Notre projet d’auteur annuel

C’est la 3e ou 4e année. Le projet d’auteur est toujours aussi ressourçant pour moi. Les enfants participent magnifiquement. Ils découvrent un auteur, l’explorent, nous font un compte-rendu et continuent de l’explorer après coup.

Cette année, j’ai choisi Michael Morpurgo. Et les équipes ont choisi ces livres:

  • Le royaume de Kensuké
  • Le lion blanc
  • L’histoire de la licorne
  • Cheval de guerre
  • Enfant de la jungle
  • Le meilleur chien du monde
  • Toro, Toro
  • L’étonnante histoire d’Adolphus Tips

À notre première rencontre, j’ai présenté l’auteur, plus brièvement que pour Roald Dahl l’an passé. Alors que l’auteur Roald Dahl est un réel personnage lui-même, chez Michael Morpurgo, c’est l’univers qui est particulier. Dans presque tous ses livres, on sent ou on vit la guerre. Chez Michael Morpurgo, c’est elle, la guerre, le personnage. Elle joue un rôle déterminant dans presque chacun de ses romans, que ce soit pour petits ou grands.

Entrevue avec une licorne L’histoire de la licorne — Michael Morpurgo

J’ai décidé de donner l’allure d’un bulletin de nouvelles à notre présentation. Les équipes ont toutes décidé, sauf une, de faire une présentation vidéo. Ma suggestion était de tourner autour du reportage, de l’entrevue, des témoignages, mais je laissais tout de même la liberté à des présentations habituelles de marionnettes ou de stop-motion.  Nous avons aussi eu droit à une superbe bande-annonce de film, réalisée avec professionnalisme. Je vous lancerai le commentaire récurrent, je sors de ce projet d’auteur chaque fois complètement ébahie. Nos enfants ont des talents incroyables.

En première rencontre, j’ai présenté une entrevue (Patrice Lemieux à Tout le monde en parle), un début de reportage youtube sur la guerre Avoir 20 ans sous l’occupation (j’ai envoyé le lien aux équipes pour qu’elles puissent regarder la totalité si elles le désiraient) et un reportage écrit sur le travail des enfants dans une briquerie en Afghanistan. Nous avons regardé ensemble les éléments de ce type de travail. Voici une liste de ressources web:

Voici la feuille de consignes modifiable (power point) et en format PDF distribuée à la première rencontre.

Et la feuille d’appréciation des présentations modifiable (power point)  et en format PDF lors de la deuxième rencontre.

Vous pouvez ainsi changer les titres en fonction des livres choisis dans votre groupe.

Tout plein de câlins — Robert Munsch

Cet auteur a écrit des romans pour tous les âges, mais les plus connus sont surtout pour la 4e année et plus. Dans notre groupe, nous avions des équipes des 2e et 3e cycles du primaire et des 1er et 2e cycles du secondaire. Pour nos enfants du préscolaire et du premier cycle du primaire et pour les plus vieux qui préféraient une lecture plus légère, une autre maman a travaillé l’auteur Robert Munsch. Nous avons aussi eu droit, avec cet auteur, à des présentations divertissantes, surtout sous la forme de spectacle de marionnettes. Nous avons ri, comme Robert Munsch sait nous faire rire.

Vraiment heureuse de cette activité réussie! Merci chers participants fidèles.

Un club de lecture vraiment original

Les groupes de soutien sont un outil essentiel à notre survie en école maison. La richesse des activités qui y sont offertes permet à nos enfants de développer des intérêts, des passions, des habilités. Les parents sont des mines d’or de connaissance et de créativité.

Une de ces activités est un club de lecture bien original auquel nous participons une fois par mois depuis un an et demi. Une maman de notre groupe nous réunit pour travailler différents aspects du livre, et ses idées souvent sortent de l’ordinaire. Comme cette fois-ci, où les jeunes devaient lire chacun le début, le milieu ou la fin d’un même livre (donc en équipe de trois), pour comprendre combien chaque partie du livre est importante et a ses éléments caractéristiques.

Mon fils devait lire le milieu du roman Les dix petits nègres d’Agatha Christie; ma fille, la fin du tome 1 des Enquêtes d’Alfred et Agatha. Les deux, très bons lecteurs, n’ont pas aimé cet exercice, car ils aiment beaucoup se plonger dans l’univers d’un livre pendant 2-3 heures et le lire ainsi d’une couverture à l’autre. Mais l’exercice était intéressant. Mon fils a découvert l’univers littéraire d’Agatha Christie (il ne connaissait que le film Le crime de l’Orient Express auparavant, qu’il avait fort apprécié). Il a repris la lecture du roman depuis le début tout de suite après la rencontre.

Ma fille, elle, n’a pas aimé cette lecture. Habituée au style Fantasy, le roman d’enquête lui a moins plu.  Elle a décidé de ne pas lire le livre. Il est vrai qu’elle connaissait maintenant la fin.

J’aime que les enfants soient ainsi déstabilisés. Je trouve que cela leur fait faire des découvertes littéraires et personnelles.  Ils le vivent aussi dans le club des adolecteurs, avec les lectures imposées. Ils sont sortis ainsi de leur zone de confort, parfois pour le mieux, parfois pour le pire.

Nous avons exploré de nombreux thèmes, dont les contes de Noël à travers le monde, les écrivains québécois, les bédéistes, les documentaires, les cartes de souhaits, etc. Et le but de faire lire, lire et encore lire est atteint à 110%.

Merci!

P.S. Que font les petits pendant ce temps ?  Ils réussissent souvent à lire calmement pendant une bonne partie de l’activité. Il faut dire que cette activité se déroule à l’étage jeunesse d’une grande bibliothèque. Ils sont tellement beaux.

L’alphabet en chantant

La comptine de l’alphabet s’apprend souvent dès 2-3 ans. Déjà les enfants la récitent en chantant accompagnant les grands. Les parents sont fiers de clamer que leur rejeton connait son alphabet bien avant la maternelle. Mais, comme pour l’appréciation des quantités avec les chiffres, la reconnaissance des lettres et de leur son en lecture dépasse largement la simple comptine.  Il suffit de les entendre défiler L-M-N-O-P pour comprendre que pour eux ce ne sont pas encore des lettres distinctes pouvant prendre place dans des mots.

Elliot est en apprentissage de la lecture présentement. À cinq ans, il fait Enquête au village des sons avec plaisir et intérêt, et surtout à sa demande. Il connaissait visuellement ses lettres, mais n’avait pas fait encore de lien entre la comptine et ces lettres apprises. Puis il est tombé sur ce train de wagons-lettres en bois. Et il s’est mis à les placer en ordre alphabétique, chantant et rechantant la chanson pour continuer le train. Pendant un bon 20 minutes, super concentré, il a mis les lettres sur la corde.

 

Il a oublié le L. Il a suffi que je lui dise qu’il avait une petite erreur pour qu’il observe, réfléchisse, chante de nouveau et trouve rapidement cette lettre oubliée.

Je crois qu’il vient de franchir un pas de plus sur le chemin de l’apprentissage de la lecture.

Mais ce n’est pas tout. Ses leçons d’Enquête au village des sons aussi ont porté fruit. Il m’a demandé pourquoi un sssssinge (insistant sur le son du «S») figurait sur le wagon du «M». Par lui-même, il venait de saisir comment reconnaître le son en début de mot. Tout cela a pris son sens lorsque je lui ai affirmé que le jeu était en anglais et que… il m’a coupé la parole pour dire «M» pour Monkey!

Être aux premières loges de ces découvertes est une richesse de l’école maison. Chaque fois que l’oeil brille d’une étoile supplémentaire, je me réjouis d’y assister.

Story of a Donut Day

Le groupe des plus jeunes en anglais travaillent la série de livres If You Give a Mouse a Cookie, de Laura Numeroff.  Le livre travaillé à la rencontre de janvier est If You Give a Dog a Donut. Simultanément, les plus vieux, dans leur cahier Juggling With Words (de Grand Duc), en étaient au texte sur Tim Horton (le joueur de hockey qui, comme vous le savez sûrement, a fondé la chaîne de restauration de beignes Tim Hortons). Beau prétexte pour s’amuser sur ce thème sucré.

Après la lecture de l’album aux deux groupes les plus jeunes, le groupe des moyens a joué avec des cartes sur les mots-composés. Il fallait réunir 2 mots sur des moitiés de beignes pour créer un mot composé illustré sur une tasse à café. Ils ont aussi dû classer les mots de vocabulaire relatifs au thème du beigne selon s’ils étaient des noms, des verbes ou des adjectifs. (disponible sur TPT ici)

Les petits, pour leur part, ont pratiqué leurs nombres jusqu’à 20 (en anglais bien sûr) avec des beignes découpés d’une feuille de papier et des beignes numérotés jusqu’à 20. Ils pigeaient un beigne numéroté et devaient mettre dans l’assiette le nombre de beignes de papier en comptant un à la fois. Ensuite ils ont joué à un jeu de table, avec des pions en beigne fait d’une perle de bois sciée en deux avec un «glaçage» de colle scintillante et un dé. Lorsqu’ils arrivaient sur une case, pour y rester ils devaient nommer un des éléments de l’histoire sur le carton des flash cards. (disponible sur TPT ici et le plateau de jeu en fouillant sur Google avec le titre du livre)

Ils ont aussi fait un cerf-volant en papier bouchonné, car dans l’histoire le chien fabrique un cerf-volant. Ici ce fut plus le prétexte de faire un brico que de construire un vrai cerf-volant, par manque de temps.

Comme collation, les enfants ont pu manger des graines de beigne.  Après avoir planté 3 graines de beigne dans une cuillère à thé de sucre à glacer et une goutte d’eau, ils pouvaient manger le reste de leur graines de beigne.  La compagnie des graines de beignes nous avait aussi envoyé un gros contenant de graines non fertiles, Les enfants ont donc rempli leur pot de graines à quelques reprises. Les instructions de plantage ont été lues par moi et suivies à la lettre par eux. Pas question de manquer notre coup, la collation de notre prochaine rencontre en dépendait.

 

Comme devoir, petits et moyens devaient décrire un beigne qu’ils aimeraient manger s’ils étaient assis chez Tim Hortons. Les plus jeunes avec trois ou quatre adjectifs et les moyens avec 3-4 phrases. Lors de notre rencontre du début février, les beignes avaient commencé leur processus de développement en matinée et l’ont terminé en après-midi, pour nous permettre de déguster une superbe collation. Il me manque la photo du plateau garni… Les jeunes lisaient leur description à haute voix et prenaient le beigne décrit sur le plateau.

En cette deuxième rencontre, les deux ados du groupe des grands avaient préparé des petits jeux pour amuser les enfants sur le thème des beignes.

Tic Tac Toe Timbits (chaque enfant jouait une partie de Tic Tac Toe avec 4 jetons et 1 timbit)

La tour de verres (avec un beigne de carton, faire tomber le plus de verres possible)

L’ordre de grandeur (réussir à déplacer les beignes, empilés en désordre sur une tige, d’une tige à l’autre pour qu’ils finissent empilés du plus grand au plus petit sur une même tige)

Course à obstacles (slalom entre les cônes et petit saut et sauts sur un pied avec un beigne de carton sur le nez)

Jeu de l’âne (mettre un beigne le plus proche de la bouche du visage possible les yeux bandés)

Attrape-beignes (essayer d’attraper un beigne aux patates suspendu avec la bouche, sans l’aide des mains)

Difficile de ne pas avoir de plaisir dans ce contexte, mais ce fut réellement réussi.

 

 

Le travail des enfants

Nous avons regardé le film Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur. C’est un film en dessins animés sur le thème du travail des enfants dans certains pays. Ici, les enfants confectionnent des tapis.

Le film est très bon. Il est dur, sans créer de peurs. Il expose clairement la situation mais demeure positif, car l’action d’Iqbal va permettre de résoudre le problème. Mais non sans peine: manipulation par l’ignorance, corruption de l’autorité, maltraitance, plusieurs tentatives se buteront à la bêtise des adultes.

Une chance qu’il y a aussi l’imagination, la magie, l’émerveillement de l’enfance.

Nous avons regardé le film en famille. Il est toujours difficile de savoir quel impact ces films peuvent avoir sur nos enfants, surtout nos plus jeunes.

Elliot a écouté attentivement, sérieusement le film. Il a ri, froncé les sourcils, grimacé de douleur, avec le personnage principal. Son commentaire général, à la fin du film, est que c’est bien triste tout ça.

Mais aujourd’hui, sa grande soeur lui offrait une montre usagée NIKE reçue, car NIKE est reconnu avoir utilisé le travail des enfants, et elle ne souhaite pas porter ce logo. Elliot voudrait bien la montre, elle est spéciale, originale.  Il vient me voir et me demande de vérifier sur internet si NIKE a changé sa manière de fonctionner et n’emploie plus d’enfants dans ses usines. Il aimerait bien la montre, mais pas si ce sont des enfants qui l’ont fabriquée.

Il a 5 ans.

Je crois que le film l’a marqué plus fortement que je ne le croyais. Wow! J’en suis bien heureuse.

Maintenant je dois vérifier sur internet si NIKE est encore une compagnie fautive. Ça c’est moins évident.

Regardez ce film avec vos enfants, ils prendront conscience de leur chance et de la richesse de leur expérience de vie!

Une nouvelle tradition?

Lili a reçu pour Noël un casse-tête de 1000 morceaux de dauphins. Elle n’est pas la plus friande de casse-tête, mais a décidé de se lancer dans l’aventure. Puis nous avons décidé en famille de tous nous y mettre pour qu’il soit terminé avant le retour à la routine de janvier.

Plusieurs aspects représentaient des défis:

  • Qu’on veuille le déplacer du salon à la salle à manger;
  • Que Jessie enlève un morceau à chaque trois morceaux que l’on plaçait;
  • Que la luminosité du salon, à l’heure du soir où on était disponible à travailler sur le casse-tête, soit déficiente;
  • Que le contour soit irrégulier;

 

Bref, plusieurs bâtons dans les roues.

Mais ce fut un défi RELEVÉ!!!

Il a été terminé samedi le 5 janvier au matin.

Nous en ferons probablement une tradition en famille pour le temps des fêtes. Mon défi pour l’année? Trouver un casse-tête de 1000 morceaux qui saura nous rallier tous.