le matériel complémentaire est vraiment varié: jogging, exercices supplémentaires, jeux de vocabulaire, liens avec la littérature jeunesse récente, thèmes forts et s’éloignant enfin des classiques Noël et compagnie…  À part le fait que trois cahiers au lieu de deux habituellement pourraient décourager, je crois que ce sera accrocheur.

En maths de 4e année, je n’avais pas de coup de coeur auquel m’attacher.  Lucie avait utilisé Clicmaths (formidable mais qui date un peu).   Yann, Adagio (qui, ouf, date de l’ancienne Égypte…).  Pour Mathis, j’avais acheté Planète maths (j’avais bien aimé mais un des premiers cahiers d’apprentissage, je pouvais trouver mieux).  Avec Lili, je ne me rappelle plus… Clicmaths +???  Mais Lili est très forte. Ce programme ne conviendrait pas à Christopher.  Donc vogue à travers les nouveaux cahiers. Une amie d’école maison m’avait fait un beau don de cahiers récents de 4e année. Et j’ai accroché à Mathémaction!

Premièrement, son mini-TNI est juste trop mignon et tellement un outil intelligent! Tableau de numération, horloge, thermomètre, feuille quadrillée, feuille pointillée, tableau de conversion de mesure… le tout plastifié et effaçable. Fallait y penser!

 

Deuxièmement, ses projets qui durent un chapitre avec beaucoup de manipulation et exercices en vue d’un but ultime rendent la tâche plus signifiante.

Troisièmement, son matériel supplémentaire tellement diversifié que je n’ai pas besoin de chercher quoi que ce soit ailleurs, tout y est: calcul mental, nombre du jour, bien sûr exercices supplémentaires pour soutien, et surtout jeux mathématiques et cartes à tâches nous rendra de fiers services tout au long de l’année.

Je suis bien heureuse d’avoir investi ici aussi.  Mon fils sera en 3e l’an prochain.  Je sais déjà vers quoi m’orienter.  En réglant 4e cette année, je réglais 3e l’an prochain.  Quel été calme j’aurai l’an prochain (hahaha!)

J’ai hâte de commencer à les utiliser. J’espère que mon enthousiasme sera présent toute l’année.  J’espère aussi que mon nouvel apprenant appréciera malgré le fait que ce sont des ressources scolaires.  J’espère que je le connais assez bien pour viser juste.

Choix de sciences sec 1

Ma fille abordera la première secondaire cette année. Eh oui! il ne me reste plus que trois enfants en école maison : une au préscolaire, un au primaire et la troisième au secondaire.  Le temps file, et il y a tellement à explorer…

Comme vous pouvez constater par le titre de cet article, je suis à choisir le matériel de sciences pour elle.

Au secondaire, j’utilise plus les cahiers pour voir la matière, car je souhaite coller plus fidèlement au programme, pour une réintégration plus facile si le besoin se présentait (après tout, à cet âge, ils pourraient décider d’aller à l’école) et pour leur permettre d’avoir plus de liberté de choix facilement accessibles pour leur avenir.  Comme en école maison, l’apprentissage au rythme de l’enfant permet plus de temps libre, faire des cahiers n’empêche pas d’avoir amplement le temps de voir à ses passions et intérêts personnels.

Donc, pour les aînés, qui ont fait les sciences les trois ensemble du début jusqu’en 3e sec. inclusivement, nous avons utilisé Origines de CEC au premier cycle du secondaire.  Et j’ai bien aimé, même après comparaison avec d’autres ressources.  CEC a sorti la 2e édition de ce cahier en 2019, et elle me plaît toujours autant.

Cette année, ERPI a sorti à son tour un cahier qui vient chicoter mon choix d’Origines (sans jeu de mot). Le cahier Découverte!  Depuis 3 jours que je feuillette les deux côte à côte et je n’arrive toujours pas à me décider.

Points forts de Origines

  • La présentation visuelle est animée, aide à la compréhension et apporte des images à qualité revue.  Ce qui rend la lecture plus vivante.  Les schémas sont justes et clairs.
  • Les études de cas dans les synthèses permettent à l’étudiant d’analyser une situation complexe en lecture et d’organiser sa pensée et ses connaissances pour répondre en un paragraphe étoffé.
  • Les grandes grilles de vocabulaire à la fin de chacun des univers apportent un jeu de connaissance intéressant.
  • De nombreuses pièces de matériel de laboratoire sont illustrées et expliquées, avec schémas et utilisation à l’appui.
  • Les définitions sont intégrées au texte obligeant le lecteur à en tenir compte avant de continuer sa lecture.
  • Évidemment, la matière est présentée de façon claire et concise, avec les exemples nécessaires à la bonne compréhension.

Points forts de Découverte!

  • Un carnet d’étude rassemble les traces écrites des 4 univers importantes à retenir.  C’est un outil à bâtir par l’étudiant.
  • Les chapitres commencent par une exploration et une formulation d’hypothèse et, après être passé au travers de la théorie et des exercices de compréhension et d’application, se terminent par une vérification d’hypothèse suite aux apprentissages faits.  J’adore cette façon de construire les savoirs sur l’expérience plutôt que sur la théorie.  (Galileo dans les anciens programmes par manuel utilisait cette méthode et j’avais beaucoup apprécié à l’époque)
  • Leurs pages d’introduction aux univers présentent l’application de ce que nous verrons dans les pages suivantes dans des métiers concrets. Une bonne façon de faire le lien entre les apprentissages et la vraie vie.
  • leurs capsules d’information créent aussi des liens intéressants entre les apprentissages et la vraie vie.

Ce qui me fait hésiter encore plus est que je n’aime pas beaucoup les sections de réponses au questions sur la théorie dans Découverte!  J’aime mieux les questions de Origines.

On dirait que j’aurais à utiliser les Explorations de Découverte! puis la théorie et les exercices de Origines, ensuite la conclusion de l’exploration de Découverte! et enfin les synthèses de Origines.  Puis comme synthèse finale au bout de l’année, le carnet d’étude de Découverte!  Mais ouf deux cahiers pour l’année, ça fait du stock et ne permet pas beaucoup de liberté extérieure aux cahiers.

Je vais laisser mijoter encore un peu, mais on commence dans une semaine et je dois planifier mon année en sciences.  Il faudrait que je me décide… Et vous?  Pour les sciences du premier cycle du secondaire, vous utilisez quoi?

Enfin de l’espace!

Nous avons eu confirmation que notre projet, notre rêve d’agrandissement, allait enfin voir le jour.  Il nous restait 2 ans pour pouvoir trouver une chambre supplémentaire pour la petite qui quittera inévitablement notre chambre éventuellement. C’était épeurant de se lancer, mais il fallait agrandir la maison.  Au sous-sol, ma bibliothèque prend une pièce complète qui deviendra une chambre.  Un second enfant descendra ses pénates au sous-sol et permettra donc à la ronde des chambres d’avoir encore lieu au deuxième étage.

Nous avons réfléchi depuis plusieurs années à choisir entre un garage à deux étages et un agrandissement à notre maison existante.  Nous avons enfin pris la décision finale d’opter pour l’agrandissement.  Et en fait cela ne nous empêchera pas d’avoir un garage (à un étage) plus tard. Peser le pour et le contre n’est pas facile.  Et comme le dirait mon grand-père, choisir c’est renoncer.  Oui, une des deux options doit être laissée de côté.

Donc une pièce de 30′ X 20′ sera ajoutée derrière notre cuisine. Elle sera au sol sur dalle de béton, avec plafond cathédral.  Mais notre plaisir ici sera d’avoir des bibliothèques murales sur 16 pieds de haut avec petit balcon à mi-hauteur.  sur une vingtaine de pieds de long.  Ce sera aussi une pièce idéale pour recevoir les familles d’école maison pour mes activités d’anglais, de club nature et autres animations spontanées.  Et je pourrai enfin prévoir accueillir de petits groupes/classes/camps de jour/garderie à la découverte de la fermette, de la nature, de la littérature, etc.

Un autre point positif: cela désencombrera la maison, la salle à manger surtout, qui était plus une salle polyvalente qu’une salle à manger.  Nous pourrons enfin recevoir du monde sans trébucher dans les colis, les livres, les cubes à lait remplis de toutes sortes de matériel que je ramasse compulsivement.

Le projet devait se dérouler sur deux ans pour nous laisser le temps de faire les travaux nous-mêmes, mais finalement le budget est plus important que prévu et nous permettra de tout faire faire et les architecte et contracteur sont libres dès maintenant.  Je peux rêver commencer l’année scolaire prochaine dans ma nouvelle bibliothèque!

Merci ❤

 

École maison: nouvelle réalité partie 3

Pour bien s’amuser et découvrir, pour bien favoriser les apprentissages en famille, il y a une ressource nécessaire à une majorité de familles d’école maison: les LIVRES.  Et puisque les enfants sont disponibles, la bibliothèque municipale est un endroit très fréquenté par nos familles.  Il n’est pas rare de voir une famille dire que ses enfants remplissent les 5 cartes disponibles à pleine capacité (10-15 livres) toutes les semaines ou deux semaines.  Les bons lecteurs, voire les dévoreurs de livres, sont légion dans notre milieu d’éducation à domicile.

C’est pourquoi, à l’annonce de la fermeture des bibliothèques municipales pendant le confinement, de nombreux appels à l’aide ont fusé de toute part sur les réseaux sociaux d’école maison.  Bien sûr, les ventes en ligne, avec entre autres le superbe réseau de vente leslibraires.ca , ont augmenté.  Mais lorsqu’un seul salaire entre en temps normal, le budget peut être limité pour de telles dépenses.  Surtout à la vitesse à laquelle nos enfants digèrent même les plus volumineux des romans et les suites de 12 tomes.

Je fais du bénévolat à la bibliothèque du village depuis 20 ans environ, une soirée par deux semaines. Mes enfants me suivent depuis toujours.  Les clients ont vu défiler chaque poupon dans son banc-coquille, et chaque bambin devenir grand.  Aujourd’hui, ils ne viennent plus tous avec moi.  Leurs occupations se sont multipliés.  Mais lorsque le besoin de livres se fait sentir, on les voit se pointer le bout du nez et demander d’accompagner.  Lili, elle, ne manquerait une visite pour rien au monde.

À la maison, il y a des livres.  Partout.  Dans toutes les pièces de la maison. En grosse quantité.

Il y a une pièce de la maison réservée aux livres scolaires, car j’avais jadis un service prêt de livres scolaires par la poste, afin de permettre aux parents-éducateurs de feuilleter les cahiers avant d’acheter.  C’est devenu si populaire que j’ai dû fermer… oui, c’est contradictoire.  Je manquais de temps pour répondre à la demande, et mes délais étaient insatisfaisants. Je n’ai gardé ouvert que les volets consultation sur place sur rendez-vous et conférences. Mais là, je me suis dit, les parents-éducateurs auraient besoin de mon aide.  C’est ainsi que j’ai décidé de réouvrir la bibliothèque postale, mais pour des emprunts de livres de lecture.  Pour les enfants et pour les parents (livres sur l’éducation).

Je devais agir vite car le confinement ne durerait pas éternellement. Pour aider les parents, il fallait que les livres soient disponibles maintenant, pas dans trois mois.  J’ai donc décidé de partir un groupe Facebook relié à ma page de la Bibliothèque de l’école de rang.  Dans ce groupe, j’ai créé des albums thématiques et je les ai remplis de photos des couvertures des livres prêts à l’emprunt.  En quelques jours, plus de 3000 livres ont été répertoriés.  Je n’ai pas poussé l’audace à y mettre les livres des bibliothèques de chambre de mes enfants, je leur ai promis de préserver leurs collections.

Quelques boîtes sont parties dans les jours qui ont suivi.  Elles sont revenues et sont reparties, regarnies.  Les parents n’ont pas été nombreux à choisir de participer, mais je crois que les quelques familles qui empruntent y trouvent leur compte.  Les frais de transport sont minimes, puisque la bibliothèque étant à but non lucratif, Postes Canada offre des tarifs préférentiels.  Les abonnements ont permis l’achat de nouveaux livres (tout doit être réinvesti, à but non lucratif), dont mes enfants ont pu aussi profiter.

Avec la réouverture des bibliothèques qui tardait, j’ai dû rapidement allonger la période d’ouverture de mon service.  Aujourd’hui, je crois même que je garderai ouvert ce service pour un temps indéterminé à long terme.  Avec le lancement de notre projet d’agrandissement de la maison, avec mes projets de prêt postal de trousses d’animation à partir de la littérature jeunesse, garder ouverte la bibliothèque de l’école de rang est un bon départ.

N’hésitez pas à en profiter, malheureusement sur Facebook seulement pour le moment.  J’ai demandé si quelqu’un était disponible bénévolement pour mettre ça en site internet, mais non.  Je n’ai eu qu’une offre de soutien à ce que je monte moi-même mon site.  Mais je n’en ai pas le temps.  Contactez-moi si la fibre bénévole naît en vous et que vous avez des talents de monteur de site internet avec base de données, permettant l’emprunt et le retour des documents.

Bibliothèque de l’école de rang sur Facebook

Pour l’emprunt de documents, vous devez demander accès au groupe Facebook sur la page.  Il se trouve soit dans la colonne de gauche sur ordi ou soit en bulles grises sour le titre de la page sur téléphone (les exemples en photos sont sur mon compte, donc il est possible que pour vous, ce ne soit pas dans « …plus » mais directement dans « Groupe ».  Et préparez-vous à «scroller» de nombreuses couvertures de livres toutes plus tentantes les une que les autres.

 

Surveiller aussi les nouveautés ajoutées, et la venue de trousses d’animation éventuellement.  Vous pouvez remplir le sondage sur ces dites-trousses en attendant. cela m’aidera à en orienter la création.

Et si vous cherchez du soutien pour votre projet d’école maison, que ce soit en planification, en choix de documents, en protection de santé mentale de maman, en connaissance du programme du ministère ou en tout autre sujet relié, je suis disponible sur rendez-vous, par téléphone, Skype, Messenger, courriel, en personne (après les mesures de distanciation) ou même en conférences qui seront annoncées sur la page. Mon but est de nourrir votre projet.  Un simple don, un petit abonnement ou une cotisation raisonnable vous sera demandé selon la réponse donnée à vos besoins.

 

École maison: nouvelle réalité partie 2

Mon dernier article, École maison: nouvelle réalité partie 1, abordait le virement vers le numérique amené par le confinement.  Les enseignants ont dû faire classe en ligne, nous aussi, parents-éducateurs, avons dû nous adapter rapidement (je suis encore en apprentissage et en retard sur mon échéancier personnel).

Ce deuxième article montrera comment la vie en confinement est bien différente pour nous aussi qui sommes déjà à la maison en temps normal.  J’ai recréé, pour les besoins de cet article, notre calendrier du mois de novembre 2019. Je l’ai posé à côté de notre calendrier en confinement d’avril 2020.

Au premier coup d’oeil, on voit que l’un est bien moins garni que l’autre.  En y regardant de plus près, on voit aussi que l’un est bien moins varié que l’autre.  Mais décortiquons un peu plus  le détail de chacun…

pictogramme représentant une période d’école dans les cahiers, à la maison, sans ami.

 

Semaine 1er-2 novembre: Fête des morts en famille, Amis à coucher pour la fête de Lili

Semaine 3-9 novembre: Fête de famille pour l’anniversaire de Lili, univers social et science avec une copine, bénévolat à la bibliothèque du village, présentation orale d’un travail d’équipe au local de Varennes, cours privés de maths sec4 en petit groupe à la biblio municipale, club de littérature et philosophie pour ados, rencontre atelier du jeudi groupe de soutien, anglais en groupe privé, formation pour moi à l’université

Semaine 10-16 novembre: Activité de groupe au local de Varennes,  cours privés de maths sec4 en petit groupe à la biblio municipale, spectacle pour Lucie-Maud avec son cours de cégep, changement de pneus sur les deux autos, marche dans un parc nature en groupe

Semaine 17-23 novembre: bénévolat à la bibliothèque du village, activité de discussion d’éthique en groupe au local de Varennes, activité d’écriture en groupe au local de Varennes, cours privés de maths sec4 en petit groupe à la biblio municipale, univers social et science avec une copine, concert JMC à la salle de spectacle de Montréal/club de cinéma pour ados, rencontre atelier du jeudi groupe de soutien, club nature en groupe privé, formation pour moi à l’université

Semaine du 24-30 novembre: visite au musée Pointe-à-Callière, activité sur un auteur avec groupe de soutien, cours privés de maths sec4 en petit groupe à la biblio municipale, univers social et science avec une copine, club de lecture par groupe d’âge à la bibliothèque municipale, présentation de la pièce de théâtre de Lucie-Maud  dans le cadre de son cours au cégep, anglais en groupe privé

Faisons l’exercices avec le mois de confinement…

pictogramme représentant une période d’école dans les cahiers, à la maison, sans ami.

 

pictogramme représentant un congé férié ou pédagogique (lorsque papa est en vacances entre autres)

 

Semaine 1er-4 avril: —-

Semaine 5-11 avril: repas cabane à sucre entre nous à la maison, cours privés de maths sec4 en petit groupe par Zoom

Semaine 12-18 avril: course aux cocos de Pâques à la maison, cours privés de maths sec4 en petit groupe par Zoom

Semaine 19-25 avril: cours privés de maths sec4 en petit groupe par Zoom

Semaine 26-30 avril: cours privés de maths sec4 en petit groupe par Zoom, rencontre virtuelle anglais groupe privé

 

La richesse de l’école à la maison est la diversité des sources d’apprentissages et des contacts humains vécus. Le confinement a bouleversé notre offre d’activités et a empêché nos enfants aussi de voir leurs amis.  Bien sûr, ils étaient tous un peu plus habitués que la moyenne d’être ensemble à la maison. Mais il est quand même rare d’y être tous en même temps et de façon prolongée. Six enfants (de 20 à 2 ans) et 2 adultes, ça finit par se piler sur les pieds.

Papa en télétravail sur la table de cuisine demande aussi qu’on reste plus calme et qu’on respecte le semi-silence même si nos travaux scolaires sont terminés et qu’on a une période de pause.  Pour le plaisir de l’avoir avec nous, on fait bien attention, mais lorsqu’un meeting téléphonique en anglais se pointe, jouer dehors devient une nécessité pour les enfants.

Même moi, j’ai dû me passer de mes formations à l’université.  Mon temps de ressourcement, juste pour moi, juste pour mon enrichissement personnel, tout ça a été effacé, remboursé.

Plusieurs familles ont eu à vivre une perte d’emploi pendant ce confinement.  Quand cet emploi est le seul revenu de la maisonnée, comme souvent en école maison, cela devient critique.  Le stress empêche les apprentissages de se faire, d’être retenus, ou d’être préparés.  Ces familles touchées ont pu demander un arrêt du suivi du ministère sur la progression de leurs enfants en école maison pour cette année. Nous, nous avons été les chanceux pour qui le salaire ne fut presque pas touché, le travail a continué au même rythme, et l’essence est devenue une dépense fantôme dans notre budget.  Une chance, car les économies sont inexistantes pour pouvoir offrir le bagage souhaité aux enfants.

Donc, il est essentiel de comprendre que les mots école maison ne représentent pas un enfant qui va à l’école et qui là doit rester à la maison pour faire ses apprentissages.  L’école maison, ou plus adéquatement les apprentissages en famille, représente un mode de vie à part entière, composé de multiples roues dentées qui sont chacune une occasion d’apprendre et qui tournent ensemble s’entraînant une l’autre vers la construction d’une personne avec une expérience de vie unique.

Est-ce mieux, pire que l’école? Je ne sais pas. Mais le confinement a mis du sable dans cet engrenage et a empêché que la machine roule.  La pandémie est mondiale, nous sommes tous touchés.