Sciences 4e secondaire

Alors que ma fille de 17 ans fera ses sciences de 4e secondaire aux adultes, car elle devait finir ses maths de 4e secondaire avant de pouvoir faire les sciences (directive du centre d’éducation aux adultes), mon fils de 13 ans, lui, fera ses sciences de 4e secondaire à la maison. Il est en avance, c’est sa matière, il en mange. Mais il est trop jeune pour bien des options d’obtention d’unités pour son diplôme. École aux adultes: 16 ans.  École régulière: il serait avec un groupe d’élèves de 15-16 ans pour passer un examen de fin d’année qui compterait pour 100% de sa note au bulletin. Et c’est sa seule matière en avance de deux ans.

Donc j’ai décidé de lui faire faire deux fois ses sciences de 4e secondaire. Drôle de décision. Au moins, il aime cette matière. Je ne sais pas quoi faire de plus et je gagne une année avant de le plonger dans l’univers de l’école. L’an prochain, je devrai investir dans certains cours de la commission scolaire Beauce-Etchemin, qui permet les cours en ligne à des jeunes de moins de 16 ans. Il pourra y suivre Sciences et Histoire 4e secondaire.

Cette année, il fera un cahier de base de sciences 4e secondaire, mais sans laboratoire. Juste la théorie. Cela me permet de ne pas y mettre d’énergie, de ne pas chercher le matériel, de ne pas y dépenser de l’argent.  L’an prochain, j’aurai à le faire. Et lui ça lui donne une matière agréable à faire dans sa semaine (selon ses dires).

J’ai donc choisi la suite de ce que j’utilise depuis le début du secondaire: Phénomènes. C’est la suite de Origines (1re et 2e sec.) et de Systèmes (3e sec.) de CEC. Comme nous n’avions pas terminé la section Univers Technologique du cahier Systèmes, que Mathis pour l’instant aimerait devenir architecte, qu’il a le temps devant lui, j’ai décidé de glisser ces pages-là dans ma planification de 4e secondaire.

Voici ce que ma planification donne:  Planification Phénomènes 4e sec

Ici nous avons trois périodes d’une heure de sciences par semaine à partir de la 3e secondaire. Et je calcule sur une année de 40 semaines. Ma planification est donc établie sur ce calcul.

Après sa première section aujourd’hui, il m’a fait le commentaire suivant: «Ça c’était dans mon élément.»

 

Maths au secondaire

Ça y est, j’ai sorti le cahier Pixel de nos vies!

Je n »arrivais pas à l’apprécier.  La matière est bizarrement présentée prenant vraiment un chemin totalement différent de Point de mire. La section algèbre était vraiment trop faible et courte, je complète maintenant avec Point de mire. Yann arrivait à l’examen du chapitre de l’algèbre mal préparé et ça ne me plaisait pas. J’ai sorti l’autre cahier, et nous en sommes à consolider la matière.

Dès son passage en 2e secondaire, je continue avec Point de mire. Il en est capable, je crois même qu’il se sentira mieux avec ce programme.

Mathis termine son cahier de 2e secondaire et passera au cahier de troisième secondaire dès septembre. Point de mire de CEC aura été notre programme fétiche pour les maths du secondaire. Je viens de voir que Chenelière a sorti aussi un nouveau cahier Sommets. Je ne sais pas si je devrais le feuilleter ou m’en tenir à ce que j’apprécie déjà…

Lucie termine son 2e cahier de maths de 4e secondaire aux adultes. Ça va super bien. Alors je crois que Point de mire les préparera bien à faire le saut eux aussi.

Parfois, il me prend de réfléchir à ce que j’utiliserai pour Lili au secondaire alors qu’elle sera en 4e année en septembre. Il y a tant de nouveaux programmes qui arrivent sur le marché. Point de mire en est déjà à sa deuxième édition de ses cahiers 1 et 2. De nouveaux corrigés à se procurer évenuellement. Donc je vais attendre et me concentrer sur une année à la fois.

De plus, comme cela fait trois enfants qui passent par les mêmes cahiers, je commence même à connaître où sont les erreurs du corrigé 😉

 

 

Maths première secondaire

Jamais deux sans trois.

Dans les articles de réflexion, c’est aussi le cas.

J’utilise les cahiers d ‘apprentissage Point de mire de CEC pour mes jeunes du secondaire en maths. Ils sont remplis d’exercices variés et travaillent très fort sur la résolution de problèmes qui sont de plus en plus complexes. Mais pour mon fils dyspraxique, je trouvais le programme trop poussé. Pixel de ERPI est bien plus facile. J’ai donc décidé de lui faire utiliser Pixel plutôt que Point de mire.

Après près d’un an d’utilisation, sa première secondaire n’est pas encore terminée. Oui, il a de la difficulté en maths, mais ce n’est pas tout. Pixel, je me suis rendu compte avec le temps, travaille de façon plus manuelle la géométrie. Alors qu’avec Point de mire, les jeunes ne font presque pas de manipulation de compas, avec Pixel, près de la moitié du cahier nécessite le compas et autres outils de géométrie.

Le problème est que ses difficultés d’apprentissage sont reliées à sa dyspraxie. Donc il fait face ici à une situation très négative pour son estime de lui-même. Il n’arrive tout simplement pas à faire ses manipulations géométriques. Je ne changerai pas le programme à ce point-ci. Il termine cette semaine la géométrie et commence l’algèbre. Mais ma réflexion portera sur l’utilisation de Pixel en 2e secondaire. Je vais le feuilleter sérieusement sur ce sujet particulier.

Sinon, j’hésite à le faire essayer Point de mire. J’ai peur qu’il doive passer deux ans sur un seul cahier à cause du niveau de difficulté. J’avais l’intention de le faire passer aux cahiers du secteur des adultes à partir de sa 3e secondaire. Peut-être devrais-je lui faire utiliser ces cahiers dès la deuxième secondaire? En tout cas, j’ai au moins une certitude pour lui, il est hors de question de revenir au programme avec manuels. La découverte des cahiers d’apprentissages a été une révélation pour soutenir à travers la dyspraxie. Mais la suite???

Science 3e secondaire

Je crois que nous avons atteint la limite du travail en famille. Les sciences sont faites en famille avec les trois plus vieux depuis 7 ans. Mathis suivait à un niveau plus avancé, Yann était de son niveau et Lucie-Maud revisait sa matière. C’était bénéfique pour chacun. Et plus amusant.

Mais Yann n’arrive plus à suivre la cadence. En maths, il est encore en première secondaire. Et ce n’est pas facile. Alors les sciences de troisième secondaire, qui ont leur lot de formules et de calculs, de compréhension physique et mathématique des phénomènes, ne sont plus dans ses capacités. Il vit des échecs, à répétition, dans les évaluations et ne réussit plus à suivre dans les cours non plus. Les deux autres niaisent pendant que je dois expliquer pour la quatrième fois une notion qu’il est le seul à ne pas comprendre. C’est triste pour lui, mais en même temps, la situation présente est si négative et ne lui apporte que de la déception.

J’ai fait la première coupure hier. Il était fâché et triste à la fois. Pas facile de prendre une décision, pas facile d’en accepter les conséquences. Je ne sais pas si c’est permanent. Je savais que cette séparation s’en venait. Lucie-Maud commencera éventuellement ses sciences de 4e secondaire aux adultes (elle doit finir ses maths de 4e sec. avant). Donc de toute façon, elle quittait ces leçons en famille d’ici queqlues mois. Et Mathis est très rapide. Le faire aller à la vitesse de Yann serait de la torture pour lui, incapable d’attendre son tour.

Est-ce que je donne du temps supplémentaire à Yann, un genre de rattrapage, en surplus des périodes familiales? Ou est-ce que je continue séparément pour les trois? Dans un cas, j’ai plus de travail, mais on finira l’année sur une note positive, il n’aura pas quitté le groupe de leçon familiale. Dans le second cas, il vivra des réussites à sa mesure, mais il restera amer de ma décision. Soupir.

Toutes ces réflexions sont normales, je sais. Arrivés en milieu de secondaire, il est très normal que les forces et faiblesses de chacun les amènent à vivre les matières différemment. Je le savais, mais je n’étais pas encore rendue à en prendre conscience. Et on a frappé le mur.

Je dois dire aussi que le cahier Systèmes de 3e secondaire n’approfondit pas assez les explications de certaines notions. Lorsqu’il n’est pas possible de comprendre avec la première explication, il n’y en a pas d’autres pour broder autour afin de permettre la construction d’une notion solide. J’aime toujours cette collection, la présentation. J’ai eu encore de nouvelles preuves que la façon de présenter la matière était plus claire  dans ce cahier que dans d’autres. Mais, par exemple, dans le chapitre sur les ondes, on manque cruellement de chair autour de l’os. Comme je n’ai pas pris l’habitude de préparer mes leçons (je lis avec eux et on explique oralement à mesure), je manquais d’exemples ou de ressources supplémentaires pour rendre l’assimilation plus facile. Même Lucie et Mathis ont eu un peu de misère à bien intégrer la matière, mais les exercices leur ont permis de boucler la boucle. Yann ce fut le contraire: les exercices l’ont encore plus mélangé.

Une autre réflexion s’impose…

Français 1er cycle du secondaire

Je n’arrive pas à bâtir un programme suffisamment complet et dynamisant avec la littérature jeunesse au premier cycle du secondaire. Je dois vraiment faire ce constat. Avec les autres matières, les autres niveaux, les taxis aux examens, le temps manque pour me consacrer à cette planification imposante.

Mathis a lu de bons romans, fait de bonnes situations d’écriture, mais utiliser les romans pour la grammaire et l’étude de texte, ce n’est pas au point. Il travaille en parallèle dans les cahiers d’apprentissage Matière première et Mis À Jour, mais il n’y a pas de continuité dans les apprentissages comme les manuels des anciens programmes permettaient.

Dans les anciens manuels, les extraits de textes étaient associés à des notions de grammaire et donc le jeune voyait les notions en contexte. Comme je n’arrive pas à préparer la grammaire en lien avec les lectures, la grammaire et la lecture sont travaillés indépendamment. Je trouve que cela n’est pas efficace pour la rétention et pour la compréhension.

C’est difficile alors parce que je ne suis pas sûre de vouloir retourner aux manuels et toute la complexe planification qu’ils demandaient. Mais je ne crois pas que mes journées s’allongeront de sitôt. Je prèfère, et de loin, qu’ils lisent des oeuvres complètes que des extraits. Il faudrait que je me consacre entièrement à cette planification. Impossible, bien sûr. Mais en même temps pourquoi négliger son étude du français et permettre aux autres plus jeunes de travailler avec la littérature jeunesse?

Vous constatez que je suis en réflexion. Et peu se fait sur le web pour le français à partir de la littérature jeunesse pour le premier cycle du secondaire. On trouve des études de textes mais on ne trouve pas de planification annuelle entière à partir de la littérature jeunesse. Réinventer la roue n’est pas possible pour l’instant. Je suis vraiment indécise.  J’ai eu à feuilleter les manuels de Laissez-Passer dernièrement, ceux-là même que ma fille avait utilisés au premier cycle. Elle et moi avions aimé.

Changer? Changer tout de suite? Changer en septembre pour la prochaine année?

Un sari couleur de boue

 

Voici un roman que j’ai commandé avec mon cadeau de Noël (de l’argent pour des livres, quoi, vous ne saviez pas?): Un sari couleur de boue de Kashmira Seth.  Je ne me souviens pas où je l’ai vu, mais aussitôt il m’a appelée. Je cherche des romans pour Mathis, pour accompagner son français dans notre thème autour du monde. Des romans de premier cycle du secondaire. Des romans qui font des liens avec ce qu’on a déjà travaillé: ici, le film de Ghandi, que les enfants ont écouté très attentivement, avec intérêt, malgré ses trois heures de longueur. Des romans qui font des liens vers ce que nous travaillerons: ici le continent de l’ASIE sous peu (avec un peu de retard à l’horaire).

J’ai lu et j’ai vraiment apprécié. Je ne crois pas que mon fils serait porté à lire un tel livre. Il est axé sur la femme que le personnage principal est en train de devenir dans une Inde des années ’20 encore très fermée à ce que la femme prenne sa place. Mais j’aime le rôle du frère auquel mon fils pourrait s’identifer, du père qui prend action et qui grandit, de l’ami qui malgré un double veuvage ne vit pas du tout l’injustice du personnage principal. Ce sont des modèles de personnages qui accompagnent les garçons dans la lecture du roman. J’espère qu’il saura plonger et apprécier malgré tout.

Je vais aussi le conseiller fortement à Lucie. Bon à 17 ans, plus je propose et moins elle prend. Mais je crois qu’elle tirera de belles leçons de ce roman.

Après Le thé aux huit trésors, qui raconte l’histoire d’une jeune fille chinoise de 10 ans tout-à-fait de son temps, ce roman, Un sari couleur de boue, permet d’aller beaucoup plus loin dans la réflexion. Son exploitation est nettement plus adaptée pour un public du secondaire.

Bonne lecture!

Première rencontre d’Adolecteurs

Vendredi dernier, avait lieu notre première rencontre d’Adolecteurs. Douze jeunes de 11 à 16 ans se sont regroupés pour discuter du roman Gamer de Pierre-Yves Villeneuve. Encore une fois, la magie a opéré et nous, les mamans présentes,  avons été témoin d’une discussion animée, drôle, où les jeunes étaient pleinement engagés. La plupart des fois où le silence est venu calmer l’atmosphère, c’est un ado qui a reparti le bal sur une autre avenue.

La prochaine fois, une rencontre au salon du livre de Montréal réunira le groupe. Nous trouverons un petit coin tranquille pendant la visite pour jaser des deux prochaines lectures: Les petites reines de Clémentine Beauvais et L’anneau de Claddagh de Béatrice Nicodème.