Pendant le théâtre des grands

Mes deux garçons ont assisté à une pièce de théâtre avec leur grand-mère. Une pièce pour le secondaire et le collégial. Pendant ce temps, il fallait bien occuper les plus jeunes.  La dernière fois, nous n’étions pas préparés. Une tempête nous avait empêchés de quitter les lieux pour nous occuper ailleurs. Cette fois-ci, l’artillerie lourde avait été prévue. Nous avons joué  à TOUS ces jeux 😉

Comme la pièce de théâtre n’était pas encore terminée, les enfants sont allés jouer devant les grands miroirs de la salle d’attente devant les toilettes. C’est tellement amusant de se voir agir comme ça. Un bon 20 minutes de jeu.

 

Oh, en passant, la pièce était de la Comedia dell’arte, Les aventures de Lagardère, une adaptation de Le Bossu de Féval, avec en prime une période de discussion avec les artistes après le spectacle. Mes garçons ont adoré, ils ont ri, ils ont appris. J’ai aussi fait travailler Mathis avec le document d’accompagnement de 3e secondaire. Vraiment une belle expérience, merci à l’organisatrice.

Un club de lecture vraiment original

Les groupes de soutien sont un outil essentiel à notre survie en école maison. La richesse des activités qui y sont offertes permet à nos enfants de développer des intérêts, des passions, des habilités. Les parents sont des mines d’or de connaissance et de créativité.

Une de ces activités est un club de lecture bien original auquel nous participons une fois par mois depuis un an et demi. Une maman de notre groupe nous réunit pour travailler différents aspects du livre, et ses idées souvent sortent de l’ordinaire. Comme cette fois-ci, où les jeunes devaient lire chacun le début, le milieu ou la fin d’un même livre (donc en équipe de trois), pour comprendre combien chaque partie du livre est importante et a ses éléments caractéristiques.

Mon fils devait lire le milieu du roman Les dix petits nègres d’Agatha Christie; ma fille, la fin du tome 1 des Enquêtes d’Alfred et Agatha. Les deux, très bons lecteurs, n’ont pas aimé cet exercice, car ils aiment beaucoup se plonger dans l’univers d’un livre pendant 2-3 heures et le lire ainsi d’une couverture à l’autre. Mais l’exercice était intéressant. Mon fils a découvert l’univers littéraire d’Agatha Christie (il ne connaissait que le film Le crime de l’Orient Express auparavant, qu’il avait fort apprécié). Il a repris la lecture du roman depuis le début tout de suite après la rencontre.

Ma fille, elle, n’a pas aimé cette lecture. Habituée au style Fantasy, le roman d’enquête lui a moins plu.  Elle a décidé de ne pas lire le livre. Il est vrai qu’elle connaissait maintenant la fin.

J’aime que les enfants soient ainsi déstabilisés. Je trouve que cela leur fait faire des découvertes littéraires et personnelles.  Ils le vivent aussi dans le club des adolecteurs, avec les lectures imposées. Ils sont sortis ainsi de leur zone de confort, parfois pour le mieux, parfois pour le pire.

Nous avons exploré de nombreux thèmes, dont les contes de Noël à travers le monde, les écrivains québécois, les bédéistes, les documentaires, les cartes de souhaits, etc. Et le but de faire lire, lire et encore lire est atteint à 110%.

Merci!

P.S. Que font les petits pendant ce temps ?  Ils réussissent souvent à lire calmement pendant une bonne partie de l’activité. Il faut dire que cette activité se déroule à l’étage jeunesse d’une grande bibliothèque. Ils sont tellement beaux.

Comment fêter sa fin de secondaire en ÉAD

(ÉAD : École à domicile)

Ma grande est rendue au cégep. Elle va bien à l’école, réussit et trouve sa voie tranquillement.

Elle a fait toute sa scolarité, avant cégep, à la maison. Elle n’a mis le pied à l’école aux adultes que pour les examens. Qu’elle a d’ailleurs bien réussis.

Lorsqu’elle était à la maison, pendant son secondaire, elle a hésité un peu en 2e et 3e secondaire , à savoir si elle retournerait à l’école pour finir son diplôme. Elle s’est sérieusement posé la question. Pourquoi? Parce qu’elle voulait un bal des finissants.

Ses études à la maison, ses activités en groupe de soutien, ses sorties éducatives, ses temps libres abondants, tout ça la ravissait de l’école à la maison. Mais manquer l’étape cruciale du passage à l’âge adulte par le bal des finissants, ça la chicotait.

Ma fille est une artiste. Elle s’habille à sa façon, pense à sa façon et agit à sa façon.  Je la voyais mal suivre les conventions tellement collet-monté de la robe à flafla, la limo, l’avant et l’après-bal…

Je lui ai proposé de trouver une façon bien à elle de fêter sa fin de secondaire. Elle a aimé l’idée. Finalement, c’est moi qui ai trouvé l’idée qui deviendra son choix: aller coucher à l’hôtel du Château Frontenac à Québec. Se récompenser en vivant le grand luxe pour une nuit.

Elle aurait souhaité, au départ, y aller avec des amis d’école maison qui vivaient la même fin qu’elle, mais ce sont ses cousines qui l’ont accompagnée, dont une qui était en fin de secondaire aussi. Cela l’a comblée de joie. Elles ont eu bien du plaisir, à ce qu’il paraît. J’aurais aimé être un petit oiseau pour voir ça.  Après 18 ans passés auprès d’elle tous les jours de sa vie, ne pas prendre part à cette petite fête était un peu difficile. Mais nous lui avons fait un souper de félicitations. Et avons regardé ses photos tout en écoutant ses commentaires divertissants sur cette fin d’aventure bien particulière.

Nous avons payé la chambre d’hôtel (probablement l’équivalent de ce que nous aurait coûté un bal des finissants standard), et elle s’est payé le reste du trip.

Je crois qu’il est important de répondre à certains besoins, même en école maison. Ma fille ressentait le besoin de souligner ce passage, nous l’avons fait.  Il y a plusieurs façons de la faire, au moins autant qu’il y a d’aventures d’école maison.  Nous avons trouvé notre formule, et Lucie-Maud en gardera un souvenir impérissable, tout comme d’autres autour d’elle sont retournés à l’école et garderont un souvenir de leur bal standard. Elle aura ainsi bouclé la boucle de l’école maison.  Petits pincements au coeur pour maman, mais pincements remplis de fierté.

Septembre

Septembre est passé comme un coup de vent. C’est qu’il y a maintenant de l’action en bonne quantité en septembre. Ils sont rendus trois fêtés à se partager le mois de septembre chez mes enfants. Évidemment la rentrée scolaire exige toujours un peu d’adaptations. Le congrès de l’Association québécoise de l’éducation à domicile avait lieu les 22-23 septembre cette année. La nouvelle loi pour l’éducation à domicile demande la production de papiers officialisant notre année scolaire. Un nouveau local pour des activités en groupe de soutien a ouvert ses portes, et j’y propose quelques animations. Et la cerise sur le sundae: Yann a commencé l’école aux adultes, sur place, un avant-midi par semaine.

Eh oui, un deuxième avec un pas hors de l’école maison.

Il a des difficultés d’apprentissage importantes qui ont comme résultat qu’il est à différents niveaux selon les matières. On travaillait très fort vers l’obtention de son diplôme d’études secondaires, mais je doutais un peu qu’il puisse y arriver. Nous avons eu une première discussion il y a plus d’un an. Je voulais qu’il sache que même s’il n’obtenait pas son DES, des avenues s’offraient à lui pour qu’il devienne «quelque chose» et non «juste un drop-out».

On a fouillé ensemble et il avait,, à ce moment-là, découvert les cours de cuisine en DEP (secondaire professionnel). Plusieurs cours lui tentent. Il aimerait toucher à tout pour devenir un outil indispensable dans une cuisine un jour. Il a vu que pour boucherie, il avait besoin de Maths, Français et Anglais de 3e sec. Et pour les autres choix comme pâtisserie, cuisine générale, boulangerie, etc, il devait réussir ces trois matières de base mais de 4e secondaire. Ces objectifs bien plus réalistes et près de lui en échéance étaient plus motivants.

Une autre discussion s’imposait pour établir un plan de match. Nous avons décidé qu’en français, il était prêt à faire sa 4e secondaire. À ce moment-là, il y a 6 mois environ, il voulait continuer à la maison mais en passant les examens aux adultes comme sa soeur. Moi je voulais qu’il le fasse avec un enseignant attitré pour constater ses besoins de soutien pour les évaluations (ordi, correcteur, tiers-temps de plus…). Finalement, après notre rencontre avec le centre d’éducation aux adultes, nous avons convenu qu’il irait en classe 3 heures par semaine, le vendredi matin, pour travailler son français avec soutien de l’enseignant et d’une orthopédagogue. Oui aux adultes, les services sont disponibles! Ainsi ses besoins sont constatés et l’aide est présente. Il est même possible qu’il puisse obtenir un ordinateur, avec  suite Office et correcteur, fourni par le gouvernement pour la suite de ses études. On croise les doigts.

Petit velours: ils ont trouvé que Yann se débrouillait pas mal bien pour corriger ses textes avec l’aide du correcteur de Word. Lorsque Word souligne l’erreur, il est apte à se poser les bonnes questions et à trouver les réponses avec les règles de grammaire apprises. Il arrive donc à produire un texte avec peu de fautes, faisant en sorte qu’il n’aurait pas droit à Antidote en évaluation parce qu’il est trop bon. Ces mots sont toujours aussi doux à mes oreilles. Au moins, on ne travaille pas pour rien depuis toutes ces années.

En anglais, il passera sous peu le test de classement qui sanctionne les études: le Prior Learning Examination. Lucie l’a passé et a ainsi obtenu, grâce à sa note, toutes les unités d’anglais de 4e ET de 5e secondaire d’un coup sans faire aucun cours. J’ai hâte de voir où se situe Yann dans tout ça, car il a de la misère en français, l’Anglais n’y échappe pas non plus. Mais j’ai bon espoir qu’il réussisse au moins à obtenir ses unités de 4e secondaire. Il ne nous reste qu’à prendre rendez-vous, ils ont déjà reçu les tests.

Ce sont les maths qui clochent le plus. Il commence cette année ses maths de 2e secondaire. Et je l’ai passé en 2e parce qu’il avait déjà fait deux fois sa 1re secondaire. C’est toujours aussi difficile. Mais il avance tranquillement. Je suis triste pour lui que cette matière le ralentisse ainsi à aller vers le DEP. C’est un objectif bien réaliste tout de même. Nous avons changé de programme de maths, de Point de mire, nous sommes passés à Sommets, de Chenelière. Jusqu’à maintenant, ça avance mieux. Ça ne coule pas.

Nous avons appris que le diplôme professionnel qu’il fera comptera pour TOUTES ses autres unités du diplôme d’étude secondaire. Donc avec maths, français, anglais et son DEP, il pourra obtenir l’équivalent de son DES. Ce fut une bien belle nouvelle motivante.

Le seul hic à ce beau tableau 2018-2019? Je quitte le vendredi matin avec la gang au complet. Je vais reconduire Lucie-Maud au cégep pour son cours de 8h00, puis direction diamétralement opposée, je vais reconduire Yann-Salomon  au centre aux adultes pour 8h30 (en repassant devant chez nous). Puis je repars en direction du cégep car le cours de Lucie finit à 9h50 et enfin je retourne chercher Yann, son cours se termine à 11h45. À travers ces taxis, j’ai à peine une heure, soit à la bibliothèque municipale ou à la maison.  Mon vendredi matin est un réel cauchemar.  Surtout que j’ai mes animations à la maison les vendredis après-midis. Et les autres enfants passent la matinée en voiture…  Souhaitons un horaire de cégep plus adéquat à la session d’hiver.

J’aurai bientôt mené un autre enfant au bout de l’école maison. Quel sentiment de fierté mitigé!

 

Élections

Non, je ne vous parlerai pas des résultats de vos élections de lundi. Je vais vous parler des élections des jeunes qui avaient à se prononcer sur une question cruciale: Pourquoi penses-tu qu’il est important de voter?

Une initiative très intéressante et certainement pas désintéressée. Amenons les jeunes aux urnes, montrons-leur comment on fait et pourquoi on le fait. Expliquons-leur que c’est un devoir de voter car nous avons ici, au Canada, au Québec, cette chance de pouvoir voter en sécurité, de pouvoir choisir qui nous gouvernera pour 4 ans.

Les enfants de 3 à 18 ans pouvaient se prononcer sur la question. Ils devaient aller derrière un isoloir, cocher une case sur un bulletin de vote, déposer leur bulletin plié dans l’urne. Exactement le même processus que papa et maman.

Pour faire ce geste si important, ils recevaient un collant d’électeur en herbe et ensuite pour avoir inscrit leur vote, ils recevaient un tattoo « J’ai voté ».

Voici les résultats des votes des enfants dans ma circonscription. Résultat bien plus intéressant à discuter que le résultat des adultes…

À la prochaine élection, amenez vos enfants voter avec vous. Initiez-les à leur devoir de citoyen. C’est essentiel.

Ce faisant, vous ne pourrez pas vous soustraire à VOTRE devoir…

 

Coming-out!

Aujourd’hui, lundi le 3 septembre 2018, j’ai inscrit mes enfants au ministère pour légaliser notre aventure d’école maison. En toute connaissance de cause, j’ai attendu 2 jours passés la date limite… Mon petit côté «rebelle».

Une nouvelle loi est entrée en vigueur le 1er juillet, rendant maintenant l’inscription obligatoire au ministère. J’ai longuement soupiré face à ce détail de la nouvelle loi. J’étais si bien dans mon anonymat. Pas que je pouvais laisser les enfants négligemment flâner sans rien faire de leur journée, pas que je les enfermais dans une légendaire garde-robe, pas non plus que j’avais peur qu’ils ne soient pas aptes à faire face. Non tout simplement pour avoir la sainte paix.

J’ai tellement vu des amies rassembler des tonnes de travaux, mettre des tonnes d’heures, suer des tonnes de stress, pour monter un portfolio qui plairait si possible aux «autorités compétentes» à le vérifier. Des amies qui avaient entièrement confiance en leur projet d’école maison mais qui devaient rendre des comptes à des commissions scolaires (CS) hautement réfractaires à cette réalité. J’ai vu de l’intimidation de la part des CS, j’ai vu la DPJ aller sonner chez ces familles, j’ai vu trop de choses désagréables en près de 17 ans d’école maison.  Moi, mon fils (aujourd’hui adulte) ils ne le voulaient pas à l’école. Alors ils m’ont toujours laissée tranquille, de peur que je le mette entre leurs pattes. Je n’ai par la suite, jamais inscrit les autres. Et nous étions bien.

Des 6 enfants restants à la maison, ma grande est rendue au cégep, en n’ayant jamais mis les pieds à l’école. Je viens d’inscrire mon deuxième à l’école aux adultes. Il a passé l’âge de la fréquentation scolaire. J’ai donc dû inscrire mon 14 ans et ma 9 ans au ministère. Mon préscolaire et mon bébé n’ont pas à être suivis encore pour un bon bout.

Je n’ai aucune inquiétude pour leur rendement. Ils sont doués, capables, réveillés, débrouillards. Je viens seulement d’ajouter une pile de paperasse sur MES épaules. Une pile de paperasse nécessaire pour le gouvernement afin de voir que je leur enseigne un minimum de bon sens, que mes enfants ne le poursuivront pas à l’âge adulte pour négligence, que la religion, si elle prend part à notre vie, n’est pas trop envahissante pour tasser tout le reste. Oui parce que c’est pour ça que le gouvernement a adopté une nouvelle loi: pour encadrer les écoles religieuses illégales. Et il ramasse par la bande les familles d’école maison innocentes, qui pour la très grande majorité, font ça ben comme il faut depuis toujours, mais qui devront dorénavant montrer des preuves de ce comme il faut.

Nous avons eu la chance, il est vrai, de négocier avec un ministre de l’éducation avant-gardiste qui a su pas mal écouter. Nous, je dis nous, mais en fait c’est l’AQED (l’Association Québécoise pour l’Éducation à Domicile) qui nous a superbement représentées, nous les familles d’apprentissage en famille. En étant présente partout, tout le temps, pendant l’écriture de cette loi et des règlements qui ont suivi, l’AQED a réussi à faire en sorte que la nouvelle loi soit assez ouverte quant aux résultats à obtenir avec nos enfants et à la façon d’obtenir ces résultats. Mais malheureusement, cela ne se fait qu’avec la production par le parent d’une pile de paperasse inutile, puisque nous nous savons très bien si nos enfants avancent selon une progression suffisante ou pas.

Car il est évident, oui évident, que notre souhait le plus cher, cher gouvernement, est que nos enfants deviennent de bons citoyens payeurs de taxes.  Oui nous souhaitons qu’ils trouvent leur voie et fassent leur vie, soient heureux, et paient leurs impôts. C’est pour leur donner la meilleure des chances de réussir cela que nous choisissons de sacrifier un salaire et donner notre temps totalement, sans demander rien en retour. Alors vous pensez vraiment qu’on les négligerait?

Mes enfants ne verront pas une graine de différence avec avant. Leurs cahiers, leurs projets, leurs sorties, leurs temps libres, leurs passions, leurs amis, leurs mondes resteront les mêmes, totalement. C’est le mien qui change, qui s’alourdit d’un projet d’apprentissage, de deux bilans, d’un portfolio, d’une rencontre, d’un état de la situation, et tout ça annuellement pour prouver quelque chose que nous savons déjà.

Mais malgré tout ça, ce soir, j’ai poussé le bouton SOUMETTRE sur le formulaire du ministère. J’ai envoyé l’Avis obligatoire d’inscription. Nous ne sommes plus anonymes. Je viens d’être promue secrétaire du gouvernement.

Oncle Paul

C’était les funérailles de mon grand-oncle Paul aujourd’hui. Des funérailles nationales!! Pourtant, pour moi, il a toujours été «mononcle Paul». Il était le frère de ma grand-mère. Que ce soit dans les fêtes de Noël de mon enfance ou dans les funérailles des différents membres de la famille, chaque fois que je le rencontrais, il était pour moi un homme doux qui s’intéressait à moi, qui avait toujours une question à me poser sur comment j’allais ou ce que je faisais.  Je n’ai jamais réalisé l’ampleur de son oeuvre, même si j’en connaissais la teneur, je ne l’ai jamais vraiment réalisé, donc, avant aujourd’hui.

Pendant ces funérailles nationales, tant de dignitaires étaient présents. Déjà ça impressionne. Mais aussi les discours sur cet homme, autant des personnalités connues que de simples participants à la dictée PGL, m’ont fait voir la mesure de ses accomplissements.

Il a fait beaucoup pour l’éducation publique, gratuite, universelle, au Québec. On aurait pu penser qu’il soit vexé que je n’envoie pas mes enfants à l’école, profiter de toute cette chance d’avoir à leur portée une telle école.  Non. Il m’a plutôt félicitée, il y a de ça plusieurs années, de prendre ainsi en mains l’éducation de mes enfants, avec autant de dévouement et de passion. Je comprenais de son message à l’époque qu’il souhaitait que tous les enfants puissent avoir accès à une éducation de qualité, peu importe le moyen d’y arriver. Aujourd’hui, de nouveau, j’ai compris ce message.

Bel hommage rendu. Des chansons de toute beauté, interprétées par Johanne Blouin, Grégory Charles (et choeur parfois), Yves Duteil même (une chanson composée par Yves Duteil pour les 25 ans de la dictée PGL) – superbe dans les mots, superbe dans la voix. Des témoignages touchants, impressionnants.

Merci.

Pour perpétrer son oeuvre, un don à la Fondation Paul Gérin-Lajoie est une bonne idée.

Et n’oubliez pas son message: «Si tu peux y rêver, tu peux le réaliser!»