Une nouvelle tradition?

Lili a reçu pour Noël un casse-tête de 1000 morceaux de dauphins. Elle n’est pas la plus friande de casse-tête, mais a décidé de se lancer dans l’aventure. Puis nous avons décidé en famille de tous nous y mettre pour qu’il soit terminé avant le retour à la routine de janvier.

Plusieurs aspects représentaient des défis:

  • Qu’on veuille le déplacer du salon à la salle à manger;
  • Que Jessie enlève un morceau à chaque trois morceaux que l’on plaçait;
  • Que la luminosité du salon, à l’heure du soir où on était disponible à travailler sur le casse-tête, soit déficiente;
  • Que le contour soit irrégulier;

 

Bref, plusieurs bâtons dans les roues.

Mais ce fut un défi RELEVÉ!!!

Il a été terminé samedi le 5 janvier au matin.

Nous en ferons probablement une tradition en famille pour le temps des fêtes. Mon défi pour l’année? Trouver un casse-tête de 1000 morceaux qui saura nous rallier tous.

Sur les traces de sa soeur

Je vous ai déjà parlé des histoires d’Elliot, il y a deux ans. Et déjà ses dessins étaient exceptionnellement développés pour son âge. Là, à 5 ans à peine, il commence sa première bande dessinée.  Ce petit suit les traces de sa grande soeur. Et sa motricité fine est vraiment incroyable. J’ai un peu hâte qu’il sorte de sa phase gros monstres, mais il faut bien avouer que ces gros monstres ou ces immenses dragons (selon les histoires) sont détaillés et impressionnants. Il affectionne aussi le monochrome et souvent le monochrome rouge.

Il a bien de la difficulté à jouer seul pendant les heures d’école des grands. Et pas question de jouer avec sa petite soeur, c’est pas intéressant. Mais lorsqu’il a une bonne journée où il décide de partir sur un projet, ses réalisations sont vraiment déstabilisantes.

J’ai hâte à la suite de cette BD.

Rire avec Google translate

Les enfants ont voulu savoir comment leurs prénoms se prononçaient en différentes langues. Comment c’est venu sur le sujet? Je ne m’en rappelle plus. Mais le bonheur de les voir rire ensemble comme ça était grandissime! Les occasions sont plus rares maintenant que ma grande est au cégep et que les autres ne partagent plus autant d’activités communes de les voir être bien ensemble. Ils ont chacun leurs intérêts, chacun leurs occupations.

Même la petite s’est mise à rire de voir les autres rire, à taper des 0 frénétiquement et de les entendre prononcer en japonais..

L’hilarité générale lorsque le nom d’Elliot prononcé dans une langue d’Europe de l’Est (je ne sais pas laquelle je n’étais pas très attentive aux détails de leur jeu) a donné «El chiottes»

Décidément des minutes et des minutes de grand plaisir.

Le jet privé de Jessie-Anne

Après le permis de conduire une auto, voilà qu’elle vient d’obtenir son permis de conduire un avion!

Mathis promène sa petite soeur dans une caisse à lait ou une panier de lavage en la faisant voler dans les airs. Jessie ADORE ça, vraiment. Elle a droit à sa petite «ride» quotidienne, qui libère les bras de maman pour quelques minutes.

Pour alléger le fardeau (et disons-le s’amuser un peu), le grand frère a pris une boîte de carton et a bâti un avion sur mesure, en améliorant même certains détails après la promenade d’initiation. Et la petite soeur reste patiemment assise pendant les opérations (ce qu’on voit rarement de la part de mademoiselle).

Je crois que le sourire ne trompe pas.

Publication avec permission spéciale du grand frère.

Comment fêter sa fin de secondaire en ÉAD

(ÉAD : École à domicile)

Ma grande est rendue au cégep. Elle va bien à l’école, réussit et trouve sa voie tranquillement.

Elle a fait toute sa scolarité, avant cégep, à la maison. Elle n’a mis le pied à l’école aux adultes que pour les examens. Qu’elle a d’ailleurs bien réussis.

Lorsqu’elle était à la maison, pendant son secondaire, elle a hésité un peu en 2e et 3e secondaire , à savoir si elle retournerait à l’école pour finir son diplôme. Elle s’est sérieusement posé la question. Pourquoi? Parce qu’elle voulait un bal des finissants.

Ses études à la maison, ses activités en groupe de soutien, ses sorties éducatives, ses temps libres abondants, tout ça la ravissait de l’école à la maison. Mais manquer l’étape cruciale du passage à l’âge adulte par le bal des finissants, ça la chicotait.

Ma fille est une artiste. Elle s’habille à sa façon, pense à sa façon et agit à sa façon.  Je la voyais mal suivre les conventions tellement collet-monté de la robe à flafla, la limo, l’avant et l’après-bal…

Je lui ai proposé de trouver une façon bien à elle de fêter sa fin de secondaire. Elle a aimé l’idée. Finalement, c’est moi qui ai trouvé l’idée qui deviendra son choix: aller coucher à l’hôtel du Château Frontenac à Québec. Se récompenser en vivant le grand luxe pour une nuit.

Elle aurait souhaité, au départ, y aller avec des amis d’école maison qui vivaient la même fin qu’elle, mais ce sont ses cousines qui l’ont accompagnée, dont une qui était en fin de secondaire aussi. Cela l’a comblée de joie. Elles ont eu bien du plaisir, à ce qu’il paraît. J’aurais aimé être un petit oiseau pour voir ça.  Après 18 ans passés auprès d’elle tous les jours de sa vie, ne pas prendre part à cette petite fête était un peu difficile. Mais nous lui avons fait un souper de félicitations. Et avons regardé ses photos tout en écoutant ses commentaires divertissants sur cette fin d’aventure bien particulière.

Nous avons payé la chambre d’hôtel (probablement l’équivalent de ce que nous aurait coûté un bal des finissants standard), et elle s’est payé le reste du trip.

Je crois qu’il est important de répondre à certains besoins, même en école maison. Ma fille ressentait le besoin de souligner ce passage, nous l’avons fait.  Il y a plusieurs façons de la faire, au moins autant qu’il y a d’aventures d’école maison.  Nous avons trouvé notre formule, et Lucie-Maud en gardera un souvenir impérissable, tout comme d’autres autour d’elle sont retournés à l’école et garderont un souvenir de leur bal standard. Elle aura ainsi bouclé la boucle de l’école maison.  Petits pincements au coeur pour maman, mais pincements remplis de fierté.

Des parents chanceux

J’ai rencontré une femme un jour. Dans un bureau, sous supervision de la DPJ. Et elle t’a donnée à moi. Elle t’a mise dans mes bras en disant: «Va voir ta mère». C’était le plus beau cadeau jamais reçu. (LM)

J’ai reçu un garçon un jour et le combat pour te garder dura près de 3 ans. Finalement, tu as été bien protégé . Tu étais un cadeau inestimable. (YS)

J’ai eu la chance d’allaiter un bébé adopté, car la travailleuse sociale avait confiance en nous et t’a donné à nous en cadeau de l’adoption régulière, sans même qu’on y soit inscrits. Un véritable cadeau inattendu. (MA)

J’ai porté une fille à terme après avoir fait tellement de fausses-couches. Tu étais un miracle dans notre tourmente. Un cadeau si important pour notre famille. (LO)

J’ai pleuré un oeuf clair, alors que ton coeur battait bien fort en moi. Tu étais le bébé de la dernière chance. Nous avons eu peur de l’avoir ratée. Tu as été dorloté comme un dernier cadeau. (EN)

J’ai bercé une petite crevette, dedans comme dehors. Il y a maintenant un an que tu es bien là, incroyablement belle, espiègle et pleine de caractère. Tout un cadeau-surprise! (JA)

 

Il faut parfois s’arrêter, dans le tourbillon de la vie, et contempler la chance que l’on a d’être des parents.  Chacun de ces enfants fait de moi une meilleure personne, jour après jour.  Sans eux, et sans mon magnifique compagnon-parent, ma vie serait vide de sens. Je suis comblée de cadeaux.

 

 

 

L’Halloween au musée

Une invitation à visiter l’exposition Les reines d’Égypte au musée Pointe-à-Callière, hors des heures d’ouverture et avec le thème de l’Halloween en toile de fond. Des capsules animées par des guides juste pour nous (les membres du musée).  La possibilité de poser toutes les questions souhaitées. Ça ne se refuse pas.

Nous nous sommes donc rendus, le 18 octobre dernier à 18h00, avec nos masques et coiffures, et avons eu droit à des bonbons d’Halloween et un verre de vin (refusé, je vous rassure).  Notre famille a fermé la place, dépassant de près d’une demie-heure le temps prévu pour cette visite.

L’exposition, bien que très intéressante, ne nous a rien appris de nouveau. Je crois que nous explorons les sujets bien en profondeur à la maison. Mais de revoir tout ça nous rafraîchit la mémoire, et nous permet de nous émerveiller encore et toujours devant ces découvertes incroyables.

Ce fut une double chance cette visite, car cette année nous n’avons pas pu passer l’Halloween avec les enfants. Lili était tellement fiévreuse.  Les enfants ont relevé que c’était la 2e fois que Lili nous empêchait de passer l’Halloween. L’année de sa naissance, j’avais eu de fausses contractions toute la soirée du vendredi 31 octobre (elle est née, provoquée, le lundi 3 novembre). Nous avions alors fait une pinata et avions eu bien du plaisir. Cette année, nous avons joué à des jeux de société à thème de fantôme et écouté The Witches (du roman de Roald Dahl Sacrées sorcières, lu au préalable par les enfants). une soirée tranquille, en famille, au sec et au chaud.