Le pic flamboyant

J’ai aperçu hier un pic flamboyant sur l’arbre devant ma fenêtre de salle à manger. Pas assez rapide pour le montrer à fiston avant qu’il ne s’envole (l’oiseau pas fiston 😛  ), j’ai pris mon livre Les oiseaux de chez nous et j’ai montré à Elliot l’oiseau que j’avais vu.

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Il part, prend une feuille et un crayon et me fait ce dessin, sans modèle, sans aide:

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C’est moi où il a une idée conceptuelle forte pour un deux ans trois quart?

Tourterelle triste au nid

Je me promenais sur le terrain et je trouve cette coquille d’oeuf par terre. À peine assez grosse pour couvrir le bout de mon pouce et d’un blanc immaculé. Cela m’a surprise car nous sommes quand même à la toute fin du mois d’août, donc tard pour une couvaison. Je lève les yeux au-dessus de moi et, dans les branches du peuplier, il y a une tourterelle triste qui me regarde. Son nid est très sommaire, il semble fragile. On voit sur la première photo sa tête et son oeil qui me fixe. Sur la deuxième on voit plutôt le dessous de sa queue qui est blanc. Puis sur les deux autres on peut observer et la tête et la queue sur la même photo mais il faut vraiment bien regarder. Je ne pouvais pas m’approcher d’aussi proche que pour le merle, car son nid était plus haut que celui du merle (atteignable sur la pointe des pieds) Il m’aurait fallu un escabeau et je ne voulais pas trop déranger l’oiseau.


J’ai lu par la suite, dans mon livre Les oiseaux de chez nous d’Angèle Delaunois, que la tourterelle triste pouvait avoir deux couvées et plus par été. D’ailleurs elle ne couve que 14 jours ce qui est assez court et permet donc plusieurs couvées par été. Ce qui explique une couvaison si tardive. Les bébés sont nourris de «lait de pigeon», sorte de bouillie nourrissante sécrétée dans le jabot des parents.

J’ai aperçu ce nid dimanche matin, quelques heures avant le déluge et les très fortes rafales de vent qui ont fait tomber un nombre incalculable de branches. Je ne suis pas retournée voir encore…je crains un peu…

Je vous reviendrai avec des nouvelles et peut-être des photos des petits, qui sait?

J’aime bien ce livre, car les photos sont claires, et les textes intéressants et complets. Mais bon je sais qu’il date un peu (1990) et que sur les oiseaux on peut retrouver plusieurs documents captivants.

Charognard je suis!

Hier matin, alors que nous déjeunions (vers 9h30 😉 j’ai aperçu dans le champ derrière chez nous un grand oiseau brun aux ailes ouvertes, comme s’il était blessé.  Et deux corneilles tournaient autour.  Après quelques minutes d’observation, j’ai remarqué que c’était plutôt un oiseau de proie qui se bataillait une carcasse avec deux corneilles.  L’envergure des ailes ouvertes a dû être assez impressionnante pour les corneilles, car elles sont parties.

Il n’en fallait pas plus pour que notre journée d’école débute par une aventure extérieure à la découverte de cet oiseau et de sa carcasse! Manteau, bottes de pluie, jumelles et caméra enfilés, nous étions partis.

Nous avancions de 10 mètres, nous nous arrêtions, je prenais des photos, et nous continuions.  Nous avons pu avancer assez proches pour le voir clairement, puis il s’est envolé…Très majestueux!  Et à la façon qu’on les urubus, il s’est mis à planer en tournoyant juste au-dessus de nos têtes.  Nous le dérangions pendant son repas et il n’appréciait pas.

Je suis allée voir la  »proie » qui semblait quand même assez grosse: c’était une tête de vache!  Bon j’habite au fond d’un rang de campagne, entourée de fermes laitières, mais quand même, une tête de vache pas encore totalement décomposée et assez fraîche pour être mangée par un vautour…

Ceux qui me connaissent savent que j’aime bien ramasser des squelettes ou des carcasses à bouillir pour récupérer les os, pour l’animation des sciences naturelles.  Alors j’ai fait une  »charognarde » de moi-même et j’ai emporté la tête de vâche sur mon terrain, loin de la maison.  Je pourrai ainsi récupérer le crâne lorsqu’il serait fini de…bon vous savez quoi!

Je vous épargne la photo en direct, mais si vous voulez voir cliquez le lien: Tete de vache

Voici une photo rapprochée de l’urubu en vol
EnvolUrubu
et une autre de l’urubu sur sa «proie». Cliquez, elle est vraiment impressionnante la photo!
Urubu

J’aime la liberté d’explorer de l’école à la maison. Mon fils m’a dit: »Maman on dirait que nous sommes dans une émission des Frères Kratt! »