Maths au secondaire

Ça y est, j’ai sorti le cahier Pixel de nos vies!

Je n »arrivais pas à l’apprécier.  La matière est bizarrement présentée prenant vraiment un chemin totalement différent de Point de mire. La section algèbre était vraiment trop faible et courte, je complète maintenant avec Point de mire. Yann arrivait à l’examen du chapitre de l’algèbre mal préparé et ça ne me plaisait pas. J’ai sorti l’autre cahier, et nous en sommes à consolider la matière.

Dès son passage en 2e secondaire, je continue avec Point de mire. Il en est capable, je crois même qu’il se sentira mieux avec ce programme.

Mathis termine son cahier de 2e secondaire et passera au cahier de troisième secondaire dès septembre. Point de mire de CEC aura été notre programme fétiche pour les maths du secondaire. Je viens de voir que Chenelière a sorti aussi un nouveau cahier Sommets. Je ne sais pas si je devrais le feuilleter ou m’en tenir à ce que j’apprécie déjà…

Lucie termine son 2e cahier de maths de 4e secondaire aux adultes. Ça va super bien. Alors je crois que Point de mire les préparera bien à faire le saut eux aussi.

Parfois, il me prend de réfléchir à ce que j’utiliserai pour Lili au secondaire alors qu’elle sera en 4e année en septembre. Il y a tant de nouveaux programmes qui arrivent sur le marché. Point de mire en est déjà à sa deuxième édition de ses cahiers 1 et 2. De nouveaux corrigés à se procurer évenuellement. Donc je vais attendre et me concentrer sur une année à la fois.

De plus, comme cela fait trois enfants qui passent par les mêmes cahiers, je commence même à connaître où sont les erreurs du corrigé 😉

 

 

Maths première secondaire

Jamais deux sans trois.

Dans les articles de réflexion, c’est aussi le cas.

J’utilise les cahiers d ‘apprentissage Point de mire de CEC pour mes jeunes du secondaire en maths. Ils sont remplis d’exercices variés et travaillent très fort sur la résolution de problèmes qui sont de plus en plus complexes. Mais pour mon fils dyspraxique, je trouvais le programme trop poussé. Pixel de ERPI est bien plus facile. J’ai donc décidé de lui faire utiliser Pixel plutôt que Point de mire.

Après près d’un an d’utilisation, sa première secondaire n’est pas encore terminée. Oui, il a de la difficulté en maths, mais ce n’est pas tout. Pixel, je me suis rendu compte avec le temps, travaille de façon plus manuelle la géométrie. Alors qu’avec Point de mire, les jeunes ne font presque pas de manipulation de compas, avec Pixel, près de la moitié du cahier nécessite le compas et autres outils de géométrie.

Le problème est que ses difficultés d’apprentissage sont reliées à sa dyspraxie. Donc il fait face ici à une situation très négative pour son estime de lui-même. Il n’arrive tout simplement pas à faire ses manipulations géométriques. Je ne changerai pas le programme à ce point-ci. Il termine cette semaine la géométrie et commence l’algèbre. Mais ma réflexion portera sur l’utilisation de Pixel en 2e secondaire. Je vais le feuilleter sérieusement sur ce sujet particulier.

Sinon, j’hésite à le faire essayer Point de mire. J’ai peur qu’il doive passer deux ans sur un seul cahier à cause du niveau de difficulté. J’avais l’intention de le faire passer aux cahiers du secteur des adultes à partir de sa 3e secondaire. Peut-être devrais-je lui faire utiliser ces cahiers dès la deuxième secondaire? En tout cas, j’ai au moins une certitude pour lui, il est hors de question de revenir au programme avec manuels. La découverte des cahiers d’apprentissages a été une révélation pour soutenir à travers la dyspraxie. Mais la suite???

Science 3e secondaire

Je crois que nous avons atteint la limite du travail en famille. Les sciences sont faites en famille avec les trois plus vieux depuis 7 ans. Mathis suivait à un niveau plus avancé, Yann était de son niveau et Lucie-Maud revisait sa matière. C’était bénéfique pour chacun. Et plus amusant.

Mais Yann n’arrive plus à suivre la cadence. En maths, il est encore en première secondaire. Et ce n’est pas facile. Alors les sciences de troisième secondaire, qui ont leur lot de formules et de calculs, de compréhension physique et mathématique des phénomènes, ne sont plus dans ses capacités. Il vit des échecs, à répétition, dans les évaluations et ne réussit plus à suivre dans les cours non plus. Les deux autres niaisent pendant que je dois expliquer pour la quatrième fois une notion qu’il est le seul à ne pas comprendre. C’est triste pour lui, mais en même temps, la situation présente est si négative et ne lui apporte que de la déception.

J’ai fait la première coupure hier. Il était fâché et triste à la fois. Pas facile de prendre une décision, pas facile d’en accepter les conséquences. Je ne sais pas si c’est permanent. Je savais que cette séparation s’en venait. Lucie-Maud commencera éventuellement ses sciences de 4e secondaire aux adultes (elle doit finir ses maths de 4e sec. avant). Donc de toute façon, elle quittait ces leçons en famille d’ici queqlues mois. Et Mathis est très rapide. Le faire aller à la vitesse de Yann serait de la torture pour lui, incapable d’attendre son tour.

Est-ce que je donne du temps supplémentaire à Yann, un genre de rattrapage, en surplus des périodes familiales? Ou est-ce que je continue séparément pour les trois? Dans un cas, j’ai plus de travail, mais on finira l’année sur une note positive, il n’aura pas quitté le groupe de leçon familiale. Dans le second cas, il vivra des réussites à sa mesure, mais il restera amer de ma décision. Soupir.

Toutes ces réflexions sont normales, je sais. Arrivés en milieu de secondaire, il est très normal que les forces et faiblesses de chacun les amènent à vivre les matières différemment. Je le savais, mais je n’étais pas encore rendue à en prendre conscience. Et on a frappé le mur.

Je dois dire aussi que le cahier Systèmes de 3e secondaire n’approfondit pas assez les explications de certaines notions. Lorsqu’il n’est pas possible de comprendre avec la première explication, il n’y en a pas d’autres pour broder autour afin de permettre la construction d’une notion solide. J’aime toujours cette collection, la présentation. J’ai eu encore de nouvelles preuves que la façon de présenter la matière était plus claire  dans ce cahier que dans d’autres. Mais, par exemple, dans le chapitre sur les ondes, on manque cruellement de chair autour de l’os. Comme je n’ai pas pris l’habitude de préparer mes leçons (je lis avec eux et on explique oralement à mesure), je manquais d’exemples ou de ressources supplémentaires pour rendre l’assimilation plus facile. Même Lucie et Mathis ont eu un peu de misère à bien intégrer la matière, mais les exercices leur ont permis de boucler la boucle. Yann ce fut le contraire: les exercices l’ont encore plus mélangé.

Une autre réflexion s’impose…

Français 1er cycle du secondaire

Je n’arrive pas à bâtir un programme suffisamment complet et dynamisant avec la littérature jeunesse au premier cycle du secondaire. Je dois vraiment faire ce constat. Avec les autres matières, les autres niveaux, les taxis aux examens, le temps manque pour me consacrer à cette planification imposante.

Mathis a lu de bons romans, fait de bonnes situations d’écriture, mais utiliser les romans pour la grammaire et l’étude de texte, ce n’est pas au point. Il travaille en parallèle dans les cahiers d’apprentissage Matière première et Mis À Jour, mais il n’y a pas de continuité dans les apprentissages comme les manuels des anciens programmes permettaient.

Dans les anciens manuels, les extraits de textes étaient associés à des notions de grammaire et donc le jeune voyait les notions en contexte. Comme je n’arrive pas à préparer la grammaire en lien avec les lectures, la grammaire et la lecture sont travaillés indépendamment. Je trouve que cela n’est pas efficace pour la rétention et pour la compréhension.

C’est difficile alors parce que je ne suis pas sûre de vouloir retourner aux manuels et toute la complexe planification qu’ils demandaient. Mais je ne crois pas que mes journées s’allongeront de sitôt. Je prèfère, et de loin, qu’ils lisent des oeuvres complètes que des extraits. Il faudrait que je me consacre entièrement à cette planification. Impossible, bien sûr. Mais en même temps pourquoi négliger son étude du français et permettre aux autres plus jeunes de travailler avec la littérature jeunesse?

Vous constatez que je suis en réflexion. Et peu se fait sur le web pour le français à partir de la littérature jeunesse pour le premier cycle du secondaire. On trouve des études de textes mais on ne trouve pas de planification annuelle entière à partir de la littérature jeunesse. Réinventer la roue n’est pas possible pour l’instant. Je suis vraiment indécise.  J’ai eu à feuilleter les manuels de Laissez-Passer dernièrement, ceux-là même que ma fille avait utilisés au premier cycle. Elle et moi avions aimé.

Changer? Changer tout de suite? Changer en septembre pour la prochaine année?

Un sari couleur de boue

 

Voici un roman que j’ai commandé avec mon cadeau de Noël (de l’argent pour des livres, quoi, vous ne saviez pas?): Un sari couleur de boue de Kashmira Seth.  Je ne me souviens pas où je l’ai vu, mais aussitôt il m’a appelée. Je cherche des romans pour Mathis, pour accompagner son français dans notre thème autour du monde. Des romans de premier cycle du secondaire. Des romans qui font des liens avec ce qu’on a déjà travaillé: ici, le film de Ghandi, que les enfants ont écouté très attentivement, avec intérêt, malgré ses trois heures de longueur. Des romans qui font des liens vers ce que nous travaillerons: ici le continent de l’ASIE sous peu (avec un peu de retard à l’horaire).

J’ai lu et j’ai vraiment apprécié. Je ne crois pas que mon fils serait porté à lire un tel livre. Il est axé sur la femme que le personnage principal est en train de devenir dans une Inde des années ’20 encore très fermée à ce que la femme prenne sa place. Mais j’aime le rôle du frère auquel mon fils pourrait s’identifer, du père qui prend action et qui grandit, de l’ami qui malgré un double veuvage ne vit pas du tout l’injustice du personnage principal. Ce sont des modèles de personnages qui accompagnent les garçons dans la lecture du roman. J’espère qu’il saura plonger et apprécier malgré tout.

Je vais aussi le conseiller fortement à Lucie. Bon à 17 ans, plus je propose et moins elle prend. Mais je crois qu’elle tirera de belles leçons de ce roman.

Après Le thé aux huit trésors, qui raconte l’histoire d’une jeune fille chinoise de 10 ans tout-à-fait de son temps, ce roman, Un sari couleur de boue, permet d’aller beaucoup plus loin dans la réflexion. Son exploitation est nettement plus adaptée pour un public du secondaire.

Bonne lecture!

Première rencontre d’Adolecteurs

Vendredi dernier, avait lieu notre première rencontre d’Adolecteurs. Douze jeunes de 11 à 16 ans se sont regroupés pour discuter du roman Gamer de Pierre-Yves Villeneuve. Encore une fois, la magie a opéré et nous, les mamans présentes,  avons été témoin d’une discussion animée, drôle, où les jeunes étaient pleinement engagés. La plupart des fois où le silence est venu calmer l’atmosphère, c’est un ado qui a reparti le bal sur une autre avenue.

La prochaine fois, une rencontre au salon du livre de Montréal réunira le groupe. Nous trouverons un petit coin tranquille pendant la visite pour jaser des deux prochaines lectures: Les petites reines de Clémentine Beauvais et L’anneau de Claddagh de Béatrice Nicodème.

Bilan de ma rencontre à la formation aux adultes

Lucie-Maud est venue avec moi pour rencontrer le conseiller pédagogique et le conseiller d’orientation de la formation aux adultes de notre commission scolaire. J’appréhendais un peu cette rencontre car Lucie est un peu mêlée dans toutes ces notions d’unités à accumuler, d’examens à passer, de cours à faire…

Pour mes questionnements, j’ai eu de bonnes et de moins bonnes nouvelles.

J’ai repoussé au plus tard possible cette visite. Lucie-Maud souhaite finir absolument à la maison (ou à distance) et ne passer que les examens en institution. Mais elle ne veut pas que l’examen compte pour 100% de la note et qu’elle doive le passer dans une classe régulière. Donc on visait le secteur adultes, et elle ne pouvait commencer qu’en septembre 2016, car le jeune doit avoir 16 ans avant le premier juillet pour s’inscrire en septembre qui suit.

Je crois que le conseiller pédagogique était un peu sceptique du bagage de Lucie-Maud. Encore une fois, nous nous sommes butées à l’ignorance du milieu scolaire face à l’école maison, et les préjugés sont sortis en premier. Je lui ai répété à plusieurs reprises que ma fille finissait sa 4e secondaire cette année, et il me répétait qu’il la classerait plus bas pour être sûr. Jusqu’à ce qu’on commence à parler de… matériel utilisé… (je vous entends rire) Lorsqu’il a su qu’elle avait travaillé avec Le Québec en deux temps (de ERPI) en histoire de 3e et 4e sec., il a été surpris. Ils utilisent ces cahiers aussi au centre de formation aux adultes… Je suis très bien tombée en faisant mon choix de cahiers. Donc pour cette matière ce sera le plus facile. Elle va passer le prétest pour vérifier si elle est prête à l’examen du Ministère et si c’est le cas, elle ira directement à l’examen du Ministère. Il est donc possible que ces unités pour le diplôme s’acquièrent très rapidement. Lucie venait de sauver 150 heures de cours juste sous le nez du conseiller. Bon, elle doit passer cet examen, mais nous avons l’été pour réviser.

En maths, comme elle est de toute façon en 3e secondaire présentement, elle fera la 4e secondaire avec eux à distance. Elle passe un test de classement à la fin de l’été pour s’assurer qu’elle est prête à faire les maths de 4e sec. Elle aura donc le temps de finir son cahier à son rythme pendant l’été. Elle réussit vraiment bien en maths (notes moyennes de 90% dans ses évaluations à la maison) mais elle va très lentement. Je la laisse aller à son rythme parce qu’elle réussit super bien ainsi. Encore une fois, lorsque le conseiller a su que nous utilisions Point de mire (de CEC), il était surpris, il connaissait le cahier et cela semblait être un bon choix, comparable aux cahiers des adultes.

En français, là le scepticisme du monsieur ne s’est pas estompé. Ma fille est forte en français. La qualité de ses phrases, de son orthographe est très satisfaisante. Comme elle termine sa 4e secondaire et qu’il est possible d’obtenir les unités de 4e secondaire par déboulement en réussissant l’examen de 5e secondaire, je souhaitais qu’elle passe cet examen-là. Mais il ne veut pas s’aventurer aussi loin. Alors ce que l’on a décidé est qu’elle passerait le test de 4e secondaire et si jamais il était très très fort, il l’enverrait tout de suite à l’examen de 5e secondaire et ça serait fini, d’une traite. Mais si sa note était correcte, elle aurait son cours de 5e secondaire à faire. J’ai trouvé ça «fair» comme entente. Malheureusement le hic est qu’il ne se donne pas ici dans notre cs, le cours de français à distance. Donc je devrai recommencer les démarches avec une autre cs après la passation du test si le besoin est de faire le cours.

Le même principe s’applique pour l’anglais. Mais dans cette matière, je crois que faire le cours de 5e secondaire sera nécessaire car, bien qu’elle soit assez bonne, il y a des manques. Mais je ne connais pas le niveau du test qu’il feront passer. Ni le niveau de stress que ma fille développera à faire 4 tests en une semaine à la fin août.

Jusque là j’étais plus que satisfaite. Mais le problème vient du fait qu’il n’y a pas de cours à option à distance. Si elle veut avoir toutes ses unités, il faudrait qu’elle fasse maths faible et maths fort de 4e et maths faible et maths fort de 5e secondaire. Un non-sens pour quelqu’un qui ne veut même pas faire de maths tout court.

Avec l’autre cs, celle qui offre les langues, il est possible de faire biologie de 5.  Elle ne souhaite pas faire de sciences mais bio passerait peut-être assez bien. En tout cas moi j’aurais du plaisir à l’aider 😉

Pour le conseiller, il n’était comme pas possible de faire Monde contemporain en 5e secondaire parce qu’il ne se donne pas aux adultes. Ce qui fait, m’a-t-il dit, que ça annulerait les unités de son cours d’histoire de 4e secondaire. Un non-sens pour moi, mais qu’il faudra vérifier avec une autre source, car je comptais bien qu’elle fasse ce cours cette année.  Pas de ECR à faire, ils ne font pas cette matière du tout aux adultes.

J’ai demandé si elle pouvait obtenir des crédits en arts pour les travaux qu’elle fait. Il m’a répondu que non, pas pour l’instant. Les cours aux adultes sont en réforme présentement. Ils rejoindront les cours du secteur jeune (régulier) par leur ressemblance d’ici deux ans selon lui. Et alors des cheminements plus personnalisés et les matières du régulier seront accessibles. Mais d’ici là, Lucie ne pourra pas faire valoir ses talents en arts pour obtenir des unités supplémentaires.

Avec le conseiller d’orientation, Lucie a parlé plus que moi cette fois-ci. Ils ont regardé ensemble les différents cégeps et profils en lien avec les arts, bien sûr. Se faire dire les choses par un autre adulte a aidé à montrer à Lucie qu’il fallait qu’elle s’informe sur certains programmes qu’elle avait d’emblée rejeter à cause de leur titre rébarbatif ou porteur d’inconnu pour elle.

Après les 4 tests de la fin août, nous aurons une meilleure vision de ce qui attend Lucie pour la prochaine année. Mais j’entrevois déjà qu’elle sera pas mal détachée de nous dans son programme. Elle tient cependant à continuer l’anglais en groupe et probablement les sciences en famille quitte à finir en 18 mois ou même 2 ans. Je serai loin de me plaindre qu’elle reste plus longtemps à mes côtés 😉