Le piano change de peau

Nous avions besoin d’une table de Légos plus spacieuse.

Nous avions besoin de faire de la place dans le salon.

Nous avions un beau gros piano inutilisé qui trônait.

Nous avons mis des annonces pour le DONNER, pendant 4 mois, nous avons remis l’annonce régulièrement.

Nous avons même proposé d’aller le livrer chez quelqu’un qui était intéressé.

Nous sommes passés à l’action suite à une bulle au cerveau, une bulle Pinterest adaptée à la Pelletier/Léger.

Voici donc le avant, pendant et après de notre projet fou.

 

Avec rien, on fait tout

On essaie de faire du ménage. Tranquillement pas vite, vraiment pas vite, on tente de se débarrasser de certaines choses. Comme d’un vieux classeur de bois.

Il y avait dedans des chemises suspendues, comme dans la plupart des classeurs. Elles étaient vieilles et usées. Je voulais les mettre au recyclage. Mais il y a deux tiges de métal, du carton, une étiquette de plastique avec un petit papier à l’intérieur. Trier ne me tentait pas.  Lili s’est fait un peu d’argent de poche en faisant le tri à ma place.  Elle ne s’est pas contentée de les trier. Elle et son frère se sont amusés avec les tiges de métal. Lili a travaillé les lettres et les chiffres pour son petit frère et une décoration de lunettes. Lui, il a fait des notes de musique, une épée (il m’a dit en riant: «J’ai juste laissé la tige droite») et un micro de casque de pilote comme dans Star Wars.

Reconnaîtrez-vous leur alphabet et chiffres?

 

   

Choix du français 5e année – décision difficile

Suite à l’écriture de mon précédent article sur ma nouvelle vie de chauffeure de taxi, vous comprendrez que, bien que j’adorerais revenir à l’utilisation exclusive de la littérature jeunesse pour le français de ma fille de 5e année, je vais plutôt avoir un cahier de base, comme cette année j’ai fait avec Rafale de Chenelière.

J’ai déjà fait l’acquisition de Arobas, du temps que mon garçon était à ce niveau. J’ai bien aimé et j’aime encore plusieurs choses de ce cahier de base.  J’aime la page du blogue à la fin du chapitre, qui permet d’aller plus loin sur les sujets. J’aime quelques façons de présenter la grammaire, mais pas tout le temps. J’aime l’exploitation du vocabulaire. Les textes sont intéressants, mais…

Contrairement à mon fils, qui était à cette époque un lecteur bien moyen, ma fille est une très grande lectrice. Et une lectrice bien plus avancée que ces pauvres petits textes, qu’elle a pour la plupart déjà lus il y a trois ans.  Elle lit des romans pour 11 ans et plus la plupart du temps. Alors les textes de Billy Stuart, elle aime par nostalgie, mais celà ne lui demande pas de relever un défi. De plus elle comprend très bien ce qu’elle lit. Ses compréhensions de textes (par exemple évaluations de lecture 4e année) obtiennent la plupart du temps une note parfaite.

Chenelière n’a pas de suite à Rafale au 3e cycle et Vingt mille mots sous les mers de CEC ne me plait pas dans sa nouvelle édition. J’ai feuilleté les cahiers Charivari de Grand Duc et je les ai trouvés bien. Les extraits viennent de romans plus substantiels et non encore lus par Lili. Elle découvrira de nouvelles séries de Fantasy., son dada. Le seul hic… j’avais le guide-corrigé de Arobas, je n’ai pas celui de Charivari… Une grosse dépense en vue.

Je n’ai pas encore fouillé pour un cahier de grammaire supplémentaire. Je ne les ai pas beaucoup utilisés cette année. J’ai bien aimé le cahier d’exercices de Clicmots, mais je ne sais pas si ce sera les mêmes exercices que Charivari puisque c’est la même maison d’édition. À suivre donc… Encore de la réflexion.

Ma nouvelle vie – première partie

Depuis le retour au travail de mon mari, après le congé de paternité il y a deux semaines, j’ai hérité d’un nouveau rythme de vie qui a ses plus et ses moins. Je dois reconduire ma plus vieille au cégep tous les matins traînant tous les autres à ma suite. Il faut donc que nous soyions tous levés, douchés, nourris pour le départ entre 7h30 et 9h25 selon les matins. Un des grands avantages de l’école maison est le fait de ne pas avoir à pousser dans le dos de tous pour être prêt pour un autobus. Je viens malheureusement de perdre cet avantage. Cependant, nous sommes ainsi souvent prêts à nous installer à l’école tôt (avant notre heure de début d’école était 9h30 car nous n’étions pas des lève-tôt) Maintenant nous arrivons presque toujours à nous installer autour de 9h00.

Le vendredi, elle n’a qu’un seul cours de moins de deux heures. Nous n’avons pas le temps de revenir à la maison avant de la reprendre après son cours. Nous allons donc passer ce temps à la bibliothèque municipale de Tracy qui est juste à deux pas du cégep. Les plus vieux y font une heure d’école et une demie-heure de lecture et de recherche de livres. Les plus jeunes arpentent les allées remplies de livres avec les yeux pétillants. Quel choix! Nous sommes d’un petit village où la bibliothèque reste faiblement garnie. Alors celle de Tracy est une mine d’or, jusqu’à ce qu’ils aient lu tous les livres de la collection. Oui je connais aussi la Bibliothèque Nationale, j’y allais avec les plus vieux, mais je n’ai plus le temps de cette éxpédition!

Pourquoi ai-je ajouté Première partie à mon titre d’article? Parce qu’en septembre, en plus du cégep, nous ajouterons des visites à l’école aux adultes pour mon 2e. J’espère qu’il nous restera du temps pour vivre notre école maison pleinement…

 

Mathématiques 5e année – Quoi de neuf?

La dernière fois qu’un de mes enfants a fait la 5e année en mathématiques, les cahiers Clicmaths+ des éditions Grand Duc n’étaient pas encore sur le marché. J’ajoutais donc un élément à ma comparaison pour mon choix pour Lili en septembre.  Auparavant mon choix s’était arrêté sur Décimale de ERPI. Les explications sont claires, les pages sont aérées et bien utilisées, il prépare vraiment bien pour le premier cycle du secondaire.

Mais j’utilise Clicmaths+ depuis 2 ans (3e et 4e années) avec Lili. Elle l’apprécie et il est fort, il pousse plus loin que les autres programmes du 2e cycle que j’ai feuilletés pour prendre ma décision. J’ai donc feuilleté Clicmaths+ 5e année et je l’ai comparé notion par notion avec Décimale. J’ai observé une meilleure suite dans la présentation des notions dans Décimale que dans Clicmaths+. Je trouve les séquences d’enchainement plus logiques, plus efficaces.  Par exemple de montrer les décimales et pourcentages AVANT le cercle et le diagramme circulaire. Peut-être qu’une autre personne s’arrêterait sur différents détails, mais pour moi je vais utiliser de nouveau Décimale comme cahier de base en maths 5e année.

La dernière fois j’avais aussi feuilleté Cinémath, que je trouve trop chargé visuellement et très mal présenté. De plus, comme il est en un cahier plutôt qu’en deux, il est épais et difficile à travailler avec des outils (règle, rapporteur d’angles et même gomme à effacer) J’aime cependant leurs situations-problèmes, alors j’en pige quelques unes durant l’année. J’évite complètement Caméléon de CEC, que j’ai utilisé avec Yann et détesté pour plusieurs raisons.

Comme mon fils était fort en maths, j’avais ajouté à Décimale, programme de base, un cahier de résolution de problèmes Résolumath de ERPI et un cahier de drill L’Agent Math 005 de CEC.  Pour Lili, qui est aussi très forte en maths, je vais ajouter encore Résolumath. Mais pour la pratique supplémentaire, elle m’a demandé de garder ses vieilles pantoufles et de lui donner Clicmaths+ à faire. Elle veut les deux cahiers Décimale et Clicmaths+. Haha! ce n’est pas elle qui m’aide à choisir.

Je vais donc arrimer les notions de Clicmaths+ avec celles de Décimale dans un tableau comme planification pour ma prochaine année. Je vais aussi prévoir insérer Résolumath à travers ça. Il me reste à demander à Lili si elle conserve son cahier-plaisir Mission Réussite pour la 5e année. Eh oui, elle en mange comme ça des maths!

Densité et air chaud

Cette semaine, en science, cahier Bizz (éd. CEC) 4e année, expériences sur la densité de l’eau salée et sur le déplacement de l’air chaud.

 

Les 4 couleurs ont des quantités de sel différentes. Et on observe très bien que la plus légère se tient sur la plus lourde, la plus dense en sel se tient au bas de la moins dense. Lorsqu’on essaie de les mettre dans la paille en commençant par la plus lourde, on voit que la plus légère veut migrer au-dessus des autres et ça crée un beau mélange brun.  Expéricence bien montée, facile à réaliser et résultat évident.

 

Constater que l’air chaud se déplace vers le haut et provoque de la turbulence en le faisant. On le constate avec le tourbillon de papier et la fumée de l’encens qui monte droite lorsque pas au-dessus de la source de chaleur et en turbulence lorsqu’on la met au-dessus de l’ampoule incandescente.

Leurs hypothèses étaient justes, on était dans du connu, mais du plaisant quand même. Merci encore Isabelle.

 

Projet Roald Dahl

Émue encore une fois. Les présentions riches et variées des enfants m’ont totalement séduite.

À la saveur de l’an dernier avec le projet des contes réinventés, nous avons travaillé les histoires de Roald Dahl. Dans une première rencontre, j’ai présenté le personnage qu’est lui-même l’auteur. J’ai utilisé le livre Roald Dahl, Le géant de la littérature jeunesse pour bien des idées. On y trouve une description de tous les livres écrits par l’auteur, quelques articles biographiques, un article sur le langage spécial du Bon Gros Géant (le gobblefunk), un test sur quels personnages de Roald Dahl nous sommes, une ligne du temps et une photo de l’intérieur de son atelier d’écriture (petite cabane au fond de son jardin). Un super achat!

D’ailleurs, après une courte présentation de l’auteur, j’ai utilisé cette photo de son atelier d’écriture pour présenter son côté original. Les enfants ont écouté avec grande attention. Oui M. Dahl sait capter l’attention des petits et grands avec ses livres mais aussi avec sa vie.

Dans sa petite cabane d’écriture au fond de son jardin, il avait une table des curiosités. Une table couverte d’objets étranges ayant chacun une valeur importante pour l’auteur et lui apportant inspiration pour son écriture. J’avais demandé aux enfants d’apporter chacun un objet qui pourrait figurer sur leur table des curiosités, qui est donc important pour eux et qui les inspirerait pour écrire. Nous avons déposé, de façon anonyme, tous les objets sur notre table des curiosités. Ensuite les enfants devaient observer les objets et deviner quel objet appartenait à quel ami. J’ai nommé ce jeu: Connais-tu bien tes amis? On a eu beaucoup de plaisir. Avoir eu plus de temps, j’aurais demandé à chaque enfant d’expliquer le pourquoi de son choix d’objet, mais malheureusement trois heures, c’est vite passé.

 

Ensuite, j’ai choisi le moins pire des contes réinventés du recueil Un conte peut en cacher un autre et je l’ai raconté en arrêtant avant la fin.  Je leur ai demandé d’anticiper cette fin.  (Pourquoi le moins pire? Parce que ce livre ne plairait pas à toutes les familles, il est disons assez violent dans ses adaptations. Mon fils de 13 ans s’en est délecté.) Je leur ai ensuite lu la fin de l’auteur qui était vraiment inattendue.

Après la pause, j’ai séparé le groupe en quatre. Il y avait un atelier sur chaque table en rotation.

Le premier atelier était la tête de Compère Gredin (personnage tiré du roman de Roald Dahl Les deux gredins) dans laquelle j’avais glissé des objets du jeu Tactil. Sans regarder, juste en tâtant avec les mains,l’enfant plongeait sa main dans la tête, prenait un objet et le décrivait le plus fidèlement possible pour que ses coéquipiers devinent l’objet en question. Exercices favorisant l’utilisation d’un vocabulaire précis. La tête est le jeu original Ned’s head.

 

Au deuxième atelier, les enfants répondaient au test des pages 16-17 du livre Roald Dahl, Le géant de la littérature jeunesse : Quel personnage de Roald Dahl êtes-vous? Beaucoup de plaisir et d’humour dans cet atelier. Le troisième atelier portait sur le gobblefunk, ce langage spécial rempli de mots mélangés. Les enfants devaient trouver des adjectifs mélangés à partir de deux mots, et ce pour chaque lettre de l’alphabet.  L’adjectif nouvellement créé correspondant à la première lettre de leur prénom était couplé à un personnage de la liste des personnages associés chacun à une lettre de l’alphabet pour la première lettre de leur nom de famille. (pages 12-13, du même livre bleu)

ex: Katherine Léger (ça c’est moi hihi) est devenu kaléidoscopagique Oompa-Loompa.

Enfin, le dernier atelier était inspiré du roman La potion magique de Georges Bouillon. Les enfants devaient inventer une recette de potion magique, listant les ingrédients nécessaires et donnant les étapes de préparation. Ils devaient aussi dire à qui cette potion était destinée et pour obtenir quel effet. J’ai entendu bien des ricanements venant de cette table.

Nous avons terminé la rencontre par l’explication du travail à faire. Ils devaient se mettre en équipe ou seul, choisir un des livres de Roald Dahl dans la liste fournie, le lire et faire une présentation orale du résumé prenant la forme qu’ils souhaitaient.

Les présentations ont eu lieu à une rencontre deux mois plus tard.  Nous avons eu une belle variété de présentations: du jeu de société à la pièce de théâtre, de la maquette à l’exposition muséale guidée. Les enfants se sont de nouveau surpassés pour un résultat très divertissant, donnant le goût à plusieurs de lire les autres romans de l’auteur. Objectif atteint!

Le salut de la pièce de théâtre de Mathis, Xavier et Thomas : Charlie et la chocolaterie

L’exposition muséale guidée de Lili et Lausanne : James et la grosse pêche

La maquette de Damien, Édouard et Émryck : L’énorme crocodile

Et de nombreuses autres idées…

Voici différentes ressources supplémentaires et inspirantes:

RDDParty

RESSOURCE_La_malle_Roald_Dahl