Vernissage scolaire et vente de l’oeuvre

Ma grande, qui fréquente maintenant le cégep en Arts, Lettres et Communication, a eu son vernissage il y a près de deux semaines. Le cégep est un minuscule cégep, le programme est encore plus minuscule. Ils ont commencé la session avec 9 étudiants, ils la finissent avec 4. Mais les oeuvres présentées par chacune étaient intéressantes, parlantes, criantes!

L’oeuvre de Lucie-Maud était à son image, pleine de bandes dessinées vivantes et colorées (littéralement des «bandes» «dessinées»), sur un fond plus sombre d’un portrait humain.

Son discours explicatif sur son oeuvre captait l’attention sur les détails et nous amenait dans les méandres de son imagination, de sa personnalité.

Le cégep, par l’entremise du Fonds des arts Desjardins, a acheté l’oeuvre de Lucie-Maud pour l’exposer en permanence au cégep. Donc sur cette liste des oeuvres achetées depuis 2005, figurera le seul nom de ma fille pour l’année 2018.

Toujours aussi fière d’elle et de ses réalisations qui s’accumulent avec les années.

Oeuvre

Texte

Comment fêter sa fin de secondaire en ÉAD

(ÉAD : École à domicile)

Ma grande est rendue au cégep. Elle va bien à l’école, réussit et trouve sa voie tranquillement.

Elle a fait toute sa scolarité, avant cégep, à la maison. Elle n’a mis le pied à l’école aux adultes que pour les examens. Qu’elle a d’ailleurs bien réussis.

Lorsqu’elle était à la maison, pendant son secondaire, elle a hésité un peu en 2e et 3e secondaire , à savoir si elle retournerait à l’école pour finir son diplôme. Elle s’est sérieusement posé la question. Pourquoi? Parce qu’elle voulait un bal des finissants.

Ses études à la maison, ses activités en groupe de soutien, ses sorties éducatives, ses temps libres abondants, tout ça la ravissait de l’école à la maison. Mais manquer l’étape cruciale du passage à l’âge adulte par le bal des finissants, ça la chicotait.

Ma fille est une artiste. Elle s’habille à sa façon, pense à sa façon et agit à sa façon.  Je la voyais mal suivre les conventions tellement collet-monté de la robe à flafla, la limo, l’avant et l’après-bal…

Je lui ai proposé de trouver une façon bien à elle de fêter sa fin de secondaire. Elle a aimé l’idée. Finalement, c’est moi qui ai trouvé l’idée qui deviendra son choix: aller coucher à l’hôtel du Château Frontenac à Québec. Se récompenser en vivant le grand luxe pour une nuit.

Elle aurait souhaité, au départ, y aller avec des amis d’école maison qui vivaient la même fin qu’elle, mais ce sont ses cousines qui l’ont accompagnée, dont une qui était en fin de secondaire aussi. Cela l’a comblée de joie. Elles ont eu bien du plaisir, à ce qu’il paraît. J’aurais aimé être un petit oiseau pour voir ça.  Après 18 ans passés auprès d’elle tous les jours de sa vie, ne pas prendre part à cette petite fête était un peu difficile. Mais nous lui avons fait un souper de félicitations. Et avons regardé ses photos tout en écoutant ses commentaires divertissants sur cette fin d’aventure bien particulière.

Nous avons payé la chambre d’hôtel (probablement l’équivalent de ce que nous aurait coûté un bal des finissants standard), et elle s’est payé le reste du trip.

Je crois qu’il est important de répondre à certains besoins, même en école maison. Ma fille ressentait le besoin de souligner ce passage, nous l’avons fait.  Il y a plusieurs façons de la faire, au moins autant qu’il y a d’aventures d’école maison.  Nous avons trouvé notre formule, et Lucie-Maud en gardera un souvenir impérissable, tout comme d’autres autour d’elle sont retournés à l’école et garderont un souvenir de leur bal standard. Elle aura ainsi bouclé la boucle de l’école maison.  Petits pincements au coeur pour maman, mais pincements remplis de fierté.

Ma nouvelle vie – première partie

Depuis le retour au travail de mon mari, après le congé de paternité il y a deux semaines, j’ai hérité d’un nouveau rythme de vie qui a ses plus et ses moins. Je dois reconduire ma plus vieille au cégep tous les matins traînant tous les autres à ma suite. Il faut donc que nous soyions tous levés, douchés, nourris pour le départ entre 7h30 et 9h25 selon les matins. Un des grands avantages de l’école maison est le fait de ne pas avoir à pousser dans le dos de tous pour être prêt pour un autobus. Je viens malheureusement de perdre cet avantage. Cependant, nous sommes ainsi souvent prêts à nous installer à l’école tôt (avant notre heure de début d’école était 9h30 car nous n’étions pas des lève-tôt) Maintenant nous arrivons presque toujours à nous installer autour de 9h00.

Le vendredi, elle n’a qu’un seul cours de moins de deux heures. Nous n’avons pas le temps de revenir à la maison avant de la reprendre après son cours. Nous allons donc passer ce temps à la bibliothèque municipale de Tracy qui est juste à deux pas du cégep. Les plus vieux y font une heure d’école et une demie-heure de lecture et de recherche de livres. Les plus jeunes arpentent les allées remplies de livres avec les yeux pétillants. Quel choix! Nous sommes d’un petit village où la bibliothèque reste faiblement garnie. Alors celle de Tracy est une mine d’or, jusqu’à ce qu’ils aient lu tous les livres de la collection. Oui je connais aussi la Bibliothèque Nationale, j’y allais avec les plus vieux, mais je n’ai plus le temps de cette éxpédition!

Pourquoi ai-je ajouté Première partie à mon titre d’article? Parce qu’en septembre, en plus du cégep, nous ajouterons des visites à l’école aux adultes pour mon 2e. J’espère qu’il nous restera du temps pour vivre notre école maison pleinement…

 

Première job: le centre d’aide en français?

Premier cours de français au cégep, une courte situation d’écriture est demandée. Au cours suivant, le prof rencontre ma fille pour lui suggérer de donner son nom au CAF comme soutien en français pour les étudiants demandant de l’aide. En plus d’une reconnaissance de ses compétences (qui rejaillit un peu sur moi 😉 ), elle pourra gagner un peu de sous, car c’est un travail rémunéré, et ajouter cette expérience à son cv.

Je suis fière, oh oui!