Je vous parlais d’adaptation…

Il semblerait que tout va si bien pour l’instant avec Crevette, à 35½ semaines, que les plans ont changé pour la suite des choses. Je ne sais plus quoi penser, quoi prévoir, comment me préparer…

Bébé serait rendue dans la moyenne forte pour sa grandeur et son poids. Comment a-t-elle rattrapé son léger retard de petit bébé? Je ne sais pas. Je sais que sans avoir changé mon alimentation, en respectant ma diète et mes doses d’insuline, j’ai pris plus de 3 kilos en un mois. C’est étrange et inquiétant… pour moi. Les médecins ne font que répéter que tout va bien.

Donc le plan de match est césarienne programmée à 38 semaines et 5 jours, soit le jeudi 21 septembre. Plus tard que je ne le pensais, plus longtemps à endurer les pieds de dimensions ogresques et les mains engourdies qui ne peuvent même plus tenir un crayon. Plus tard aussi pour me permettre de reprendre en mains les activités des enfants librement et facilement.

Il reste toujours un risque important que le placenta faillisse à sa tâche d’ici là et que toute la besogne soit devancée. Mais tout mon bilan est super beau… Alors le plan de match est bien défini.

Oubliez ce délai de deux semaines que je dis depuis quelques jours. Le délai est de 3 semaines bien comptées. Mais la vie peut encore nous surprendre…

Ce que j’en retiens? Je vais tout de même garder les pyjamas et camisoles de petit bébé au cas où. Je vais quand même stresser pendant trois semaines à observer les signes de… Je vais bien sûr préparer toutes les éventualités. Son petit minois n’est pas pour tout de suite.

Sciences 4e secondaire

Alors que ma fille de 17 ans fera ses sciences de 4e secondaire aux adultes, car elle devait finir ses maths de 4e secondaire avant de pouvoir faire les sciences (directive du centre d’éducation aux adultes), mon fils de 13 ans, lui, fera ses sciences de 4e secondaire à la maison. Il est en avance, c’est sa matière, il en mange. Mais il est trop jeune pour bien des options d’obtention d’unités pour son diplôme. École aux adultes: 16 ans.  École régulière: il serait avec un groupe d’élèves de 15-16 ans pour passer un examen de fin d’année qui compterait pour 100% de sa note au bulletin. Et c’est sa seule matière en avance de deux ans.

Donc j’ai décidé de lui faire faire deux fois ses sciences de 4e secondaire. Drôle de décision. Au moins, il aime cette matière. Je ne sais pas quoi faire de plus et je gagne une année avant de le plonger dans l’univers de l’école. L’an prochain, je devrai investir dans certains cours de la commission scolaire Beauce-Etchemin, qui permet les cours en ligne à des jeunes de moins de 16 ans. Il pourra y suivre Sciences et Histoire 4e secondaire.

Cette année, il fera un cahier de base de sciences 4e secondaire, mais sans laboratoire. Juste la théorie. Cela me permet de ne pas y mettre d’énergie, de ne pas chercher le matériel, de ne pas y dépenser de l’argent.  L’an prochain, j’aurai à le faire. Et lui ça lui donne une matière agréable à faire dans sa semaine (selon ses dires).

J’ai donc choisi la suite de ce que j’utilise depuis le début du secondaire: Phénomènes. C’est la suite de Origines (1re et 2e sec.) et de Systèmes (3e sec.) de CEC. Comme nous n’avions pas terminé la section Univers Technologique du cahier Systèmes, que Mathis pour l’instant aimerait devenir architecte, qu’il a le temps devant lui, j’ai décidé de glisser ces pages-là dans ma planification de 4e secondaire.

Voici ce que ma planification donne:  Planification Phénomènes 4e sec

Ici nous avons trois périodes d’une heure de sciences par semaine à partir de la 3e secondaire. Et je calcule sur une année de 40 semaines. Ma planification est donc établie sur ce calcul.

Après sa première section aujourd’hui, il m’a fait le commentaire suivant: «Ça c’était dans mon élément.»

 

Prévoir?

On lit beaucoup de messages présentement qui montrent que les parents qui se lancent dans l’aventure sont stressés, ne savent pas trop comment commencer, comment organiser leur année, comment planifier. Je crois que si je n’avais qu’un seul message à vous faire, je vous dirais que l’essence même de l’école maison est de permettre une adaptation à toute épreuve.

En février, je commençais ma 16e année d’école maison. Si vous m’aviez demandé à ce moment-là de quoi aurait l’air ma rentrée de septembre, je vous aurais répondu qu’elle serait calme avec ma fille qui finit son DES aux adultes et dont je n’ai plus besoin de vraiment m’occuper (école maison parlant bien sûr), mes deux fils en mi-secondaire, ma 2e fille en 4e année et mon petit à occuper. Point.

Puis à la fin de ce même mois de février, une première bascule arrivait. Une petite crevette surprise s’ajouterait à notre famille au début septembre. Événement inattendu, impossible, déstabilisant, transformant l’avenir des prochaines années qui commençait à se dessiner dans notre quotidien. Un bébé est TOUJOURS un cadeau inestimable de la vie. Mais, je vous le répète, à 44 ans, cela laisse des traces importantes. Mon printemps fut ralenti par une grande fatigue reliée à la grossesse. Plusieurs activités de groupe ont été annulées, et même l’école régulière de mes enfants a été moins efficace que d’habitude. Résultat: nous avons pris un retard sur l’année, et les gars ont dû faire un peu de maths cet été. Au secondaire, il est plus difficile de faire fi de cette progression.

Alors que l’été battait son plein, je faisais ma planification de l’année. Chaque matière pour chaque enfant, les activités de groupe qui commenceront plus tard mais qu’il faut prévoir tout de même. L’accouchement étant prévu pour le début septembre, j’ai pensé commencer l’année deux semaines plus tôt en août pour prendre de l’avance, établir une routine, se «remettre dedans» avant l’arrivée de crevette. Maman était réservée pour prendre soin des enfants pendant mon séjour de quelques jours à l’hôpital pour l’accouchement. Ce n’était pas la première fois que ma rentrée scolaire s’annonçait avec un accouchement: il y a 4 ans, Elliot naissait pratiquement à la même date. Alors on s’organisait tranquillement à revivre ça mais de façon toujours assez calme.

Puis mi-août arriva et Papa se mit à aller moins bien. Atteint du cancer, nous vivions en sursis agréablement accueilli depuis 3 ans et demi. Maman ne pourrait pas venir passer ces jours à la maison lors de l’accouchement, elle devrait s’occuper de papa. Puis il est entré d’urgence à l’hôpital lundi dernier. Deuxième bascule: visites à l’hôpital, gestion des émotions et réorganisation de la rentrée bousculaient notre début d’année.

La beauté de l’école maison est de pouvoir vivre ces moments importants à fond. La vie ne passe qu’une fois et il faut la savourer pleinement. Les enfants passent dans notre vie à une vitesse folle. Tout peut se réorganiser autour de la vie et de ses surprises. Rarement une contrainte ne nous empêchera de prendre le temps de vivre un moment important.

Nous avons commencé notre école maison lundi. Nous y avons mélangé rv de suivi de fin de grossesse et visite à Papa à l’hôpital. Et notre semaine s’est déroulée un peu cahoteuse mais atteignant tout de même les objectifs fixés. Nous avons pu gérer au quotidien les émotions débordantes. Nous avons pu donner une dernière touche à la nouvelle chambre de ma fille au sous-sol, permettant le déménagement en fin de semaine. Nous avons pu naviguer dans nos nouveaux cahiers et nos nouveaux apprentissages malgré ma planification encore un peu incomplète.

D’ici deux, gros max trois semaines, crevette se montrera le bout du nez. Cela nous obligera à arrêter complètement l’école pour juste vivre et se reprendre en mains. Et nous le ferons tout en prenant aussi du temps pour profiter de Grand-Papa le plus possible. Que serait notre vie sans ces moments importants? Que resterait-il de notre quotidien sans le temps consacré à gérer ces moments charnières? Une suite monotone d’autobus scolaire,  de journées trop vite passées et de vie oubliée.

Il est normal, parfaitement normal d’être stressée la première année de l’aventure de l’école maison. Sortir de l’institution pour entrer dans la vraie vie est une épreuve pour le parent moyen habitué de régler son quotidien sur un cadre bien défini. Mais lorsque vous constaterez que l’école maison s’adapte à TOUT ce que vous pourrez vivre, vous vous sentirez mieux et capable de faire face à n’importe quoi. On peut essayer de tout prévoir pour l’année scolaire et les années à venir; mais la vie est coquine, elle aime venir glisser de l’impromptu dans cette soupe. Cela ajoute du piquant qu’il est possible de digérer que si on peut en prendre le temps.

Je ne crois pas que mon choix de vie soit supérieur à celui des autres familles, que l’école maison soit une route mieux bâtie que l’école régulière. Je crois que l’on arrive au bout de notre chemin avec notre bagage constuit au gré des événements rencontrés, des décisions prises. Mais je crois qu’un avantage de l’école maison est de permettre de tout prévoir puis de tout REprévoir quand la première prédiction s’est plantée. Cette adaptation sans limite a été très importante dans ma vie cicatrisée.

Et je crois que ce que vous pouvez prévoir sans aucun doute en suivant l’aventure de l’école maison est de pouvoir toujours prendre le temps de vivre la vie telle qu’elle est, sans se presser de mettre certaines choses derrière pour suivre un rythme effréné. Chaque moment prend alors tout son sens.

Bonne rentrée!

Éthique et culture religieuse à la maison

Je me fais souvent poser la question: Que fais-tu pour l’éthique et culture religieuse? Officiellement, je n’en fais pas. Mais dans la réalité, nous en faisons tous les jours.

Nous prenons tous nos repas en famille. De nombreuses discussions émergent de ces repas communs. Les enfants ont toujours des questions, qui vont de fil en aiguille couvrir un terrain bien plus large que la question de départ. Et les enfants ont chacun leurs questions, à leur mesure (de 3 à 17 ans), selon leurs intérêts (animaux, histoire, science, arts, sports…). Et oui il y a des sujets d’éthique dans tous ces domaines.

L’actualité s’écoute à la radio en auto en route pour les activités. Pistes pour de nombreuses discussions encore une fois. J’en ai un qui ne parle pas beaucoup, mais je sais qu’il écoute. Et quand il veut intervenir, il le fait. J’en ai d’autres qui parlent beaucoup mais qui n’écoutent pas suffisamment. Ça aussi ce sont des apprentissages importants à faire.

La vie apporte son lot de situations heureuses, malheureuses, fâchantes, révoltantes, attendrissantes… Aucun sujet n’est tabou, aucune route n’est pas à suivre. Parfois on pleure, souvent on rit. Et je sais que d’écouter mes enfants s’exprimer est le meilleur moyen de leur montrer qu’ils ont droit à la parole et à leur opinion.

Il se peut aussi que j’oriente certaines lectures vers des sujets dont j’aimerais discuter. Les lectures obligatoires, choisies en fonction des thèmes abordés, sont rarement innocentes. Souvent aucun travail n’est nécessaire après lecture, juste la réflexion sur la vie que la lecture apporte est suffisante. Puis quelques temps plus tard, on entend ressortir une question, une réflexion, un commentaire, une prise de position dans une discussion et on sait alors que la lecture a porté et a laissé des traces dans leur intérieur d’apprenant.

Parfois je crée des activités de groupe à partir de la littérature jeunesse. Cela permet d’ouvrir encore plus les horizons, prenant conscience que les autres familles peuvent penser différemment. Les perspectives deviennent alors très riches pour la suite des discussions en famille. Et cela permet aussi d’aborder des sujets qui ne seraient pas nécessairement venus naturellement.

Il est possible de faire des cahiers, d’utiliser des manuels. Certaines maisons d’édition ont mis sur le marché de beaux trésors scolaires pour traiter de différents sujets. Ces cahiers ont des discussions de classe et des projets de grande envergure dans leurs pages, parce que cette matière ne s’enseigne pas. Elle se découvre. Mais reste que ces cahiers, aussi bien réfléchis soient-ils, créent un carcan restreignant les voies possibles d’exploration.

C’est en observant autour de nous, en confrontant nos opinions, en s’informant aux bonnes sources (les enseignants sont-ils objectifs et connaissants sur tous les sujets éthiques?) qu’il est possible de développer la pensée critique de nos enfants. Ce que cette matière représente est de former nos enfants à être de bons citoyens. Est-ce que de suivre un plan de cours pensé par des enseignants en fonction d’amener les enfants tous vers des connaissances communes et, disons-le, une pensée assez uniforme, est la façon que l’on souhaite amener nos enfants à être de bons citoyens? En choisissant l’école maison, je crois bien que plusieurs répondront non à cette question. Et cela rejoint aussi aujourd’hui ce que le gouvernement veut imposer comme loi contrôlant l’école maison.

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L’éthique, la culture, la culture religieuse de surcroît, c’est dans l’expérience de la vie qu’on les travaille, qu’on se bâtit un intérieur à vivre en société. À moins de devoir passer les examens uniformes pour le diplôme, sortez des cahiers et explorez la vie sous toutes ses coutures. Alors votre «ECR» sera couverte entièrement, et vos enfants pourront devenir des êtres pensants.

 

Le retour graduel

Mon mari est reparti travailler ce matin. Les vacances de deux semaines, à constuire la chambre de ma fille au sous-sol, sont terminées. (La chambre, elle, ne l’est pas encore complètement terminée, mais elle est bien avancée.) Donc mes gars ont repris leur petit horaire d’été d’un peu de mathématiques le matin, 3 jours par semaine. Lili a tenu à finir son cahier de français de troisième année, elle a abattu près d’une dizaine de pages, sans demande de ma part.

Mon préscolaire a fait le casse-tête de la carte du monde aimantée et a été super attentif pendant toute la période d’une heure quinze! Je suis surprise de l’efficacité de cette matinée. J’espère qu’elle est un bon indice de notre début des classes qui s’annonce pour la semaine prochaine.

J’aimerais réussir à faire deux semaines de notre nouvelle année avant que bébé se pointe le bout du nez. La semaine du 21 et celle du 28 août… Réalisable?

Ma planification de l’année n’est pas encore totalement au point, mais tout de même pas mal développée. Dites-moi que j’aurai, contrairement aux 7 autres, un bébé calme et facile qui me laissera tout le loisir de reprendre mon énergie et de foncer dans mon année…

 

J’ai survécu!

En revenant de Chicago, au mois, de mai, nous sommes arrêtés à Toronto pour visiter le zoo de Toronto et surtout ses fameux pandas. Malheureusement, le zoo était fermé pour cause de grève des employés. Lili était vraiment triste, c’était LA sortie des vacances pour elle, celle qu’elle attendait depuis si longtemps.

Comme les pandas quittent le zoo en mars 2018, nous avions promis d’aller faire un tour au zoo à un autre moment dans l’été. Lundi, donc, nous sommes partis le matin, et nous sommes passés par Gatineau pour voir les MosaïCanada 150.

Ensuite, direction Toronto-Markham pour une nuit à l’hôtel.

Saviez-vous que l’Ontario avait une journée fériée lundi? Nous on s’en est rappelé trop tard. 3 heures de trafic, et donc de temps supplémentaire passé en voiture pour arriver à bon port. 10 heures de route plutôt que 7 heures… Nous sommes partis le matin 1h30 trop tard sur notre horaire prévu. Arrivée à l’hôtel vers 23h00. Dodo.

Le lendemain, nous nous sommes rendus au zoo. Les pandas ont été notre premier arrêt de la visite. Il n’y avait personne ou presque.

Nous avons pu prendre notre temps pour bien les observer. Ils jouaient, étaient bien coquins.

Le reste de la journée s’est bien déroulé. À 32 semaines de grossesse, je marchais lentement, mais je suivais. Nous n’avons pas pu faire tout le zoo. Nous avons délaissé la longue marche d’une heure (qui m’aurait pris au moins 1h30 à moi et ma grosse bédaine) dans la section de l’Afrique et la section éloignée du Canada. Mais nous avons pu faire une visite agréable et tous ont été heureux de la sortie.

T-shirts de panda, bouteille de panda, photos de panda… Non pas de toutous de panda, ça elle en a déjà assez…

Nous sommes partis à 17h30 au lieu de 16h00 comme prévu. Un peu de trafic, un arrêt pour souper et quelques arrêts pipis plus tard, nous arrivions à la maison vers 2h00 du matin, complètement exténués mais bien heureux d’avoir réussi à tenir promesse à notre fille. Dodo.

Siège d’auto coquille de retour!

J’ai reçu aujourd’hui un super cadeau de mes formidables parents: un siège d’auto coquille et la poussette assortie. Eh oui le retour de cette bête protectrice, lourde et encombrante!  Comme l’accouchement pourrait devenir imminent si des problèmes de croissance ou autres se présentent, j’étais un peu inquiète de ce morceau manquant au trousseau de crevette. Il faut le banc d’auto, et le bébé attaché (correctement) dedans, pour sortir de l’hôpital.

(cet aspect me fait toujours rire, car l’infirmière qui montre comment donner le bain et attacher bébé est souvent trop jeune pour avoir un enfant et n’a jamais vraiment fait ça de sa vie, alors que j’en suis à mon 8e enfant et que donc j’ai fait ces gestes des millions de fois déjà)

Donc après consultation de mon Protégez-vous (outil important dans mes décisions d’achat), j’ai opté pour un banc d’auto premier en tête de liste selon la revue, le MEILLEUR choix quoi! Ensuite j’ai cherché pour trouver le kit qui comprenait ce banc et la poussette correspondante.

C’est arrivé aujourd’hui! C’est monté, expérimenté, vérifié! Je pourrai l’utiliser pour bébé sans crainte de faire ça tout croche. Maintenant, elle peut arriver; elle doit juste peser plus de 4 livres, poids minimal pour cet ensemble.

J’ai comme besoin de crier… ça s’en vient tellement vite. Toujours aussi déstabilisant.