Thèmes 2017-2018

La période de l’année que je préfère pour l’école à la maison (pas pour les chaleurs horribles – euh torrides !): la planification des thèmes de l’année en anglais, en club nature, en club de lecture, en français… Le temps où je peux fouiller le net pour des livres intéressants, des idées d’activités originales, des mises en situation stimulantes. Le temps où je me permets des achats de livres pour pouvoir réaliser tous ces projets. Le temps où ma créativité est émoustillée. J’aurais le goût de tout faire maintenant, pas attendre au mois de janvier ou avril pour réaliser les activités.

En anglais pour les moyens et les petits, nous travaillerons les thèmes suivants: Pumpkins, Squirrels, Money, Groundhog Day, Books/Alphabet, Faces, Robots, Lost in… a city/Pigs.  Une petite mascotte sera à l’honneur pour chacun de ces thèmes. Je la ferai apparaître au début du thème probablement en réutilisant ma machine à voyager dans le temps. Une petite touche de magie pour les petits.

Pour le club nature, les projets sont moins avancés dans la planification, mais ça devrait ressembler à : Météo, Atomes et molécules, Digestion, Fossiles, Guimauve ou chocolat, Rat musqué et finalement Cochons. Il y a possibilité de changements car mes sujets sont encore au stade embryonnaire.

Dans le club de lecture, nous aurons un gros projet sur Roald Dahl en début d’année. Ensuite, les livres que je souhaiterais exploiter, surtout en lien avec l’éthique et culture religieuse, sont:

  • ABC Montréal
  • Les pierres d’Emma
  • La Tour de Babel
  • Nasreddine

Ainsi que les thèmes sur les poules, sur la fête des morts au Mexique et sur les arts.

Je sais, je sais j’ambitionne. Je n’aurai pas cette énergie. Mais bon, pour l’instant, la créativité s’emballe, c’est mon temps de l’année.  Ensuite nous verrons bien ce qui sera réalisable.  Comme j’ai prévu suivre des cahiers et manuels pour le français de mes enfants, contrairement à d’habitude où je partirais aussi dans des projets dans cette matière, j’aurai besoin de sortir de la routine pour explorer un peu plus dans le club de lecture.

J’ai tellement d’excitation à monter ces projets que j’ai toujours peur que les enfants ne s’y amusent pas. J’ai hâte de voir comment tout ça se déroulera.

 

La soupe aux épices

En ce 15 décembre, c’était la fin d’un double club nature sur les épices. Il y a un mois, j’avais préparé une activité découverte des épices du livre La soupe aux épices de Gaëlle Perret, publié aux éditions Les P’tits Bérets. Ensuite, les familles sont reparties préparer une présentation orale sur une épice du livre, reçue au hasard.

Lors de la première journée, j’ai lu la mise en situation de l’histoire: la présentation des personnages, du lieu et de la raison derrière le voyage que le personnage entreprendra. Il part donc à la recherche des épices nécessaires à la soupe de sa mère. Le livre nous en apprend très peu sur ces épices. Quelques détails rares, par-ci, par-là. C’est vraiment l’histoire qui captive, l’histoire d’un voyage, d’une aventure, d’une quête.  Comme le livre est très long à lire, il ne pouvait pas servir de simple introduction à une activité. C’est pourquoi j’ai décidé de l’exploiter autrement. J’ai lu, comme dit précédemment, l’introduction, puis j’ai décidé de leur faire découvrir les épices en survol, tout en utilisant leurs sens. Chaque enfant avait aussi un petit livret d’exploration, question de garder une trace écrite de leur aventure. Pour chaque épice, l’enfant devait l’identifier, la dessiner entière, en donner une appréciation de la senteur, donner le pays de provenance dans le livre et la partie du végétal utilisée pour aromatiser les mets.

Quatre ateliers en rotation étaient animés. Le premier servait, comme souvent, la gourmande en moi. La confection de macarons à la noix de coco, avec exploitation sommaire de la noix. Les enfants ont donc pu goûter la noix de coco fraîche et l’eau de coco, s’ils le désiraient. Puis ils façonnaient la boule de coco à mettre au four. À la fin de l’après-midi, ils ont pu manger leur petite collation. Le sens du goût était ici visé, vous l’aurez deviné. Voici la recette utilisée: Macarons à la noix de coco.

Le deuxième atelier portait sur les différentes parties de la plante dont on se sert comme aromate. Les douzes «épices» du livre se sont retrouvées, dans leur forme entière, sur un cabaret. Les enfants devaient premièrement identifier les épices. Pour ce faire, ils pouvaient observer, sentir, toucher. Deuxièmement, ils devaient choisir l’image qui correspondait à la partie de la plante utilisée. Enfin, ils devaient donner le nom de cette partie de plante. Voici une image du plateau d’épices à identifer, ainsi qu’une idée des images et mots à placer sous les bonnes épices. Si vous voulez utiliser mes étiquettes et images, les voici: Étiquettes et images des parties de la plante.

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p1060777Le troisième atelier misait presqu’exclusivement sur le nez des participants. Dans de petits pots, il y avait toutes les épices sous leur forme moulue. Recouverts d’un treillis serré laissant passer l’arôme mais permettant d’éviter les renversements, les petits pots étaient numérotés pour faciliter l’identification à l’aide des étiquettes. Par déduction, les enfants arrivaient sans trop d’indices à correctement les associer. Il faut dire que plusieurs cuisinent avec leur maman à la maison 😉

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Enfin le dernier atelier travaillait le côté géographique de l’aventure. p1060793Les enfants devaient situer, sur une carte du monde, l’endroit où les épices du livre étaient récoltées. Plusieurs enfants sont assez jeunes dans le groupe, ce qui a donné un peu de fil à retordre à certaines équipes. Mais ils ont réussi à tous faire le travail avec intérêt et attention.

Voici l’installation de deux des ateliers (le 2e étant caché derrière la table)

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Cette façon de fonctionner en rotation d’ateliers est vraiment positive. Chaque fois que ce moyen d’animation est utilisé, les enfants participent avec enthousiasme. Selon les sujets, ce n’est pas toujours possible. Mais disons que j’essaie d’utiliser cette façon de faire assez souvent.

Après cet atelier, les enfants avaient un devoir. En famille, ils devaient préparer une présentation orale sur l’épice pigée au hasard. Je leur avais donné des pistes de travail: l’origine du mot, la culture, l’histoire, la production mondiale, la commercialisation, les vertus, des anecdotes, etc. Ils pouvaient suivre ces pistes, en ajouter et en enlever. Je voulais qu’ils joignent un support visuel à leur présentation. Comme d’habitude les présentations ont été très intéressantes. Elles ont été plus standards utilisant, pour la plupart, le support d’une affiche ou affichette. Mais elles faisaient toutes le tour complet de l’épice présentée.

Mes enfants avaient pigé le girofle. Ils ont décidé de faire un lapbook en forme de clou de girofle et de présenter chacun quelques livrets d’informations.

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Le travail d’équipe a été ardu, la collaboration hésitante. Leurs intérêts et fonctionnements sont à des lieux l’un de l’autre. Mais ils ont fait une présentation d’un peu plus de dix minutes assez calmement (avec la fatigue de la journée, Lili a décrété qu’elle ne travaillerait plus jamais en équipe avec son frère, mais bon, elle oubliera bien vite cette rancoeur).

Voici le lapbook qui se déplie en fleur de giroflier. La carte du monde de la première image se roule et se glisse dans le tube central.

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Le lapbook refermé et tenu en bouton de fleur par des rubans imitant les sépales persistantes. Une pomme d’ambre telle que décrite dans le livret Mythes et Légendes.

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Avant chacune des présentations, je lisais la partie du livre qui se rapportait à l’épice. La lecture, très longue, était ainsi plus facile à digérer.

En parlant de digestion, j’oubliais presque de vous parler du repas communautaire que nous avons fait. Chaque famille devait préparer un mets mettant en vedette l’épice pigée. Nous nous sommes régalés d’un repas de roi. Voici les plats apportés: muffins à la cardamome, muffins à la courgette, à la carotte et à la muscade, pain aux épices et au girofle, jus de pomme chaud à la cannelle, thé chaï au poivre, salsa à la coriandre et nachos, bouchées de boeuf sauce au poivre, bouchées de quinoa tex-mex, riz aux légumes et au girofle, salade de carotte et cumin, jambon piqué de girofle, petits gâteaux alsaciens à la badiane, biscuits au gingembre et crème glacée maison à la vanille. Sans oublier la fameuse soupe aux poireaux et aux épices de l’histoire.

Oh oui! c’était aussi bon que ça en l’air! Et ce magnifique buffet a servi de repas de Noël à notre belle gang du club nature.

 

Le nez qui pique

En préparation du prochain club nature sur le monde des épices (enfin de quelques épices et non-épices présentées dans le livre La soupe aux épices de Gaëlle Perret), j’ai le nez qui pique, les joues qui frisent.

J’ai mis en pot la poudre de 12 substances odiférantes. Je crois que mon cerveau ne sait plus trop quel signal olfacif saisir.

Un dodo s’impose, question de reposer ce sens.

Je reviens vous parler de l’activité bientôt. L’activité a lieu vendredi.

Au coeur de l’oeil

À notre dernier club nature, nous avons étudié l’oeil. Je voulais aller ailleurs que dans les illusions d’optiques que souvent on travaille avec le thème de l’oeil. Je voulais qu’on voit (!) l’anatomie mais aussi comment cette anatomie fonctionne.

J’ai commencé par les faire rire avec mes niaiseries question d’attirer leur attention car la prochaine heure allait être assez chargée d’information sérieuse. J’ai pris le crâne de mon squelette et j’ai retiré ses yeux. Il ne pouvait ainsi plus voir. À tâtons, il a cherché ses yeux. Lunettes avec yeux qui bougent, lunettes avec yeux holographiques, yeux qui bougent plats utilisés pour le bricolage, rien ne lui permettait de voir. Finalement il a fouillé dans un bol de yeux globuleux au chocolat et au caramel, en a posé deux sans succès dans ses orbites. Les enfants ont pigé chacun deux yeux dans le bol afin de trouver les yeux du squelette cachés dans le bol. Ils avaient ainsi la bouche occupée par une dégustation de chocolat et caramel et les oreilles bien attentives aux explications qui ont suivi.

Premièrement, nous avons parlé de l’évolution de l’oeil, du simple détecteur de lumière à l’oeil élaboré des humains. J’ai utilisé le livre Eye to Eye de Steve Jenkins pour illustrer mes propos. J’ai aussi utilisé une image récapitulative prise sur le net. Il était intéressant de voir que même aujourd’hui, dans le développement foetal, l’animal peut passer par certains des mêmes stades que l’évolution de l’oeil à longue échelle. 

Ensuite à l’aide du modèle en 3D, j’ai parlé de chacune des parties de l’oeil. Encore une fois, plusieurs images ont soutenu l’explication, dont celle-ci pour expliquer la macula, la fovéa et la tache aveugle. On peut trouver de nombreux livres sur le corps humain ou l’oeil en bibliothèque.   Mais Le corps humain de David Macaulay, je me le suis acheté. Il est bien illustré et facile à comprendre. J’aime beacoup le fait que ce soit des dessins simples et accessibles. Le site de Hugo l’Escargot est intéressant pour que l’enfant puisse lui-même lire l’information.

Enfin la partie théorique s’est terminée par une explication de la vue: formation de l’image sur la rétine. J’avais encore des images pour expliquer la formation de l’image floue lors de troubles de la vision comme la myopie ou l’hypermétropie.

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Enfin, après cette partie théorique assez dense (que les enfants ont écouté avec grande attention, ils sont tellement champions), ils ont fait la rotation de 4 ateliers.

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Le premier était une feuille récapitulative de l’évolution de l’oeil. Les yeux des différents stades de l’évolution étaient découpés et la feuille avec les informations relatives à ces stades d’évolution était vierge. Il ne leur restait qu’à coller les yeux au bon endroit et de relier les stades entre eux. Si cet atelier était terminé d’avance, l’animateur de ce groupe pouvait présenter le livre À qui sont ces yeux? qui fonctionne sous forme de devinettes (on voit un oeil en très gros plan et on devine à quel animal cet oeil appartient, puis on ouvre le rabat pour découvrir l’animal et une courte explication).

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Le deuxième atelier était d’illustrer l’inversion de l’image par la lentille qu’est le cristallin. Pour ce faire, nous avons observé le test du verre d’eau qui inverse le sens de la flèche. Nous avons observé le phénomène en vrai, mais on peut aussi voir celui-ci sur youtube. La deuxième partie de cet atelier était de revenir sur la notion de cônes et de bâtonnets. Pour ce faire, j’ai utilisé le test du daltonisme. (chers parents, je vous annonce qu’aucun de vos enfants n’était daltonien 😉  ) Les enfants arrivaient très bien à me nommer les nombres à la lumière de la pièce, mais lorsqu’enfermés dans une chambre totalement noire construite pour l’atelier, ils se sont rendu compte qu’à la noirceur, il n’était pas possible de discerner les couleurs. Avec un peu de lumière, ils percevaient la forme des ronds, mais ceux-ci étaient perçus gris, illustrant l’adage qui dit «La nuit tous les chats sont gris».

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Le troisième atelier était sur le camouflage. L’animateur de cet atelier utilisait le livre M’as-tu vu? qui fonctionne sur le même principe de devinettes que l’autre livre cité précédemment.

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Enfin le quatrième atelier, le plus apprécié des groumands, était de fabriquer un oeil mangeable. Sur un biscuit digestif rond de bonne grosseur, les enfants utilisaient les mini-tubes de glaçage pour dessiner les différentes membranes et parties de l’oeil. Un bout de réglisse collé par du glaçage épais tenait lieu de nerf optique. Avec l’aide d’une image, les enfants ont pu réaliser leur collation qu’ils ont dévorée avec grande hâte. Cet atelier permettait de revoir la théorie sur l’anatomie de l’oeil, et à part les noms parfois complexes à se rappeler, ils avaient assez bien retenu le cours magistral du début.

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En réinvestissement à la maison, j’ai envoyé une feuille d’anatomie. Ils peuvent identifier les parties de l’oeil et ainsi garder une trace écrite de leurs apprentissages.

 

Club nature: les arbres

Hier après-midi, nous avons eu notre premier club nature de l’année. J’ai choisi la plupart de mes thèmes du club nature en fonction des albums que je souhaitais raconter.

 Donc notre premier album était  L’arbragan de Jacques Goldstyn (oui oui le même que pour Les Débrouillards)

C’est une histoire un peu triste qui aborde la vie et la mort d’un grand chêne, mais qui se termine sur une belle note colorée. C’était l’amorce pour parler de la vie des arbres.

Première étape: Les anneaux de croissance, ou les cernes.  Nous avons observé les anneaux de croissance d’un arbre sur une affiche que j’avais fait venir il y a plusieurs années de International Paper. Le lot d’affiches (9) était gratuit, et était produit pour les enseignants pour faire la promotion d’une gestion saine de la forêt. Nous avons alors pu observer les événements de la vie de cet arbre comme ils se sont inscrits dans ses cernes. Ensuite, j’ai fait circuler des morceaux de tronc pour que les enfants puissent observer en vrai. Sur certains morceaux, les anneaux étaient très rapprochés, sur d’autres très éloignés. Nous avions vu que cela pouvait être dû aux bonnes et mauvaises années de croissance selon les aléas de la vie de l’arbre. Mais nous avons pu montrer que cela dépendait aussi de la sorte d’arbre, certains poussant rapidement d’autres plus lentement. Cela influençait le poids de la tranche de bois. La petite tranche était nettement plus lourde que la plus grosse des tranches.Puis avec une feuille imprimée, les enfants ont colorié l’anneau de l’année où ils sont nés sur les cercles de vie de l’arbre illustré.p1060498p1060504-2p1060533 p1060534 p1060535

Deuxième étape: Nous avons continué la leçon en parlant de l’anatomie de l’arbre. Comment l’arbre fait pour accumuler ces cercles de vie. À l’aide d’unp1060537schéma de circlation de la sève (trouvé dans le livre Découvrons les arbres de la collection Activités Nature des éditions Michel Quintin), j’ai expliqué le rôle des racines, des feuilles et la composition du tronc. Pour mieux illustrer mes propos, j’avais fabriqué un tronc vulgarisé. Avec le schéma de l’intérieur d’un tronc et ma «création tronc» (composée des mêmes couleurs pour une meilleure facilité de transfert), nous avons pu remplir la feuille imprimée (trouvée dans le même livre Découvrons les arbres)

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Avec ce tronc fabriqué, je peux démontrer que le bois du centre peut pourrir avec le temps et l’arbre se retrouve creux (le centre de papier chiffoné s’enlève) Et ensuite les enfants ont pu le voir sur un vrai morceau de tronc.

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bourgeon-liegeTroisième étape: La coloration et la chute des feuilles. Il y a quelques années, j’avais fait venir une trousse d’animation sur les arbres du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke. J’ai pu enfin l’utiliser. En parlant de la coloration des feuilles à l’automne, j’ai utilisé ce schéma de la trousse d’animation qui montre que lorsque le liège se forme à la base du pétiole, le bourgeon de l’année suivante est déjà présent. Nous avons pu l’observer aussi sur une branche de peuplier ramassée sur mon terrain.

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Après la pause, le reste de l’activité s’est déroulée dehors. Une belle journée ensoleillée et fraîche, mais très agréable en habit d’été,  nous a permis de bien profiter de la cour.

Quatrième étape: Les feuilles et les aiguilles. Après avoir identifié les différentes parties de la feuille simple et de la feuille composée, j’ai expliqué ce qu’était une clé d’identification. Puis les enfants sont partis à la recherche de feuilles et d’aiguilles pour remplir les petites cases de mes affiches (feuilles simples, entières, dentées,… aiguilles en faisceaux, à écailles, plates, carrées,…).

Ce matin, ma fille avait du cheerleading. En sortant du local, sur le chemin de la voiture, elle ramasse une feuille, elle dit à son père de m’appeler et me donne toutes les caractéristiques de la feuille ramassée. Elle ne semble jamais écouter, elle dérange souvent, mais mosus elle entend tout et surtout retient tout. En étant ainsi son «enseignante», je développe une énorme compassion pour ceux qui ont été les miens pendant toutes ces années où il était sans cesse écrit dans mes bulletins: «Réussit bien mais dérange beaucoup en classe»

Planification toute en lecture

Avec l’anglais en groupe, le français de Mathis et Lili, le club nature, les Adolecteurs et quelques activités de club de lecture, où j’utilise de nombreux romans, albums et textes pour mes animations, mon été se passe sous le thème de la lecture. Depuis le début de l’été et pour encore plusieurs semaines, ma principale activité sera de lire. On pourrait trouver pire occupation.

Mais je trouve difficile de m’arrêter pour lire. On dirait que je ne travaille pas à planifier. On dirait que je paresse et que je perds mon temps. Pas besoin de me convaincre que ce n’est pas le cas. Ma raison sait que je dois le faire et que c’est utile et nécessaire… et plaisant, je sais.  Mais je suis habituée à fouiller le web, créer du matériel, chercher des idées, exploiter un fil conducteur; pas simplement lire.

Et disons-le franchement, si je suis dans le divan occupée à lire, pour les enfants, je ne travaille pas, donc ils peuvent me déranger. Je suis rarement tranquille longtemps.

En plus, tout au long de ma lecture, des lumières s’allument pour éclairer des pistes d’exploitation. Cela rend la lecture moins fluide, moins libre. Je dois prendre note de ces explorations possibles car sinon je vais les oublier avant la fin de ma lecture. Mais, alors, la magie du monde imaginaire créé par la lecture s’efface quelque peu.

Ma planification avance bon train. Un peu plus lentement que voulu, mais bon, avec mon mari en vacances depuis deux semaines, m’arrêter pour lire est moins facile.

En anglais en groupe, mes thèmes sont fixés, les lectures sont presque toutes choisies et les exploitations bien avancées.

En français pour Mathis et Lili, nous continuons le tour du monde. Après avoir lu des livres qui englobaient le monde au complet, nous tombons cette année dans la visite des continents l’un après l’autre. La séparation de mon année en continents est terminée. Plusieurs lectures sont choisies, certaines lues et préparées. Ça avance.

Plusieurs lectures du club nature sont achetées et reçues. Un petit cadeau tellement affectueux de la part de ma bande de mamans a aidé à voir à cette dépense. Je suis vraiment excitée de mes choix. J’espère que les enfants le seront tout autant.

Les romans des Adolecteurs sont plus longs à lire, plus de la moitié des livres sont arrivés. un est lu. Je sais, je retarde sur ce sujet, mais j’y arriverai, j’entame le deuxième aujourd’hui.

Finalement, au cours de ma planification, je tombe sur des lectures que j’aimerais exploiter en groupe. Alors j’organise une activité et je lance l’invitation.

Vous ai-je dit que cela me rend heureuse? Je m’installe de plus en plus confortablement dans la littérature jeunesse. Que de belles découvertes encore à faire!

Qui a peur des araignées?

C’est par cette question qu’a commencé notre club nature sur le thème des araignées. Évidemment plusieurs, dont moi, ont levé la main.

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Je les avais accueillis avec ma mascotte, qui n’avait pas de nom à ce moment. Les enfants qui le souhaitaient pouvaient la flatter. Quelques uns l’ont fait sans problème, d’autres l’ont fait avec réticence et certains n’ont pas voulu lui toucher.

J’ai voulu, donc, remettre les pendules à l’heure de la vérité: distinguer les faits et les opinions sur le dos des araignées.

Dans le club nature, j’essaie de permettre aux enfants d’accumuler des connaissances dans différents domaines scientifiques, mais je veux aussi qu’ils développent des méthodes de travail, des outils de réflexion, un esprit critique. Faire la différence entre un fait et une opinion est un pas majeur sur le chemin de la réflexion. Bien sûr, vous vous rappelez que le groupe est jeune: majoritairement du premier et deuxième cycle du primaire. L’exercice était donc pleinement adapté à ce public. L’idée a été trouvée en anglais sur Pinterest, puis adaptée en français et préparée par moi. Voici les documents pour réaliser cet exercice: Araignée    Faits-opinions

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La deuxième partie a servi à faire la différence entre les araignées et les insectes. Pour ce faire, j’ai utilisé la théorie des ensembles, très peu travaillée de nos jours au primaire. Nous avons fait un diagramme de Venn où l’on voyait d’un côté les caractérisques des araignées, de l’autre les caractéristiques des insectes et au centre, les caractéristiques communes. J’ai pris les images à découper et à coller sur internet, par Google images et dans un cahier de Teacher’s Ressources.  J’ai fait tracer le diagramme avec un couvercle de plastique sur une feuille 8½ » X 14″ et demandé aux enfants de hachurer les deux cercles de deux couleurs de surligneur pour bien visualiser que la section centrale appartient aux deux ensembles. Diagramme de Venn

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Question de revenir sur le sujet insecte/araignée, j’ai envoyé aux parents deux feuilles de révision et de traces écrites prises dans des cahiers que j’avais à la maison. Araignée-Insecte Est-ce un insecte?

Nous avons travaillé deux clubs nature complets sur les araignées. À chacune des deux rencontres, les enfants ont fabriqué une collation. La première fois, ils ont fait des araignées pretzels comme en anglais il y a un an. Puis à la seconde rencontre, ils ont fabriqué des toiles en pretzels et chocolat. J’ai placé un dessin d’une toile de bon format pour la collation dans un sac Ziploc. On a placé ce dessin sous la feuille de papier parchemin, assez transparent pour voir la toile au travers.

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Les enfants ont posé des bâtonnets de pretzel sur chacune des branches de la toile et un adulte a mis le chocolat en spirale. On a essayé avec les premiers enfants qu’ils mettent eux-mêmes le chocolat mais cela a fait de bons dégâts alors on est revenu sur notre décision.
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J’avais aussi préparé des araignées-Whippet (le biscuit guimauve-chocolat). Je l’ai posé au centre de leur toile avant de leur donner leur collation. Nous avons attendu que tous les enfants soient servis et, au signal, on a tous «effouaré» nos araignées du poing en lien avec notre question de départ. Ok pas très «amis de la nature», mais on a bien ri.

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À notre deuxième rencontre, comme la première rencontre a été faite près de l’Halloween, la deuxième était près de Noël. Ma mascotte avait maintenant un nom: Martha et portait un habit de circonstances.

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Lili et moi étions aussi peignées pour le thème avec nos huit couettes. Les miennes ont fini en tresses pour voir ce que je préférais entre les deux façons.

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Après un retour rapide sur la matière de la dernière fois, nous avons lu L’araignée et sa toile (voir l’image à la fin de l’article). Ensuite nous avons observé différentes sortes de toiles dans le livre Ça grouille autour de moi et sur des photos prises sur mon terrain et sur le web. Nous avons aussi parlé que certaines araignées, bien que produisant de la soie comme toutes les araignées, ne tissent pas de toile pour attraper les insectes. Mais elles peuvent utiliser leur soie pour faire un nid douillet, comme la mygale vue dans la revue Vie Sauvage #102. C’est à ce moment que les enfants, par petits groupes, ont tissé leur toile de chocolat. Pendant qu’un groupe s’affairait à la cuisine, les autres coloriaient l’anatomie de l’araignée trouvée dans Animal Anatomy on File et dont j’ai traduit les noms des parties du corps.  Anatomie Araignée

Au retour de la pause, les enfants ont observé des sacs d’oeufs d’araignée que j’avais cueillis sur mon terrain quelques semaines auparavant.

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Cette observation nous a mené à la découverte du cycle de vie de l’araginée. Le livre Les araignées, des schémas pris sur le web (Life-cycle-of-a-spider ou celui ici plus bas), des photos prises sur le terrain… Plusieurs ressources ont permis aux enfants de se créer leur propre cycle ou de colorier un existant.

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Voici les livres qui ont servi pour les images clipart et les schémas, comme celui de l’anatomie:

Les araignées Affiche insectes et autres bêtes Les araignées Animal anatomy on file Les araignées Bugs thematic unit Les araignées Bugs Les araignées Ça grouille autour de moi

Les livres qui ont servi pour les photos de toiles, de nids, du cycle de vie…:

Les araignées La toile Les araignées Vie sauvage les mygalesLes araignées

Les livres de lecture, un documentaire et un narratif, à lire seule, pour Lili, 7 ans, bonne lectrice (Mathis, 11 ans,  a aussi lu et apprécié le Savais-tu?):

Les araignées Savais-tu Livre Samuel dans la toile