Borealis, musée de l’industrie papetière

À la mi-juin, nous sommes montés à Trois-Rivières pour visiter le musée Boréalis. Nous étions déjà allés, il y a plus de 10 ans. L’endroit a bien changé. C’est rendu un vrai grand musée dont l’imagination pour les activités éducatives est assez intéressante.

Installé dans l’ancienne usine de filtration d’eau d’une papetière, l’endroit est bien exploité. On retrouve des tuyaux, des machines, du ciment, un peu partout. Les activités nous font nous promener à travers tout ça, ce qui rend l’expérience plus vraie.

 

J’ai suivi le groupe des plus jeunes avec Jessie et Elliot. Bien que les activités étaient pour les 4-7 ans, Jessie (21 mois) a réussi à tenir le pas… sans trop déranger.

Elle a bien aimé le spectacle de marionnettes de l’histoire de la guêpe à papier qui perd son nid quand l’arbre dans lequel son nid était accroché est scié puis envoyé en pitoune vers l’usine. La guêpe suit tout le trajet de l’arbre jusqu’à la sortie de l’usine où elle se reconstruira un nouveau nid. Après le modeste spectacle, les enfants ont confectionné leur propre guêpe.

Chasse au trésor (morceaux de casse-tête) avec une partie dans le noir, expérimentation de l’équilibre des draveurs et du maniement de la scie (‘xcusez, du godendard) des bûcherons, histoire du bûcheron-conteur, fabrication de papier, marche sur une passerelle trouée au-dessus de l’eau… Les enfants ont eu bien du plaisir.

Je me suis procuré l’histoire de la guêpe en cahier à colorier. Elliot était bien heureux de revivre cette belle aventure.

P.S. la seule déception était le décor du conteur. Il y a 10 ans, il y avait un décor de camp de bûcheron réaliste pour se faire conter l’histoire. Là, il n’y avait qu’un faux poêle à bois et un p’tit banc. Disons que pour un spectacle d’une quarantaine de minutes, l’autre décor offrait plus à observer et nous mettait plus dans l’ambiance.

Un sentiment étrange

Nous avons eu une belle sortie à Québec samedi. Nous sommes partis avant le diner pour aller au musée de la civilisation de Québec, où il y avait une journée spéciale Histoire naturelle.

Des kiosques animaliers, maquillages et déguisements nous attendaient. Les expositions Curiosité du monde naturel (du musée d’histoire naturelle de Londres) et Venenum, le monde empoisonné nous ont séduits. Elliot était attentif, il gobait toutes les informations comme une éponge. Il montrait qu’il avait déjà de grandes connaissances auxquelles il rattachaient les nouvelles apprises. Lili était intéressée et dynamique. Jessie nous a donné un peu de fil à retordre. Elle était fatiguée, n’ayant pas dormi de toutes les deux heures et quelques poussières de route. Mais hop, elle a accepté le porte-bébé filet et est tombée endormie. Je n’ai jamais autant eu la possibilité de lire les informations que cette fois-ci.

Il restait quinze minutes après les expositions, nous sommes entrés dans l’exposition permanente Observer , l’expo qui déroute! Une recherche de clés originale, des photos truquées amusantes, des objets bizarres, nous avons adoré sans avoir le temps de la finir. Les lumières se sont allumées éclairant la pièce à faire dans le noir et dévoilant ainsi la clé, mais nous y retournerons.  Gratuitement en plus. Car en cette journée spéciale de la famille, la carte d’abonné annuel (famille 2 adultes et autant d’enfants que notre famille compte) était en spécial à 50$. Donc pour 6$ de plus que pour nos billets d’une journée, nous avons eu une passe annuelle qui nous permettra de petites escapades à Québec pendant l’année.

Au retour, arrêt aux dinosaures de la sortie 202, pour manger. Malheureusement la pluie forte nous a empêchés de dire bonjour aux dinos. Ce sera partie remise aussi.

Mais pourquoi Sentiment étrange comme titre?  Parce que cette sortie s’est faite amputée des trois plus vieux qui Lucie voulait se reposer, Mathis et Yann travaillaient. Difficile alors de profiter pleinement de la sortie. J’ai juste envie d’y retourner très bientôt pour montrer aux garçons ces expositions qu’ils apprécieront autant que nous, j’en suis sûre. Je sais que ce sera de plus en plus ainsi. Les enfants grandissent et ne suivront plus… Mais moi je trouve ça dur que ma vie change. J’aimais beaucoup notre vie en vase clos d’école maison, notre vie familiale protégée. Il ne reste qu’un an d’école maison pour les deux gars. Oui un sentiment bien étrange!

P.S. Mais au moins personne ne nous a appelé grands-parents, c’est toujours ben ça de pris!

Tout n’est que question de date

Hier, c’était une grande journée. Daniel et moi fêtions 30 ans d’amour. Pas que je ne sois très vieille, j’étais plutôt très jeune lors de notre rencontre. J’ai passé deux fois plus de temps avec lui que sans lui. Quand même toute une route.

Nous avions prévu un petit resto en amoureux hier soir. Pas grand chose, car le budget d’une famille de nombreux enfants ne permet pas de folie. Un petit casse-croûte que nous désirions essayer depuis un certain temps, juste pour nous évader quelques minutes de la tourmente familiale.

Cette petite escapade était prévue depuis quelques semaines, Daniel avait pris congé aujourd’hui lundi pour que notre fin de semaine de fête se prolonge un peu avant que la routine ne reprenne sa place.

Mais une invitée sournoise est venue changer nos plans.

Tout ça a commencé au retour de notre activité familiale donnée par le Père Noël.  En effet, ici le Père Noël donne un cadeau familial chaque année. Les enfants se consultent pour demander une idée commune. Parfois des traîneaux, parfois une machine à popcorn, l’an passé le Zoo de Granby, cette année une sortie au Domaine de la forêt perdue pour du patinage sur les sentiers glacés.

C’était la journée idéale. Une température douce et sans précipitations. La route fut belle, et le patinage encore plus. Bien que je considère que le plein air avec un bébé ce n’est jamais idéal, nous avons eu la possibilité de patiner suffisamment pour que ça vaille la peine. Nous avons quitté peu après le coucher de soleil tout orangé.

Au retour, à 20 minutes de la maison, Jessie a vomi dans son banc d’auto. Je ne sais pas si vous savez à quel point c’est stressant d’entendre un bébé s’étouffer dans son vomi parce que harnachée serrée. Enfin nous avons pu compléter la route jusqu’à la maison et pu tout nettoyer une fois rendus. Mais c’était annonciateur de bien pire.

Elle a été malade comme ça toute la soirée. Puis, dans la nuit, ce fut le tour de Daniel et dimanche en après-midi… ce fut moi.

Nous étions le 24 février, à l’heure où un petit souper au restaurant avait été prévu pour fêter une date qui ne reviendra jamais. Nous étions affalés dans le divan, complètement paf, à grignoter des biscuits soda et à boire, à petites gorgées, du jus de pomme ou du jus d’orange, coupé avec de l’eau.

L’occasion est passée. Fêter cette date la semaine prochaine n’aura plus le même impact. Et pourtant. Ce n’est qu’une date après tout. Elle représente 30 ans de vie commune. 30 ans de vie côte à côte, de combats et de réjouissances quotidiens, de complicité et d’amour. Souligner cette date une semaine plus tard ne devrait pas causer problème. Et pourtant.

Dans notre vie d’humain, les dates portent une grande importance. Elles ponctuent la vie de souvenirs, d’étapes, de raisons de se réjouir. Mais elles ne sont que ça, des traces du passé. Fêter l’amour devrait pouvoir se faire tous les jours, sans égard à la date. J’essaie de me convaincre là, vous voyez? J’essaie de me dire que ce n’est pas si grave. On n’y pouvait rien de toute façon, c’était impossible de faire autrement, alors aussi bien trouver des arguments pour se convaincre, passer par-dessus ma déception. Ce n’est après tout qu’une simple question de quelques jours sur une trentaine d’années.

Le 24 février 2019, date de rappel du premier baiser (je ne vous dirai pas où, j’étais dans l’illégalité…), le 24 février 2019, donc, n’a jamais existé. La journée est disparue dans les abîmes de la fosse septique. Avec les années qui sont passées, la seule chose que je peux faire est d’avoir la sagesse d’accepter les choses que je ne peux changer.

On se reprendra chéri. En attendant, on refait nos forces en ce lundi de congé, pour reprendre la routine dès demain matin, 4h15, à la sonnerie du réveil.

Pendant le théâtre des grands

Mes deux garçons ont assisté à une pièce de théâtre avec leur grand-mère. Une pièce pour le secondaire et le collégial. Pendant ce temps, il fallait bien occuper les plus jeunes.  La dernière fois, nous n’étions pas préparés. Une tempête nous avait empêchés de quitter les lieux pour nous occuper ailleurs. Cette fois-ci, l’artillerie lourde avait été prévue. Nous avons joué  à TOUS ces jeux 😉

Comme la pièce de théâtre n’était pas encore terminée, les enfants sont allés jouer devant les grands miroirs de la salle d’attente devant les toilettes. C’est tellement amusant de se voir agir comme ça. Un bon 20 minutes de jeu.

 

Oh, en passant, la pièce était de la Comedia dell’arte, Les aventures de Lagardère, une adaptation de Le Bossu de Féval, avec en prime une période de discussion avec les artistes après le spectacle. Mes garçons ont adoré, ils ont ri, ils ont appris. J’ai aussi fait travailler Mathis avec le document d’accompagnement de 3e secondaire. Vraiment une belle expérience, merci à l’organisatrice.

L’Halloween au musée

Une invitation à visiter l’exposition Les reines d’Égypte au musée Pointe-à-Callière, hors des heures d’ouverture et avec le thème de l’Halloween en toile de fond. Des capsules animées par des guides juste pour nous (les membres du musée).  La possibilité de poser toutes les questions souhaitées. Ça ne se refuse pas.

Nous nous sommes donc rendus, le 18 octobre dernier à 18h00, avec nos masques et coiffures, et avons eu droit à des bonbons d’Halloween et un verre de vin (refusé, je vous rassure).  Notre famille a fermé la place, dépassant de près d’une demie-heure le temps prévu pour cette visite.

L’exposition, bien que très intéressante, ne nous a rien appris de nouveau. Je crois que nous explorons les sujets bien en profondeur à la maison. Mais de revoir tout ça nous rafraîchit la mémoire, et nous permet de nous émerveiller encore et toujours devant ces découvertes incroyables.

Ce fut une double chance cette visite, car cette année nous n’avons pas pu passer l’Halloween avec les enfants. Lili était tellement fiévreuse.  Les enfants ont relevé que c’était la 2e fois que Lili nous empêchait de passer l’Halloween. L’année de sa naissance, j’avais eu de fausses contractions toute la soirée du vendredi 31 octobre (elle est née, provoquée, le lundi 3 novembre). Nous avions alors fait une pinata et avions eu bien du plaisir. Cette année, nous avons joué à des jeux de société à thème de fantôme et écouté The Witches (du roman de Roald Dahl Sacrées sorcières, lu au préalable par les enfants). une soirée tranquille, en famille, au sec et au chaud.

Les murales de Sherbrooke

Nous avons accompagné mon mari lors d’une de ses sorties pour son travail. Ce n’était pas une semaine à Chicago ou au Nouveau-Brunswick, mais c’était une journée à Sherbrooke. Nous avions tout préparé pour une belle visite du

Musée de la nature et des sciences. Une visite gratuite en plus puisque nous avons nos cartes de membres du Musée des sciences de Montréal. Mais le matin-même… je réalise que le musée est fermé le lundi.  Qu’allions-nous faire de notre journée à Sherbrooke?

En cherchant un peu sur le net, je suis tombée sur une visite des murales de Sherbrooke. À pied, pour une distance bien raisonnable de 3,5 km, nous avons pu voir 10 des 16 murales du trajet. Nous avons été voir les autres murales en auto après la marche.

Il faut stationner au bureau d’information touristique au coin de King ouest et Richmond. À l’intérieur, ils nous donnent un permis de stationnement temporaire et une carte du chemin à suivre pour voir les murales. Nous avons réussi à faire le tour en moins de 2 heures en prenant bien notre temps, en faisant deux pauses. Nous avions de petites jambes de 5 ans avec nous. Il fallait les ménager…

La préférée d’Elliot: la caserne de pompiers

Mais la robe de cette dame est en plastique????

 

Ma préférée, celle qui nous montre tout un beau chemin à emprunter l’autre côté du mur.

Musée POP

Le musée de la culture populaire de Trois-Rivières, rebaptisé Musée POP, nous a charmé cet été avec quelques expositions de choix.  Ma fille avait à passer son cours de RCR et il se donnait à Trois-Rivières, un samedi. Nous avons embarqué toute la famille et avons visité le musée pendant son cours.  Nous avons aussi été marcher au parc Châteaudun, un petit parc sans prétention avec de courtes pistes de quelques kilomètres dans le bois mais avec de larges sentiers praticables avec une poussette. Nous avons aussi eu le temps de passer par le Costco avant de revenir à la maison, remplis de souvenirs, de plein air et d’épicerie 🙂 .

 

Au musée cette année, nous avons aimé l’exposition sur la bande dessinée québécoise. Pendant que les grands lisent les biographies des bédéistes, les plus jeunes peuvent s’écraser dans les gros poufs pour lire des BD ad nauseam. De plus les enfants peuvent dessiner sur les murs ou dessiner une BD sur une planche à cases fournie. Et nous en profitons pour écrire notre BD-photo humoristique:

 

La deuxième exposition, drôle et divertissante, est sur les textes de Boucar Diouf mis en jouets par des artisans, fabricants de jouets.

 

 

 

La troisième exposition était sur la bière. Mais question que les enfants y trouvent leur compte, pendant que les adultes lisent dans un décor de taverne, les enfants peuvent s’amuser au babyfoot ou à la machine à boules. Bien pensé.

Enfin la 4e exposition porte sur le Festival de St-Tite. Avec comme accroche-attention pour les enfants, un cheval de bois, des déguisements (carotte non fournie), un jeu d’attrape veau au lasso (en jouet bien sûr).

  

 

C’est la troisième fois que nous visitons ce musée avec des enfants de tous âges. Chaque fois nous en sortons ravis. Les muséologues de cet endroit ont le tour d’accrocher toute la famille, de permettre aux grands de retirer quelque chose pendant que les petits ne se rendent pas compte qu’ils grandissent à travers leur expérience. Allez faire un tour! Et n’oubliez pas de demander le macaron Muséologue d’un jour pour l’activité du même nom offerte aux enfants.