Des parents chanceux

J’ai rencontré une femme un jour. Dans un bureau, sous supervision de la DPJ. Et elle t’a donnée à moi. Elle t’a mise dans mes bras en disant: «Va voir ta mère». C’était le plus beau cadeau jamais reçu. (LM)

J’ai reçu un garçon un jour et le combat pour te garder dura près de 3 ans. Finalement, tu as été bien protégé . Tu étais un cadeau inestimable. (YS)

J’ai eu la chance d’allaiter un bébé adopté, car la travailleuse sociale avait confiance en nous et t’a donné à nous en cadeau de l’adoption régulière, sans même qu’on y soit inscrits. Un véritable cadeau inattendu. (MA)

J’ai porté une fille à terme après avoir fait tellement de fausses-couches. Tu étais un miracle dans notre tourmente. Un cadeau si important pour notre famille. (LO)

J’ai pleuré un oeuf clair, alors que ton coeur battait bien fort en moi. Tu étais le bébé de la dernière chance. Nous avons eu peur de l’avoir ratée. Tu as été dorloté comme un dernier cadeau. (EN)

J’ai bercé une petite crevette, dedans comme dehors. Il y a maintenant un an que tu es bien là, incroyablement belle, espiègle et pleine de caractère. Tout un cadeau-surprise! (JA)

 

Il faut parfois s’arrêter, dans le tourbillon de la vie, et contempler la chance que l’on a d’être des parents.  Chacun de ces enfants fait de moi une meilleure personne, jour après jour.  Sans eux, et sans mon magnifique compagnon-parent, ma vie serait vide de sens. Je suis comblée de cadeaux.

 

 

 

L’Halloween au musée

Une invitation à visiter l’exposition Les reines d’Égypte au musée Pointe-à-Callière, hors des heures d’ouverture et avec le thème de l’Halloween en toile de fond. Des capsules animées par des guides juste pour nous (les membres du musée).  La possibilité de poser toutes les questions souhaitées. Ça ne se refuse pas.

Nous nous sommes donc rendus, le 18 octobre dernier à 18h00, avec nos masques et coiffures, et avons eu droit à des bonbons d’Halloween et un verre de vin (refusé, je vous rassure).  Notre famille a fermé la place, dépassant de près d’une demie-heure le temps prévu pour cette visite.

L’exposition, bien que très intéressante, ne nous a rien appris de nouveau. Je crois que nous explorons les sujets bien en profondeur à la maison. Mais de revoir tout ça nous rafraîchit la mémoire, et nous permet de nous émerveiller encore et toujours devant ces découvertes incroyables.

Ce fut une double chance cette visite, car cette année nous n’avons pas pu passer l’Halloween avec les enfants. Lili était tellement fiévreuse.  Les enfants ont relevé que c’était la 2e fois que Lili nous empêchait de passer l’Halloween. L’année de sa naissance, j’avais eu de fausses contractions toute la soirée du vendredi 31 octobre (elle est née, provoquée, le lundi 3 novembre). Nous avions alors fait une pinata et avions eu bien du plaisir. Cette année, nous avons joué à des jeux de société à thème de fantôme et écouté The Witches (du roman de Roald Dahl Sacrées sorcières, lu au préalable par les enfants). une soirée tranquille, en famille, au sec et au chaud.

Évolution du gâteau à la douche

UN AN!!!!!! Ça se fête pour la dernière fois dans notre famille.

Petite crevette, toujours aussi petite et toujours aussi crevette.

Petite crevette a eu son premier anniversaire. Elle a soufflé sa première bougie. Et elle a su profité pleinement de son gâteau, comme aucun autre enfant ne l’avait fait auparavant.

Voici l’évolution de cette rencontre gâteau-crevette en séquence images. Point culminant: la douche et le décapant. 🙂

         

P.S. Si vous vous inquiétez pour sa santé, de manger un si gros morceau, sachez qu’une bonne part a visité le plancher (et plus tard l’estomac du chien, bien oui malgré le chocolat…) et une autre bonne part a fini dans le compost dans un état d’effouairage avancé. Mais la bedaine était bien ronde malgré tout. Elle sait quoi faire avec un gâteau, croyez-moi!

P.S.2. Aucun effet spécial ajouté. Aucun maquillage imitant le chocolat. Même pas de photoshop!

Oncle Paul

C’était les funérailles de mon grand-oncle Paul aujourd’hui. Des funérailles nationales!! Pourtant, pour moi, il a toujours été «mononcle Paul». Il était le frère de ma grand-mère. Que ce soit dans les fêtes de Noël de mon enfance ou dans les funérailles des différents membres de la famille, chaque fois que je le rencontrais, il était pour moi un homme doux qui s’intéressait à moi, qui avait toujours une question à me poser sur comment j’allais ou ce que je faisais.  Je n’ai jamais réalisé l’ampleur de son oeuvre, même si j’en connaissais la teneur, je ne l’ai jamais vraiment réalisé, donc, avant aujourd’hui.

Pendant ces funérailles nationales, tant de dignitaires étaient présents. Déjà ça impressionne. Mais aussi les discours sur cet homme, autant des personnalités connues que de simples participants à la dictée PGL, m’ont fait voir la mesure de ses accomplissements.

Il a fait beaucoup pour l’éducation publique, gratuite, universelle, au Québec. On aurait pu penser qu’il soit vexé que je n’envoie pas mes enfants à l’école, profiter de toute cette chance d’avoir à leur portée une telle école.  Non. Il m’a plutôt félicitée, il y a de ça plusieurs années, de prendre ainsi en mains l’éducation de mes enfants, avec autant de dévouement et de passion. Je comprenais de son message à l’époque qu’il souhaitait que tous les enfants puissent avoir accès à une éducation de qualité, peu importe le moyen d’y arriver. Aujourd’hui, de nouveau, j’ai compris ce message.

Bel hommage rendu. Des chansons de toute beauté, interprétées par Johanne Blouin, Grégory Charles (et choeur parfois), Yves Duteil même (une chanson composée par Yves Duteil pour les 25 ans de la dictée PGL) – superbe dans les mots, superbe dans la voix. Des témoignages touchants, impressionnants.

Merci.

Pour perpétrer son oeuvre, un don à la Fondation Paul Gérin-Lajoie est une bonne idée.

Et n’oubliez pas son message: «Si tu peux y rêver, tu peux le réaliser!»

La santé mentale à l’emploi

Les employés suivent des formations pour être capables d’effectuer leur travail. Mais parfois ce sont les patrons qui devraient suivre des formations pour devenir de meilleurs patrons (et de meilleures personnes tout court).

Commencer à travailler avec un trouble anxieux généralisé n’est pas facile. Le stress bloque les canaux d’apprentissage chez la personne anxieuse. L’employé écoute attentivement et comprend, mais les informations ne s’enregistrent pas, elles s’enregistrent mal ou encore elles sont difficiles à aller re-chercher. L’employé veut bien faire, bien paraître, ce qui fait augmenter le stress, et un cercle vicieux s’amorce où l’employé en trouble anxieux sort toujours perdant. Pourtant c’est une personne compétente, souvent performante, mais cela ne transparaît pas à ce moment-ci.

L’employée précise qu’elle a besoin de plus de temps qu’une autre pour enregistrer les informations. l’employeur soupire. L’employée prend des notes pour reviser les apprentissages lorsque le stress sera absent, par exemple à la maison, l’employeur lui dit d’arrêter, que ce n’est pas nécessaire. L’employée décide de venir au travail à ses frais pour observer plus longuement les routines et les transactions, l’employeur soupire et baisse les yeux, découragé. (mais ne refuse pas, au moins)

Vous comprendrez que cette attitude de l’employeur n’est pas pour aider la personne anxieuse à gérer son stress. Pourtant une fois les nouveaux apprentissages maîtrisés, cette employée sera la plus dévouée qu’il aura côtoyée. Elle a de la magie à revendre et fera fructifier son entreprise d’amusement d’enfants. De plus elle est polie, souriante et respectueuse. Mais l’apprentissage de la caisse sera plus long…

L’école à la maison permet aux enfants de s’épanouir dans toute leur unicité. Ils peuvent se développer à leur plein potentiel, et apprendre à vivre avec leurs options ajoutées (tel un trouble anxieux généralisé). Leur rythme d’apprentissage est respecté, plus rapide certaines fois, plus lent en d’autres temps. Mais le milieu de travail est impitoyable. Il faut désormais « fitter » dans le moule. C’est dommage car les employeurs peuvent perdre de formidables employés. À quand un monde plus ouvert aux troubles mentaux?

Pour ma part, j’ai fait un pep talk ce matin. «Tu sais, ma fille, tu n’es pas QUE ça un trouble anxieux. Oui il fait partie de toi et tu dois apprendre à vivre avec, mais tu es bien plus que ça! Tu as de fantastiques forces et de superbes qualités qui te seront très utiles dans cet emploi. Laisse-toi la chance de passer le cap du stress de la nouveauté et tu vas leur en montrer à ces gens un peu bornés.» «Et continue à utiliser tes stratégies de compensation, ce sera un patron de plus qui sera initié à côtoyer des gens uniques et créatifs.»

Une douloureuse fête des pères

C’est la première fois aujourd’hui que je dois fêter la fêter des pères sans mon papa. Bien sûr, je fête mon fantastique amoureux qui est le père des mes enfants depuis déjà si longtemps. Mais mon papa à moi, je ne peux que penser à lui au point où ça me fait mal. Je ne peux pas le serrer dans mes bras, ni l’embrasser.

44 ans à l’avoir dans ma vie, 44 ans de hauts et de bas, d’activités familiales, de moments mémorables.

Ma vie a été bien comblée par ta présence, papa, je t’aime très fort, XXXXXXXX

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