Un p’tit nouveau

Cette année 2020, particulière pour tous, nous apportera un nouvel ami en école maison.  Un enfant de 4e année se joindra à mes enfants 3 jours par semaine pour faire ses apprentissages et fera 2 jours de travail chez lui.

Comme mon 16 ans quitte l’école maison pour son DEP en technique d’usinage, que mon 19 ans achève ses derniers cours aux adultes cette année tout en travaillant à l’extérieur à temps presque plein et que ma 20 ans travaille à temps plein pendant son année sabbatique en attendant son entrée à l’université, il ne me reste que mes trois plus jeunes à la maison cette année.  Une en 1re secondaire, un en 2e année et bébé déjà grande qui aura 3 ans dans moins de deux semaines.  Il va sans dire que la dynamique va changer.  Beaucoup de taxi, moins d’activités extérieures, un peu moins d’hormones à la maison et un nouveau défi: planifier la 4e année de notre nouveau membre familial.

J’ai eu le goût d’essayer de nouvelles ressources qui me semblaient bien.  J’ai feuilleté, observé, refeuilleté, réfléchi… Choisir c’est renoncer, oui je sais maman… J’ai donc renoncé à Chenelière qui donne beaucoup de fil à retordre aux commandes en école maison et qui nous fait passer en dernier après les écoles nous servant avec bien du retard. J’ai choisi des ressources de CEC et de Grand Duc et je ne le regrette pas du tout.

En français de 4e année, j’ai utilisé Rafale avec ma fille il y a quelques années. J’avais beaucoup aimé.  Mais Christopher a utilisé Rafale en classe l’an dernier et n’a pas trop aimé.  Donc je cherchais quelque chose qui lui plairait plus.  Je crois qu’En route sera plus dynamique pour lui, et le matériel complémentaire est vraiment varié: jogging, exercices supplémentaires, jeux de vocabulaire, liens avec la littérature jeunesse récente, thèmes forts et s’éloignant enfin des classiques Noël et compagnie…  À part le fait que trois cahiers au lieu de deux habituellement pourraient décourager, je crois que ce sera accrocheur.

En maths de 4e année, je n’avais pas de coup de coeur auquel m’attacher.  Lucie avait utilisé Clicmaths (formidable mais qui date un peu).   Yann, Adagio (qui, ouf, date de l’ancienne Égypte…).  Pour Mathis, j’avais acheté Planète maths (j’avais bien aimé mais un des premiers cahiers d’apprentissage, je pouvais trouver mieux).  Avec Lili, je ne me rappelle plus… Clicmaths +???  Mais Lili est très forte. Ce programme ne conviendrait pas à Christopher.  Donc vogue à travers les nouveaux cahiers. Une amie d’école maison m’avait fait un beau don de cahiers récents de 4e année. Et j’ai accroché à Mathémaction!

Premièrement, son mini-TNI est juste trop mignon et tellement un outil intelligent! Tableau de numération, horloge, thermomètre, feuille quadrillée, feuille pointillée, tableau de conversion de mesure… le tout plastifié et effaçable. Fallait y penser!

 

Deuxièmement, ses projets qui durent un chapitre avec beaucoup de manipulation et exercices en vue d’un but ultime rendent la tâche plus signifiante.

Troisièmement, son matériel supplémentaire tellement diversifié que je n’ai pas besoin de chercher quoi que ce soit ailleurs, tout y est: calcul mental, nombre du jour, bien sûr exercices supplémentaires pour soutien, et surtout jeux mathématiques et cartes à tâches nous rendra de fiers services tout au long de l’année.

Je suis bien heureuse d’avoir investi ici aussi.  Mon fils sera en 3e l’an prochain.  Je sais déjà vers quoi m’orienter.  En réglant 4e cette année, je réglais 3e l’an prochain.  Quel été calme j’aurai l’an prochain (hahaha!)

J’ai hâte de commencer à les utiliser. J’espère que mon enthousiasme sera présent toute l’année.  J’espère aussi que mon nouvel apprenant appréciera malgré le fait que ce sont des ressources scolaires.  J’espère que je le connais assez bien pour viser juste.

Choix de sciences sec 1

Ma fille abordera la première secondaire cette année. Eh oui! il ne me reste plus que trois enfants en école maison : une au préscolaire, un au primaire et la troisième au secondaire.  Le temps file, et il y a tellement à explorer…

Comme vous pouvez constater par le titre de cet article, je suis à choisir le matériel de sciences pour elle.

Au secondaire, j’utilise plus les cahiers pour voir la matière, car je souhaite coller plus fidèlement au programme, pour une réintégration plus facile si le besoin se présentait (après tout, à cet âge, ils pourraient décider d’aller à l’école) et pour leur permettre d’avoir plus de liberté de choix facilement accessibles pour leur avenir.  Comme en école maison, l’apprentissage au rythme de l’enfant permet plus de temps libre, faire des cahiers n’empêche pas d’avoir amplement le temps de voir à ses passions et intérêts personnels.

Donc, pour les aînés, qui ont fait les sciences les trois ensemble du début jusqu’en 3e sec. inclusivement, nous avons utilisé Origines de CEC au premier cycle du secondaire.  Et j’ai bien aimé, même après comparaison avec d’autres ressources.  CEC a sorti la 2e édition de ce cahier en 2019, et elle me plaît toujours autant.

Cette année, ERPI a sorti à son tour un cahier qui vient chicoter mon choix d’Origines (sans jeu de mot). Le cahier Découverte!  Depuis 3 jours que je feuillette les deux côte à côte et je n’arrive toujours pas à me décider.

Points forts de Origines

  • La présentation visuelle est animée, aide à la compréhension et apporte des images à qualité revue.  Ce qui rend la lecture plus vivante.  Les schémas sont justes et clairs.
  • Les études de cas dans les synthèses permettent à l’étudiant d’analyser une situation complexe en lecture et d’organiser sa pensée et ses connaissances pour répondre en un paragraphe étoffé.
  • Les grandes grilles de vocabulaire à la fin de chacun des univers apportent un jeu de connaissance intéressant.
  • De nombreuses pièces de matériel de laboratoire sont illustrées et expliquées, avec schémas et utilisation à l’appui.
  • Les définitions sont intégrées au texte obligeant le lecteur à en tenir compte avant de continuer sa lecture.
  • Évidemment, la matière est présentée de façon claire et concise, avec les exemples nécessaires à la bonne compréhension.

Points forts de Découverte!

  • Un carnet d’étude rassemble les traces écrites des 4 univers importantes à retenir.  C’est un outil à bâtir par l’étudiant.
  • Les chapitres commencent par une exploration et une formulation d’hypothèse et, après être passé au travers de la théorie et des exercices de compréhension et d’application, se terminent par une vérification d’hypothèse suite aux apprentissages faits.  J’adore cette façon de construire les savoirs sur l’expérience plutôt que sur la théorie.  (Galileo dans les anciens programmes par manuel utilisait cette méthode et j’avais beaucoup apprécié à l’époque)
  • Leurs pages d’introduction aux univers présentent l’application de ce que nous verrons dans les pages suivantes dans des métiers concrets. Une bonne façon de faire le lien entre les apprentissages et la vraie vie.
  • leurs capsules d’information créent aussi des liens intéressants entre les apprentissages et la vraie vie.

Ce qui me fait hésiter encore plus est que je n’aime pas beaucoup les sections de réponses au questions sur la théorie dans Découverte!  J’aime mieux les questions de Origines.

On dirait que j’aurais à utiliser les Explorations de Découverte! puis la théorie et les exercices de Origines, ensuite la conclusion de l’exploration de Découverte! et enfin les synthèses de Origines.  Puis comme synthèse finale au bout de l’année, le carnet d’étude de Découverte!  Mais ouf deux cahiers pour l’année, ça fait du stock et ne permet pas beaucoup de liberté extérieure aux cahiers.

Je vais laisser mijoter encore un peu, mais on commence dans une semaine et je dois planifier mon année en sciences.  Il faudrait que je me décide… Et vous?  Pour les sciences du premier cycle du secondaire, vous utilisez quoi?

École maison: nouvelle réalité, partie 1

Nouvelle réalité parce que nous sommes en train de développer de belles choses, tannées de regarder nos 4 murs toute la journée.  Cette réalité de confinement n’est pas l’école à la maison telle qu’on la vit depuis plus de 18 ans. Et je vais vous exposer plusieurs facettes de cette réalité transformée dans les prochaines publications.

Les activités de groupe de soutien se déroulent parfois dans un local, parfois dans la maison de l’une ou de l’autre de nous, mamans.  Cela demande, dans un premier cas, une gestion d’inscriptions complexe et, dans un deuxième cas, un espace suffisant pas trop encombré.

En confinement, la vie se déroule à la maison, sans ces contacts si riches au groupe de soutien, aux amis, aux mamans solidaires et toujours de bon conseil.  Les réseaux sociaux sont aidants pour nous, mais nos enfants tournent un peu en rond sans vie de groupe, malgré leurs nombreux projets en cours.

Contrairement à la croyance populaire, lorsque l’on choisit les apprentissages en famille, on s’ouvre au monde extérieur au lieu de s’enfermer dans un carcan déjà tout dessiné. Ce monde s’est rapetissé brusquement, un matin de la mi-mars. Certaines familles étaient déjà bien décidées, dès les premiers jours, à faire le virage en ligne.  D’autres, comme moi, étaient plutôt figées dans le déni, incapables de s’adapter à ce monde virtuel en train de pousser en accéléré.

Mais, un jour, il faut en revenir, et prendre le virage nous aussi. Comme l’avenir de la prochaine année est incertain, je suis frileuse à l’idée de recommencer les activités de groupe sans limite. Je préfère m’organiser pour le pire scénario qui prévoit que septembre verra le retour d’une courbe ascendante et des mesures de distanciation plus serrées. Je préfère m’organiser pour offrir des activités en ligne bien réfléchies et adaptées à cette réalité, que de foncer et de devoir adapter l’inadaptable encore une autre fois.

J’ai donc mis sur pied un groupe d’histoire/géo pour ma fille qui entre en 1re secondaire et ses amis proches qui font le même saut qu’elle en septembre. Ils travailleront chacun à la maison pour un chapitre, puis auront une rencontre de mini-groupe virtuelle, semi-virtuelle ou en personne selon les circonstances. Cette rencontre permettra les discussions, échanges, activités et réactions sur le chapitre vu individuellement. Nous travaillerons avec les fascicules d’Histoire à la carte et de Géo à la carte des édtions CEC. Ma fille était bien contente de cette planification et sautait de joie à chaque ami ajouté à ce mini-groupe.

Une autre formidable maman du groupe de soutien a, pour sa part, mis sur pied un groupe en ligne d’Histoire du monde pour le primaire basée sur le curriculum Story of the World (sans aborder le côté religieux).  J’y ai inscrit mon garcon de 6 ans.  Nous avons eu deux rencontres virtuelles jusqu’à présent, et fiston a adoré.

La première portait sur comment sait-on tout ça en Histoire… L’archéologie, la découverte d’artéfacts, les hypothèses… La lecture du chapitre du livre se fait en groupe.  Se faire raconter une histoire en «read-aloud» est un bonheur.  Ensuite des questions/discussions se font autour de la lecture. Enfin, une petite activité en lien avec la lecture est faite ensemble.  Puis pendant la semaine qui suit, chaque famille est libre d’explorer le thème du chapitre librement. On peut aussi partager nos ressources sur un groupe Facebook privé dédié à notre gang.

Voici quelques petits partages possibles sur le chapitre 0:

La semaine suivante, nous avons vu la première partie du chapitre 1 sur les peuples nomades.  La lecture nous a permis de découvrir leur mode de vie, leur alimentation, l’habillement et le partage des tâches au sein du groupe.  L’activité était une visite guidée de la grotte de Lascaux et l’exécution de peintures pariétales.  C’était une activité toute indiquée pour mon fils qui adore dessiner.  J’ai dû m’absenter pour la fin de la rencontre virtuelle, il a été accompagné par sa grande soeur pour le reste de l’activité. Lorsque je suis revenue, une superbe visite guidée de la grotte des Temps Anciens m’attendait. Il a réalisé les dessins et organisé toute la grotte dans sa chambre.  Si vous mettez de côté le trois-secondes sur notre lit parental en désordre, cette visite est incroyable! Pendant l’écoute de la discussion en ligne, il m’a aussi expliqué clairement pourquoi ils vivaient une vie de nomades, avec des mots nettement au-dessus de 6 ans.  Les apprentissages menés par le plaisir s’inscrivent efficacement dans la mémoire.

D’autres superbes initiatives de cette forme sont nées, comme des conférences en ligne, ma bibliothèque postale, des activités prévues en personne remaniées pour être présentées en ligne… je suis fière de faire partie d’une belle gang qui réussit à se revirer de bord pour exploiter la situation de façon positive.  Si les enseignants ont aussi toute mon admiration en ces temps stressants et incertains, si leur adaptabilité, leur résilience et leur amour des enfants m’impressionnent, je suis tout aussi admirative des initiatives des parents d’école maison et de l’esprit de solidarité qui enveloppe nos combats quotidiens.

Un premier volet de la réalité de la vraie école à la maison.

Mes choix de 6e année

Oui un peu tard, l’année est déjà bien entamée. Mais si cela peut vous être utile…

Une dernière année au primaire, une année de révision de tout ce qui a été appris pendant ces années d’enfance. Cet été, ma fille a gagné en maturité, maturité physique et mentale. Elle a tant grandi! Elle donne un bon coup de main à la maison, est une formidable grande soeur et a désormais un caractère épouvantable qui me rappelle drôlement le mien 😉

Pour l’accompagner dans cette dernière année de primaire, nous utiliserons, en français, de nouveau les cahiers Charivari et Clicmots des éditions Grand Duc. J’ajoute, comme les années passées, les romans complets des extraits des cahiers. De plus, j’ai trouvé le recueil de textes Clicmots qui donne des textes supplémentaires en lien avec les thèmes de Charivari (et de Clicmots, qui sont identiques).  Je complète avec des activités et projets en groupe de soutien. Il y a tellement d’expériences riches de toutes sortes dans nos activités de groupe.  Cela crée une super diversité dans les apprentissages.

En maths, j’ai décidé de ne pas refaire l’expérience des deux programmes simultanés, comme l’an passé.  Je croyais que cela lui donnerait de voir la matière de deux façons différentes et que cela enrichirait sa construction des savoirs. Mais finalement, ça n’a pas apporté de force intéressante.  J’ai donc pris Décimale de ERPI comme programme complet et Résolumath aussi de ERPI comme cahier de résolution de problèmes qui la pousse un peu plus vers la réflexion.

Pour les sciences et l’univers social, Lili continue de cheminer avec sa copine. Nous étions tannées, sa mère et moi, d’utiliser des cahiers réguliers. Nous avons donc décidé d’essayer de sortir de ce carcan. Nous avons pris l’abonnement à The Great Canadian Adventure: en géo en anglais (nos filles sont bilingues), en histoire en français.  J’ai aussi acheté The Canadian Adventure: A Virtual Trip Across Canada de The Canadian Homeschooler Learning Center. En plus d’utiliser de nombreuses ressources trouvées ici et là dans des ventes de livres usagés, en ligne et autres (je ferai éventuellement un article dédié à notre programme sur les provinces canadiennes).  Jusqu’à maintenant, les filles aiment beaucoup. Elles sont tellement plus enthousiastes avec ce programme qu’avec les cahiers. C’était une bonne décision.

Pour les arts, j’ai mis sur pied Une année de projets d’art pour m’obliger à faire des projets. J’ai tendance à toujours couper dans ce domaine quand je cours après mon temps. Comme nous visitons des musées, que nous voyons des pièces de théâtre et que nous assistons à des concerts, j’ai déjà une bonne partie des arts qui est faite.  Mais je souhaitais faire un peu plus de travail d’arts plastiques. J’ai découvert que Mathis aimait bien les arts plastiques et avait beaucoup de créativité, alors que Lili n’apprécie pas tellement ce domaine, bien qu’elle ait beaucoup de créativité aussi. Elliot a un talent assuré en dessin et une énorme imagination. J’ai donc mis sur pied Une année de projets d’art avec de la participation extérieure à notre famille en présentant un projet par mois sur 12 mois et en terminant toute l’année de création par un vernissage au printemps prochain. Cette aventure me force à trouver des projets et à les faire faire à mes enfants, mais il y aura une grande récompense à la fin de l’année: montrer toutes nos oeuvres aux familles étendues et amis. J’en parlerai aussi dans une prochaine publication. La réponse à mon invitation fut grandiose. J’ai tellement hâte au 5 juin 2020.

Enfin, en anglais, pour ceux qui me suivent depuis un bout, vous savez que je ne suis pas de cahier au primaire. Je continue avec mes rencontres d’anglais à la maison, divisées en trois groupes d’âge (3-7, 8-11 et 12-15). Les enfants ont le plaisir de voir leurs amis et de réaliser des projets avec eux, tout en apprenant l’anglais de façon stimulante.  La face du groupe d’anglais a beaucoup changé cette année, mais les rencontres ont été très plaisantes depuis le début de l’année. Une belle gang!

C’est ainsi qu’elle terminera son primaire. Elle me disait dernièrement qu’elle ne craignait pas du tout le secondaire, car elle aurait la même «prof», les mêmes amies, la même «classe», juste un an plus vieille.  Je crois aussi qu’elle voulait dire: le même énorme temps libre, les mêmes divertissantes activités de groupe et le même plaisir d’apprendre 😉

Exemples de manipulation en maths (1er cycle)

Au primaire, il est important que les enfants manipulent du matériel pour bien s’approprier les notions mathématiques. C’est pourquoi mon matériel de manipulation n’est jamais bien loin et les enfants savent qu’ils peuvent y avoir accès à tout moment; on prend toujours le temps de le sortir.

On peut voir Elliot, 5 ans, travailler ses additions-soustractions de première année avec des jetons de poker. Je préfère ces jetons-là aux plus petits, car on ne passe pas une demie-heure à essayer de les ramasser sur la table. Ils sont plus épais et de plus gros diamètre, ce qui facilite la manipulation plus rapide.

Mais quand la fête de Pâques approche, quel bonheur de troquer les habituels jetons pour les carottes de M. Lapin! On fait les mêmes exercices de routine et pourtant on se croit ailleurs. «M. Lapin a cueilli 6 carottes dans son champ, il en croque trois sur le chemin du retour, combien lui en reste-t-il pour son ragoût du dimanche?» La motivation est renouvelée, les maths c’est amusant!

 

Un tableau à double entrée est parfois un peu complexe à comprendre. Lorsqu’il faut remplir la table d’addition, on fait voyager les dés. On pose un dé sur le nombre de la rangée et un dé sur le nombre de la colonne et on les fait voyager en ligne droite jusqu’à leur rencontre sur la case où on doit écrire la réponse à l’addition.  Bon, il arrive parfois que les dés fassent de grosses collisions et que ça revole un peu… mais les maths ça demeure amusant, non ?

P.S. je sais que certains de ses chiffres sont à l’envers. On efface souvent pour les refaire à l’endroit, mais parfois on continue sans en faire de cas. Il a 5 ans. On a amplement de temps devant nous.  il faut que ça demeure amusant 😉

 

L’alphabet en chantant

La comptine de l’alphabet s’apprend souvent dès 2-3 ans. Déjà les enfants la récitent en chantant accompagnant les grands. Les parents sont fiers de clamer que leur rejeton connait son alphabet bien avant la maternelle. Mais, comme pour l’appréciation des quantités avec les chiffres, la reconnaissance des lettres et de leur son en lecture dépasse largement la simple comptine.  Il suffit de les entendre défiler L-M-N-O-P pour comprendre que pour eux ce ne sont pas encore des lettres distinctes pouvant prendre place dans des mots.

Elliot est en apprentissage de la lecture présentement. À cinq ans, il fait Enquête au village des sons avec plaisir et intérêt, et surtout à sa demande. Il connaissait visuellement ses lettres, mais n’avait pas fait encore de lien entre la comptine et ces lettres apprises. Puis il est tombé sur ce train de wagons-lettres en bois. Et il s’est mis à les placer en ordre alphabétique, chantant et rechantant la chanson pour continuer le train. Pendant un bon 20 minutes, super concentré, il a mis les lettres sur la corde.

 

Il a oublié le L. Il a suffi que je lui dise qu’il avait une petite erreur pour qu’il observe, réfléchisse, chante de nouveau et trouve rapidement cette lettre oubliée.

Je crois qu’il vient de franchir un pas de plus sur le chemin de l’apprentissage de la lecture.

Mais ce n’est pas tout. Ses leçons d’Enquête au village des sons aussi ont porté fruit. Il m’a demandé pourquoi un sssssinge (insistant sur le son du «S») figurait sur le wagon du «M». Par lui-même, il venait de saisir comment reconnaître le son en début de mot. Tout cela a pris son sens lorsque je lui ai affirmé que le jeu était en anglais et que… il m’a coupé la parole pour dire «M» pour Monkey!

Être aux premières loges de ces découvertes est une richesse de l’école maison. Chaque fois que l’oeil brille d’une étoile supplémentaire, je me réjouis d’y assister.

Essai numéro 3

Après Pixel et Point de mire, je vais maintenant essayer Sommets (de Chenelière) avec mon grand dyspraxique qui aura 17 ans en septembre.  Pixel demandait trop de manipulation de matériel de géométrie. Nous avons arrêté le cahier aux deux tiers de l’année mais avec beaucoup d’échecs. Point de mire est, comme je l’avais cru, trop demandant, trop hermétique et exigeant pour lui. Je ne lui ai fait faire que les chapitres sur la matière qu’il n’avait pas réussie dans Pixel. Mais il a tout de même pris un an complet pour y arriver. nous finalisons présentement le chapitre 8. Ensuite il restera à faire le bilan. Avec Point de mire non plus il n’a pas tout réussi. Plus d’échecs que d’autres choses.

J’ai malgré tout décidé de procéder en 2e secondaire. Mais avec Sommets qui semble expliquer différemment. Je l’ai feuilleté, mais c’est vraiment à l’usage que nous pourrons voir s’il soutient mieux que les deux autres. L’objectif est de réussir une année en une année, pour arriver par finir les maths de sec3 nécessaires pour entrer dans son programme professionnel. Il lui resterait deux ans. J’espère que nous réussirons en deux ans.

Le cahier Sommets est plus aéré. Pour une calligraphie grosse et incompréhensible, cet allègement est salutaire. J’ai aussi vu des explications différentes pour des notions difficiles. Des façons d’expliquer innovantes. Peut-être tout cela l’aidera-t-il. Je vous en redonne des nouvelles.

Choix du français 5e année – décision difficile

Suite à l’écriture de mon précédent article sur ma nouvelle vie de chauffeure de taxi, vous comprendrez que, bien que j’adorerais revenir à l’utilisation exclusive de la littérature jeunesse pour le français de ma fille de 5e année, je vais plutôt avoir un cahier de base, comme cette année j’ai fait avec Rafale de Chenelière.

J’ai déjà fait l’acquisition de Arobas, du temps que mon garçon était à ce niveau. J’ai bien aimé et j’aime encore plusieurs choses de ce cahier de base.  J’aime la page du blogue à la fin du chapitre, qui permet d’aller plus loin sur les sujets. J’aime quelques façons de présenter la grammaire, mais pas tout le temps. J’aime l’exploitation du vocabulaire. Les textes sont intéressants, mais…

Contrairement à mon fils, qui était à cette époque un lecteur bien moyen, ma fille est une très grande lectrice. Et une lectrice bien plus avancée que ces pauvres petits textes, qu’elle a pour la plupart déjà lus il y a trois ans.  Elle lit des romans pour 11 ans et plus la plupart du temps. Alors les textes de Billy Stuart, elle aime par nostalgie, mais celà ne lui demande pas de relever un défi. De plus elle comprend très bien ce qu’elle lit. Ses compréhensions de textes (par exemple évaluations de lecture 4e année) obtiennent la plupart du temps une note parfaite.

Chenelière n’a pas de suite à Rafale au 3e cycle et Vingt mille mots sous les mers de CEC ne me plait pas dans sa nouvelle édition. J’ai feuilleté les cahiers Charivari de Grand Duc et je les ai trouvés bien. Les extraits viennent de romans plus substantiels et non encore lus par Lili. Elle découvrira de nouvelles séries de Fantasy., son dada. Le seul hic… j’avais le guide-corrigé de Arobas, je n’ai pas celui de Charivari… Une grosse dépense en vue.

Je n’ai pas encore fouillé pour un cahier de grammaire supplémentaire. Je ne les ai pas beaucoup utilisés cette année. J’ai bien aimé le cahier d’exercices de Clicmots, mais je ne sais pas si ce sera les mêmes exercices que Charivari puisque c’est la même maison d’édition. À suivre donc… Encore de la réflexion.

Mathématiques 5e année – Quoi de neuf?

La dernière fois qu’un de mes enfants a fait la 5e année en mathématiques, les cahiers Clicmaths+ des éditions Grand Duc n’étaient pas encore sur le marché. J’ajoutais donc un élément à ma comparaison pour mon choix pour Lili en septembre.  Auparavant mon choix s’était arrêté sur Décimale de ERPI. Les explications sont claires, les pages sont aérées et bien utilisées, il prépare vraiment bien pour le premier cycle du secondaire.

Mais j’utilise Clicmaths+ depuis 2 ans (3e et 4e années) avec Lili. Elle l’apprécie et il est fort, il pousse plus loin que les autres programmes du 2e cycle que j’ai feuilletés pour prendre ma décision. J’ai donc feuilleté Clicmaths+ 5e année et je l’ai comparé notion par notion avec Décimale. J’ai observé une meilleure suite dans la présentation des notions dans Décimale que dans Clicmaths+. Je trouve les séquences d’enchainement plus logiques, plus efficaces.  Par exemple de montrer les décimales et pourcentages AVANT le cercle et le diagramme circulaire. Peut-être qu’une autre personne s’arrêterait sur différents détails, mais pour moi je vais utiliser de nouveau Décimale comme cahier de base en maths 5e année.

La dernière fois j’avais aussi feuilleté Cinémath, que je trouve trop chargé visuellement et très mal présenté. De plus, comme il est en un cahier plutôt qu’en deux, il est épais et difficile à travailler avec des outils (règle, rapporteur d’angles et même gomme à effacer) J’aime cependant leurs situations-problèmes, alors j’en pige quelques unes durant l’année. J’évite complètement Caméléon de CEC, que j’ai utilisé avec Yann et détesté pour plusieurs raisons.

Comme mon fils était fort en maths, j’avais ajouté à Décimale, programme de base, un cahier de résolution de problèmes Résolumath de ERPI et un cahier de drill L’Agent Math 005 de CEC.  Pour Lili, qui est aussi très forte en maths, je vais ajouter encore Résolumath. Mais pour la pratique supplémentaire, elle m’a demandé de garder ses vieilles pantoufles et de lui donner Clicmaths+ à faire. Elle veut les deux cahiers Décimale et Clicmaths+. Haha! ce n’est pas elle qui m’aide à choisir.

Je vais donc arrimer les notions de Clicmaths+ avec celles de Décimale dans un tableau comme planification pour ma prochaine année. Je vais aussi prévoir insérer Résolumath à travers ça. Il me reste à demander à Lili si elle conserve son cahier-plaisir Mission Réussite pour la 5e année. Eh oui, elle en mange comme ça des maths!

Ramasseuse de bouchons

Mon chum n’est plus capable d’en voir! Je ramasse les bouchons depuis un bon bout de temps maintenant et j’en ai toute une collection! Pourquoi? Je ne sais pas encore ce à quoi ils serviront tous. Mais lorsqu’un projet se présentera, je serai prête.

Pour l’instant, j’ai des bouchons numérotés pour pratiquer les nombres de 1 à 100, j’ai des bouchons qui servent de citrouilles à mettre dans un camion, j’ai des bouchons balles de neige, des bouchons papillons qui se posent sur des fleurs… Plusieurs utilités pour les préscolaires en travail.

Lili m’a demandé de jouer avec les chaudières de bouchons l’autre jour. En plaçantles bouchons côte-à-côte (vert forêt), elle s’est rendu compte que 16 était un nombre carré.

Puis elle a fait une pyramide des nombres carrés.

Elle a exploré ainsi des notions mathématiques abordées dans son cahier. Elle a fait ça pendant ses temps libres, sans demande de ma part.

Mon chum ne peut plus rien dire maintenant: les bouchons sont un matériel de manipulation essentiel aux mathématiques hahaha!

Et moi qui, dans mes premières années d’école maison, a dépensé des fortunes en matériel de manipulation officiel 😉