L’alphabet en chantant

La comptine de l’alphabet s’apprend souvent dès 2-3 ans. Déjà les enfants la récitent en chantant accompagnant les grands. Les parents sont fiers de clamer que leur rejeton connait son alphabet bien avant la maternelle. Mais, comme pour l’appréciation des quantités avec les chiffres, la reconnaissance des lettres et de leur son en lecture dépasse largement la simple comptine.  Il suffit de les entendre défiler L-M-N-O-P pour comprendre que pour eux ce ne sont pas encore des lettres distinctes pouvant prendre place dans des mots.

Elliot est en apprentissage de la lecture présentement. À cinq ans, il fait Enquête au village des sons avec plaisir et intérêt, et surtout à sa demande. Il connaissait visuellement ses lettres, mais n’avait pas fait encore de lien entre la comptine et ces lettres apprises. Puis il est tombé sur ce train de wagons-lettres en bois. Et il s’est mis à les placer en ordre alphabétique, chantant et rechantant la chanson pour continuer le train. Pendant un bon 20 minutes, super concentré, il a mis les lettres sur la corde.

 

Il a oublié le L. Il a suffi que je lui dise qu’il avait une petite erreur pour qu’il observe, réfléchisse, chante de nouveau et trouve rapidement cette lettre oubliée.

Je crois qu’il vient de franchir un pas de plus sur le chemin de l’apprentissage de la lecture.

Mais ce n’est pas tout. Ses leçons d’Enquête au village des sons aussi ont porté fruit. Il m’a demandé pourquoi un sssssinge (insistant sur le son du «S») figurait sur le wagon du «M». Par lui-même, il venait de saisir comment reconnaître le son en début de mot. Tout cela a pris son sens lorsque je lui ai affirmé que le jeu était en anglais et que… il m’a coupé la parole pour dire «M» pour Monkey!

Être aux premières loges de ces découvertes est une richesse de l’école maison. Chaque fois que l’oeil brille d’une étoile supplémentaire, je me réjouis d’y assister.

Essai numéro 3

Après Pixel et Point de mire, je vais maintenant essayer Sommets (de Chenelière) avec mon grand dyspraxique qui aura 17 ans en septembre.  Pixel demandait trop de manipulation de matériel de géométrie. Nous avons arrêté le cahier aux deux tiers de l’année mais avec beaucoup d’échecs. Point de mire est, comme je l’avais cru, trop demandant, trop hermétique et exigeant pour lui. Je ne lui ai fait faire que les chapitres sur la matière qu’il n’avait pas réussie dans Pixel. Mais il a tout de même pris un an complet pour y arriver. nous finalisons présentement le chapitre 8. Ensuite il restera à faire le bilan. Avec Point de mire non plus il n’a pas tout réussi. Plus d’échecs que d’autres choses.

J’ai malgré tout décidé de procéder en 2e secondaire. Mais avec Sommets qui semble expliquer différemment. Je l’ai feuilleté, mais c’est vraiment à l’usage que nous pourrons voir s’il soutient mieux que les deux autres. L’objectif est de réussir une année en une année, pour arriver par finir les maths de sec3 nécessaires pour entrer dans son programme professionnel. Il lui resterait deux ans. J’espère que nous réussirons en deux ans.

Le cahier Sommets est plus aéré. Pour une calligraphie grosse et incompréhensible, cet allègement est salutaire. J’ai aussi vu des explications différentes pour des notions difficiles. Des façons d’expliquer innovantes. Peut-être tout cela l’aidera-t-il. Je vous en redonne des nouvelles.

Choix du français 5e année – décision difficile

Suite à l’écriture de mon précédent article sur ma nouvelle vie de chauffeure de taxi, vous comprendrez que, bien que j’adorerais revenir à l’utilisation exclusive de la littérature jeunesse pour le français de ma fille de 5e année, je vais plutôt avoir un cahier de base, comme cette année j’ai fait avec Rafale de Chenelière.

J’ai déjà fait l’acquisition de Arobas, du temps que mon garçon était à ce niveau. J’ai bien aimé et j’aime encore plusieurs choses de ce cahier de base.  J’aime la page du blogue à la fin du chapitre, qui permet d’aller plus loin sur les sujets. J’aime quelques façons de présenter la grammaire, mais pas tout le temps. J’aime l’exploitation du vocabulaire. Les textes sont intéressants, mais…

Contrairement à mon fils, qui était à cette époque un lecteur bien moyen, ma fille est une très grande lectrice. Et une lectrice bien plus avancée que ces pauvres petits textes, qu’elle a pour la plupart déjà lus il y a trois ans.  Elle lit des romans pour 11 ans et plus la plupart du temps. Alors les textes de Billy Stuart, elle aime par nostalgie, mais celà ne lui demande pas de relever un défi. De plus elle comprend très bien ce qu’elle lit. Ses compréhensions de textes (par exemple évaluations de lecture 4e année) obtiennent la plupart du temps une note parfaite.

Chenelière n’a pas de suite à Rafale au 3e cycle et Vingt mille mots sous les mers de CEC ne me plait pas dans sa nouvelle édition. J’ai feuilleté les cahiers Charivari de Grand Duc et je les ai trouvés bien. Les extraits viennent de romans plus substantiels et non encore lus par Lili. Elle découvrira de nouvelles séries de Fantasy., son dada. Le seul hic… j’avais le guide-corrigé de Arobas, je n’ai pas celui de Charivari… Une grosse dépense en vue.

Je n’ai pas encore fouillé pour un cahier de grammaire supplémentaire. Je ne les ai pas beaucoup utilisés cette année. J’ai bien aimé le cahier d’exercices de Clicmots, mais je ne sais pas si ce sera les mêmes exercices que Charivari puisque c’est la même maison d’édition. À suivre donc… Encore de la réflexion.

Mathématiques 5e année – Quoi de neuf?

La dernière fois qu’un de mes enfants a fait la 5e année en mathématiques, les cahiers Clicmaths+ des éditions Grand Duc n’étaient pas encore sur le marché. J’ajoutais donc un élément à ma comparaison pour mon choix pour Lili en septembre.  Auparavant mon choix s’était arrêté sur Décimale de ERPI. Les explications sont claires, les pages sont aérées et bien utilisées, il prépare vraiment bien pour le premier cycle du secondaire.

Mais j’utilise Clicmaths+ depuis 2 ans (3e et 4e années) avec Lili. Elle l’apprécie et il est fort, il pousse plus loin que les autres programmes du 2e cycle que j’ai feuilletés pour prendre ma décision. J’ai donc feuilleté Clicmaths+ 5e année et je l’ai comparé notion par notion avec Décimale. J’ai observé une meilleure suite dans la présentation des notions dans Décimale que dans Clicmaths+. Je trouve les séquences d’enchainement plus logiques, plus efficaces.  Par exemple de montrer les décimales et pourcentages AVANT le cercle et le diagramme circulaire. Peut-être qu’une autre personne s’arrêterait sur différents détails, mais pour moi je vais utiliser de nouveau Décimale comme cahier de base en maths 5e année.

La dernière fois j’avais aussi feuilleté Cinémath, que je trouve trop chargé visuellement et très mal présenté. De plus, comme il est en un cahier plutôt qu’en deux, il est épais et difficile à travailler avec des outils (règle, rapporteur d’angles et même gomme à effacer) J’aime cependant leurs situations-problèmes, alors j’en pige quelques unes durant l’année. J’évite complètement Caméléon de CEC, que j’ai utilisé avec Yann et détesté pour plusieurs raisons.

Comme mon fils était fort en maths, j’avais ajouté à Décimale, programme de base, un cahier de résolution de problèmes Résolumath de ERPI et un cahier de drill L’Agent Math 005 de CEC.  Pour Lili, qui est aussi très forte en maths, je vais ajouter encore Résolumath. Mais pour la pratique supplémentaire, elle m’a demandé de garder ses vieilles pantoufles et de lui donner Clicmaths+ à faire. Elle veut les deux cahiers Décimale et Clicmaths+. Haha! ce n’est pas elle qui m’aide à choisir.

Je vais donc arrimer les notions de Clicmaths+ avec celles de Décimale dans un tableau comme planification pour ma prochaine année. Je vais aussi prévoir insérer Résolumath à travers ça. Il me reste à demander à Lili si elle conserve son cahier-plaisir Mission Réussite pour la 5e année. Eh oui, elle en mange comme ça des maths!

Ramasseuse de bouchons

Mon chum n’est plus capable d’en voir! Je ramasse les bouchons depuis un bon bout de temps maintenant et j’en ai toute une collection! Pourquoi? Je ne sais pas encore ce à quoi ils serviront tous. Mais lorsqu’un projet se présentera, je serai prête.

Pour l’instant, j’ai des bouchons numérotés pour pratiquer les nombres de 1 à 100, j’ai des bouchons qui servent de citrouilles à mettre dans un camion, j’ai des bouchons balles de neige, des bouchons papillons qui se posent sur des fleurs… Plusieurs utilités pour les préscolaires en travail.

Lili m’a demandé de jouer avec les chaudières de bouchons l’autre jour. En plaçantles bouchons côte-à-côte (vert forêt), elle s’est rendu compte que 16 était un nombre carré.

Puis elle a fait une pyramide des nombres carrés.

Elle a exploré ainsi des notions mathématiques abordées dans son cahier. Elle a fait ça pendant ses temps libres, sans demande de ma part.

Mon chum ne peut plus rien dire maintenant: les bouchons sont un matériel de manipulation essentiel aux mathématiques hahaha!

Et moi qui, dans mes premières années d’école maison, a dépensé des fortunes en matériel de manipulation officiel 😉

L’école maison vend et achète

Vous faites l’école maison au Québec et vous cherchez à vous procurer du matériel (manuels, cahiers, manipulatifs, jeux de scociété, livres de lecture, …), venez nous voir sur la page facebook Vente de matériel éducatif entre parents-éducateurs au Québec.

On y trouve de nombreuses ressources mises en vente et un bain d’acheteurs-vendeurs de près de 1000 membres.  Feuilletez les albums de chaque vendeur en cliquant sur «Photos» dans la marge de gauche, puis sur «albums». Comme les parents-éducateurs sont parsemés à travers le Québec, certains vendeurs peuvent vous accomoder en postant vos achats, d’autres préconiseront l’achat local.

Mais je crois qu’on y trouve de tout pour tous, venez vous joindre à nous, si vous faites l’école maison!

Pixel vs Point de mire

Voici mon opinion de ces deux programmes de mathématiques du premier cycle du secondaire. Elle est basée sur l’utilisation des deux programmes avec mes enfants. Mon fils qui a utilisé Pixel est dyspraxique. Cela influence mon opinion.

Premièrement, ce sont deux cahiers d’apprentissage. Pixel se vend en deux morceaux: le cahier des savoirs (un genre de lexique des mathématiques et des façons de faire) et le cahier d’activités (le cahier d’exercices). Cela revient un peu plus cher que le cahier Point de mire dans lequel on trouve et les explications et les exercices, 30$ au lieu de 20$, grosso modo, pour l’année.

Mon expérience du cahier d’apprentissage Point de mire de CEC était déjà positive avant d’essayer Pixel pour mon autre garçon. Ma fille qui termine sa 5e secondaire l’a utilisé en 1re, 2e, 3e secondaires et cela l’a très bien préparée pour les cours de maths aux adultes en 4e secondaire. Ce programme est abondant. Je crois que ce serait le qualificatif juste. Il a des explications claires, des exercices d’applications nombreux (très nombreux) et gradués (gradués à petites marches). Il a plusieurs résolutions de problèmes courts graduées aussi. Le chapitre se termine par une révision couvrant les exercices d’application, les problèmes courts, une situation problème et une situation de raisonnement. Pour toutes ces sections, on retrouve aussi des reproductibles supplémentaires (donc des repros pour les exercices d’application, les problèmes courts, les situations problèmes et les situations de raisonnement). De quoi travailler en profondeur les aspects les plus difficiles. J’aime aussi la section réinvestissement de chaque chapitre qui reprend les notions vues du début du cahier jusqu’au chapitre courant dans des résolutions de problèmes courts. Je trouve intéressant de revoir la matière à plusieurs reprises mais dans les différents contextes des différents chapitres.  À chaque chapitre, on trouve aussi un carnet des savoirs de deux pages où la matière est seulement théorique, sans dessin ou exemple. J’apprécie cette section, car elle permet de mettre en mots mathématiques les notions vues. Et de voir si le jeune est capable de rendre abstraites les notions.  Les reproductibles nous donnent aussi un test par chapitre et un final, un bilan de mi-année et de fin d’année pouvant servir de révision globale et de soutien.

Pixel est moins fourni. Les exercices travaillent la théorie, l’application, les problèmes courts et plus longs. Les examens suivent le même pattern. Mais la quantité d’exercices est moindre. Les reproductibles offrent une feuille de consolidation par chapitre donc peu d’exercices supplémentaires. Les explications sont, selon moi, moins claires. On dirait que certaines choses sont poussées plus loin que nécessaire et d’autres passent par des chemins étranges pour faire comprendre les notions. Comme mon fils a des troubles d’apprentissage, il manquait vraiment de pratique pour certaines notions plus difficiles à comprendre. J’ai dû aller piger dans les exercices de Point de mire. De plus Pixel travaille beaucoup plus la géométrie, les manipulations d’outils géométriques. Cela a causé de nombreux problèmes d’exécution à mon garçon. Il est vrai que je ne lui ai pas fourni d’outils informatiques pour le soutenir comme certaines m’avaient nommé. Pixel demande aussi de nombreuses analyses écrites des situations, de nombreuses justifications. Il faut donc être capable de bien exprimer les situations en mots mathématiques. Voilà une autre difficulté majeure de la dyspraxie: l’incapacité à faire du sens dans l’écriture d’un texte. De plus les mots mathématiques sont difficiles à aller chercher dans sa mémoire où rien n’est classé, tout est fouillis. Mon autre garçon, qui ne l’a pas utilisé, aurait eu aussi de la misère avec cet aspect, bien qu’il ne soit pas dyspraxique. C’est un garçon qui comprend tout très vite et fonctionne de façon bien cérébrale, tout dans sa tête, rien par écrit. C’est un garçon de peu de mots. Il aurait donc eu de la misère avec ces justifications sans fin où il faut écrire les idées complètes en mots mathématiques pour justifier adéquatement. Mon opinion est donc biaisée par les particularités de mes garçons. Je le reconnais.

Les deux programmes offrent, dans leurs versions d’aujourd’hui, des vidéos et des exercices interactifs. Les guides-corrigés, fournissant reproductibles et corrigé des cahiers, sont faciles à obtenir chez CEC. Il suffit de commander en ligne sur leur site. Pour ce qui est de ERPI, ils ne veulent pas vendre à des parents d’école-maison, de peur que nous vendions les réponses aux enfants qui fréquentent l’école… (sans commentaires…) Il faut avoir de bons contacts pour obtenir ces guides-corrigés.

Dans les deux programmes, la planification est simple à faire, et l’étudiant est assez autonome dans sa progression lorsqu’il a un plan de travail. Point de mire se poursuit par son matériel semblable et complet au deuxième cycle du secondaire. Il couvre donc de la première à la cinquième secondaire. Ce qui est appréciable. Pixel ne travaille que le premier cycle du secondaire, nous obligeant à chercher ailleurs la suite au deuxième cycle. ERPI n’offre même pas de cahiers au deuxième cycle. Ma fille, sensible aux changements, s’est sentie rassurée de retrouver le même carcan année après année.

Oui il est clair que chez nous Point de mire a la cote. Mais un nouveau joueur s’est ajouté cette année.  Chenelière a sorti le cahier Sommets pour la 1re, 2e et 3e secondaire pour l’instant. Je ne l’ai pas feuilleté encore. Je verrai d’ici quelques années, mon autre fille étant en 4e année du primaire, ce que j’utiliserai dans l’avenir.