Le retour des Adolecteurs

Après une année de congé pour bercer bébé, voilà que je repars les Adolecteurs de l’école maison. Comme par le passé, les jeunes doivent lire la sélection de romans pour les élèves du secondaire parue sur le blogue http://prixadolecteurs.blogspot.com/ pendant l’année scolaire afin de voter en avril pour leur roman québécois et étranger préférés. Cette année la sélection compte huit livres au lieu de 10.

J’ai mis à l’horaire 7 rencontres. Elles se dérouleront dans la bibliothèque municipale de Saint-Hyacinthe qui accepte gracieusement qu’on y tienne nos activités.  Encore une fois, nous aurons plus de 12 jeunes qui discuteront autour de ces romans. Chaque mois, un roman différent sera mis de l’avant. Ce sera de lui dont on parlera.

Mais grande nouveauté cette année!!! J’ai mis sur pied un groupe de Mollolecteurs, des lecteurs de 9-12 ans, et un groupe de Minilecteurs (ceux qui aiment mieux se faire lire que de lire eux-mêmes), en grande partie frères et soeurs des plus vieux. Il faut bien tenir occupés ces plus jeunes qui suivent, car en école maison on aime les déplacements en famille.

Les Mollolecteurs ont une sélection de 4-5 romans, sélectionnés par moi. Mais contrairement aux plus vieux, leurs rencontres ne seront pas que discussion autour du roman. Il y aura une ou plusieurs activités en lien avec le roman lu. Pas d’activités d’école, plus des activités dynamiques pour encourager à aimer la lecture et pour avoir le goût d’en parler après la lecture. Je prépare mes groupes d’adolecteurs du futur.

Les Minilecteurs se feront raconter un album jeunesse et auront des activités dirigées autour de l’album, toujours dans le but de stimuler le goût des livres des enfants. Je prévois donc des livres accrocheurs et des activités amusantes. Encore une fois, point de travail scolaire à l’horizon.

La bibliothèque met même un local fermé à notre disposition pour encadrer les activités plus grouillantes des petits.  Nous avons un super accueil dans ce nouveau lieu. Par le passé, nous allions à ma bibliothèque de village, où je fais du bénévolat.  Mais avec trois groupes à gérer, elle était devenue trop petite pour nos besoins.

Je suis vraiment emballée par ce nouveau départ. J’ai hâte de voir l’engouement des plus jeunes, l’intérêt des moyens et surtout la discussion des plus vieux, toujours tellement riche.

Il reste encore des places si jamais vous voulez vous joindre à nous. Faites-moi signe tout simplement.

Essai numéro 3

Après Pixel et Point de mire, je vais maintenant essayer Sommets (de Chenelière) avec mon grand dyspraxique qui aura 17 ans en septembre.  Pixel demandait trop de manipulation de matériel de géométrie. Nous avons arrêté le cahier aux deux tiers de l’année mais avec beaucoup d’échecs. Point de mire est, comme je l’avais cru, trop demandant, trop hermétique et exigeant pour lui. Je ne lui ai fait faire que les chapitres sur la matière qu’il n’avait pas réussie dans Pixel. Mais il a tout de même pris un an complet pour y arriver. nous finalisons présentement le chapitre 8. Ensuite il restera à faire le bilan. Avec Point de mire non plus il n’a pas tout réussi. Plus d’échecs que d’autres choses.

J’ai malgré tout décidé de procéder en 2e secondaire. Mais avec Sommets qui semble expliquer différemment. Je l’ai feuilleté, mais c’est vraiment à l’usage que nous pourrons voir s’il soutient mieux que les deux autres. L’objectif est de réussir une année en une année, pour arriver par finir les maths de sec3 nécessaires pour entrer dans son programme professionnel. Il lui resterait deux ans. J’espère que nous réussirons en deux ans.

Le cahier Sommets est plus aéré. Pour une calligraphie grosse et incompréhensible, cet allègement est salutaire. J’ai aussi vu des explications différentes pour des notions difficiles. Des façons d’expliquer innovantes. Peut-être tout cela l’aidera-t-il. Je vous en redonne des nouvelles.

Une paire de souliers de course

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Savez-vous ce qui indique le plus qu’un de mes enfants entre à l’école? L’achat pressé ce soir, la veille de la rentrée, de cette fameuse paire de souliers de course pour le cours d’éducation physique.

Lucie-Maud a réussi à terminer tous les cours aux adultes nécessaires pour entrer au cégep. Elle est entrée en Tremplin DEC qui lui permet d’être aux études à temps plein avec 4 cours au cégep et finir ses unités manquantes du secondaire en même temps.

Avec le délai de trois mois, en septembre 2016, pour l’obtention de son code permanent et le fait qu’elle avait l’entièrereté de ses 54 unités à cumuler pour son diplôme, le laps de temps d’un an et demi est raisonnable. Elle entre donc au cégep une session plus tard et avec encore six unités du secondaire à cumuler.

Ses enseignants aux adultes ont été bien aidants pour corriger les derniers examens à temps pour obtenir son attestation. Lucie a travaillé très fort pendant les derniers mois pour y arriver. Et la vie ne l’a pas aidée: arrivée d’une nouvelle petite soeur, décès de son grand-père, problèmes de santé nécessitant une chirurgie,… Elle n’a pas lâché et a réussi.

Studieuse, persévérante, mais aussi extrêmement anxieuse, l’aventure fut tumultueuse, mais remplie de bons résultats.  De plus, au lieu de cours de remplissage inutiles, elle, et j’appuie sur ELLE, a préféré choisir des cours de maths de 5e secondaire pour les unités manquantes. Il faut dire qu’avec ses 100% pour 3 cours de maths de 4e secondaire sur 4, les maths de 5e secondaire devenaient accessibles.

Elle vise le DEC en Arts, Lettres et Communication. Cela lui permet d’explorer les différents arts en général, plutôt que d’en choisir un maintenant. Ce DEC se donne près de chez nous ce qui facilitera le voyagement. Ma fille refuse de passer son permis de conduire. Ça, ça reste un soupir pour moi, car du fond de ma campagne sans transport en commun, je devrai aller la reconduire et la chercher tous les jours, trainant les autres enfants chaque fois.

Lucie-Maud n’a jamais mis les pieds dans une école. Elle a été inscrite aux examens seulement pour l’obtention de toutes ses unités du secondaire. Elle a donc mis les pieds quelques heures par-ci par-là lors de la passation d’examens mais jamais pour y suivre un cours.  Demain est donc la grande rentrée. Le fait de n’avoir qu’une petite session de quatre cours est un plus intéressant pour cette transition majeure. Le temps d’apprivoiser sa nouvelle vie, de gérer son anxiété, de compléter ses unités, elle commencera en Arts, Lettres et Communication en septembre, forte d’une première session qui aura brisé la glace.

Je l’ai menée à l’âge adulte (elle a eu 18 ans au début janvier) et au bout sa scolarité obligatoire. Maintenant je me recule doucement et je la regarde prendre son envol. Va, Lucie, la vie t’attend et tu as tout ce qu’il faut pour l’embrasser. Tu es merveilleuse!

Sciences 4e secondaire

Alors que ma fille de 17 ans fera ses sciences de 4e secondaire aux adultes, car elle devait finir ses maths de 4e secondaire avant de pouvoir faire les sciences (directive du centre d’éducation aux adultes), mon fils de 13 ans, lui, fera ses sciences de 4e secondaire à la maison. Il est en avance, c’est sa matière, il en mange. Mais il est trop jeune pour bien des options d’obtention d’unités pour son diplôme. École aux adultes: 16 ans.  École régulière: il serait avec un groupe d’élèves de 15-16 ans pour passer un examen de fin d’année qui compterait pour 100% de sa note au bulletin. Et c’est sa seule matière en avance de deux ans.

Donc j’ai décidé de lui faire faire deux fois ses sciences de 4e secondaire. Drôle de décision. Au moins, il aime cette matière. Je ne sais pas quoi faire de plus et je gagne une année avant de le plonger dans l’univers de l’école. L’an prochain, je devrai investir dans certains cours de la commission scolaire Beauce-Etchemin, qui permet les cours en ligne à des jeunes de moins de 16 ans. Il pourra y suivre Sciences et Histoire 4e secondaire.

Cette année, il fera un cahier de base de sciences 4e secondaire, mais sans laboratoire. Juste la théorie. Cela me permet de ne pas y mettre d’énergie, de ne pas chercher le matériel, de ne pas y dépenser de l’argent.  L’an prochain, j’aurai à le faire. Et lui ça lui donne une matière agréable à faire dans sa semaine (selon ses dires).

J’ai donc choisi la suite de ce que j’utilise depuis le début du secondaire: Phénomènes. C’est la suite de Origines (1re et 2e sec.) et de Systèmes (3e sec.) de CEC. Comme nous n’avions pas terminé la section Univers Technologique du cahier Systèmes, que Mathis pour l’instant aimerait devenir architecte, qu’il a le temps devant lui, j’ai décidé de glisser ces pages-là dans ma planification de 4e secondaire.

Voici ce que ma planification donne:  Planification Phénomènes 4e sec

Ici nous avons trois périodes d’une heure de sciences par semaine à partir de la 3e secondaire. Et je calcule sur une année de 40 semaines. Ma planification est donc établie sur ce calcul.

Après sa première section aujourd’hui, il m’a fait le commentaire suivant: «Ça c’était dans mon élément.»

 

Maths au secondaire

Ça y est, j’ai sorti le cahier Pixel de nos vies!

Je n »arrivais pas à l’apprécier.  La matière est bizarrement présentée prenant vraiment un chemin totalement différent de Point de mire. La section algèbre était vraiment trop faible et courte, je complète maintenant avec Point de mire. Yann arrivait à l’examen du chapitre de l’algèbre mal préparé et ça ne me plaisait pas. J’ai sorti l’autre cahier, et nous en sommes à consolider la matière.

Dès son passage en 2e secondaire, je continue avec Point de mire. Il en est capable, je crois même qu’il se sentira mieux avec ce programme.

Mathis termine son cahier de 2e secondaire et passera au cahier de troisième secondaire dès septembre. Point de mire de CEC aura été notre programme fétiche pour les maths du secondaire. Je viens de voir que Chenelière a sorti aussi un nouveau cahier Sommets. Je ne sais pas si je devrais le feuilleter ou m’en tenir à ce que j’apprécie déjà…

Lucie termine son 2e cahier de maths de 4e secondaire aux adultes. Ça va super bien. Alors je crois que Point de mire les préparera bien à faire le saut eux aussi.

Parfois, il me prend de réfléchir à ce que j’utiliserai pour Lili au secondaire alors qu’elle sera en 4e année en septembre. Il y a tant de nouveaux programmes qui arrivent sur le marché. Point de mire en est déjà à sa deuxième édition de ses cahiers 1 et 2. De nouveaux corrigés à se procurer évenuellement. Donc je vais attendre et me concentrer sur une année à la fois.

De plus, comme cela fait trois enfants qui passent par les mêmes cahiers, je commence même à connaître où sont les erreurs du corrigé 😉

 

 

Maths première secondaire

Jamais deux sans trois.

Dans les articles de réflexion, c’est aussi le cas.

J’utilise les cahiers d ‘apprentissage Point de mire de CEC pour mes jeunes du secondaire en maths. Ils sont remplis d’exercices variés et travaillent très fort sur la résolution de problèmes qui sont de plus en plus complexes. Mais pour mon fils dyspraxique, je trouvais le programme trop poussé. Pixel de ERPI est bien plus facile. J’ai donc décidé de lui faire utiliser Pixel plutôt que Point de mire.

Après près d’un an d’utilisation, sa première secondaire n’est pas encore terminée. Oui, il a de la difficulté en maths, mais ce n’est pas tout. Pixel, je me suis rendu compte avec le temps, travaille de façon plus manuelle la géométrie. Alors qu’avec Point de mire, les jeunes ne font presque pas de manipulation de compas, avec Pixel, près de la moitié du cahier nécessite le compas et autres outils de géométrie.

Le problème est que ses difficultés d’apprentissage sont reliées à sa dyspraxie. Donc il fait face ici à une situation très négative pour son estime de lui-même. Il n’arrive tout simplement pas à faire ses manipulations géométriques. Je ne changerai pas le programme à ce point-ci. Il termine cette semaine la géométrie et commence l’algèbre. Mais ma réflexion portera sur l’utilisation de Pixel en 2e secondaire. Je vais le feuilleter sérieusement sur ce sujet particulier.

Sinon, j’hésite à le faire essayer Point de mire. J’ai peur qu’il doive passer deux ans sur un seul cahier à cause du niveau de difficulté. J’avais l’intention de le faire passer aux cahiers du secteur des adultes à partir de sa 3e secondaire. Peut-être devrais-je lui faire utiliser ces cahiers dès la deuxième secondaire? En tout cas, j’ai au moins une certitude pour lui, il est hors de question de revenir au programme avec manuels. La découverte des cahiers d’apprentissages a été une révélation pour soutenir à travers la dyspraxie. Mais la suite???

Science 3e secondaire

Je crois que nous avons atteint la limite du travail en famille. Les sciences sont faites en famille avec les trois plus vieux depuis 7 ans. Mathis suivait à un niveau plus avancé, Yann était de son niveau et Lucie-Maud revisait sa matière. C’était bénéfique pour chacun. Et plus amusant.

Mais Yann n’arrive plus à suivre la cadence. En maths, il est encore en première secondaire. Et ce n’est pas facile. Alors les sciences de troisième secondaire, qui ont leur lot de formules et de calculs, de compréhension physique et mathématique des phénomènes, ne sont plus dans ses capacités. Il vit des échecs, à répétition, dans les évaluations et ne réussit plus à suivre dans les cours non plus. Les deux autres niaisent pendant que je dois expliquer pour la quatrième fois une notion qu’il est le seul à ne pas comprendre. C’est triste pour lui, mais en même temps, la situation présente est si négative et ne lui apporte que de la déception.

J’ai fait la première coupure hier. Il était fâché et triste à la fois. Pas facile de prendre une décision, pas facile d’en accepter les conséquences. Je ne sais pas si c’est permanent. Je savais que cette séparation s’en venait. Lucie-Maud commencera éventuellement ses sciences de 4e secondaire aux adultes (elle doit finir ses maths de 4e sec. avant). Donc de toute façon, elle quittait ces leçons en famille d’ici queqlues mois. Et Mathis est très rapide. Le faire aller à la vitesse de Yann serait de la torture pour lui, incapable d’attendre son tour.

Est-ce que je donne du temps supplémentaire à Yann, un genre de rattrapage, en surplus des périodes familiales? Ou est-ce que je continue séparément pour les trois? Dans un cas, j’ai plus de travail, mais on finira l’année sur une note positive, il n’aura pas quitté le groupe de leçon familiale. Dans le second cas, il vivra des réussites à sa mesure, mais il restera amer de ma décision. Soupir.

Toutes ces réflexions sont normales, je sais. Arrivés en milieu de secondaire, il est très normal que les forces et faiblesses de chacun les amènent à vivre les matières différemment. Je le savais, mais je n’étais pas encore rendue à en prendre conscience. Et on a frappé le mur.

Je dois dire aussi que le cahier Systèmes de 3e secondaire n’approfondit pas assez les explications de certaines notions. Lorsqu’il n’est pas possible de comprendre avec la première explication, il n’y en a pas d’autres pour broder autour afin de permettre la construction d’une notion solide. J’aime toujours cette collection, la présentation. J’ai eu encore de nouvelles preuves que la façon de présenter la matière était plus claire  dans ce cahier que dans d’autres. Mais, par exemple, dans le chapitre sur les ondes, on manque cruellement de chair autour de l’os. Comme je n’ai pas pris l’habitude de préparer mes leçons (je lis avec eux et on explique oralement à mesure), je manquais d’exemples ou de ressources supplémentaires pour rendre l’assimilation plus facile. Même Lucie et Mathis ont eu un peu de misère à bien intégrer la matière, mais les exercices leur ont permis de boucler la boucle. Yann ce fut le contraire: les exercices l’ont encore plus mélangé.

Une autre réflexion s’impose…