Nouveaux pensionnaires

Une enseignante a gentiment voulu partager ses animaux de compagnie de classe, qui se reproduisent beaucoup, avec plusieurs collègues. J’ai donc pu hériter d’une dizaine de bébés phasmes. Nous les avons logés dans un vivarium avec des branches, de la mousse de sphaigne comme litière et des feuilles de chênes comme nourriture.

C’est un insecte qui ne pique pas, ne vole pas, ne saute pas, ne mord pas. Tout ce qu’il y a de plus pacifique. Seul besoin quotidien, deux-trois push-push d’eau matin et soir. Même moi je suis capable d’y penser, mais sinon un enfant peut très bien le faire.

      Nous ne les avons pas encore manipulés, car ils étaient petits et fragiles. Mais je sais que ça s’en vient car deux-trois sont rendus assez gros. Ils vivent 10 mois.

Dans les premiers projets d’écriture de l’année: une recherche sur le phasme. C’est un insecte épatant tout en étant vraiment pas de problème.  Bon son quotidien n’est pas enlevant. Le vivarium est plutôt calme. Mais nous pourrons discuter de plusieurs aspects particuliers de cet insecte dans un lapbook ou autre document de référence.

Je viendrai vous montrer le fruit de la recherche des enfants.

Et je pourrai certainement partager à mon tour lorsque l’envahissement par les bébés commencera hihi!

Coming-out!

Aujourd’hui, lundi le 3 septembre 2018, j’ai inscrit mes enfants au ministère pour légaliser notre aventure d’école maison. En toute connaissance de cause, j’ai attendu 2 jours passés la date limite… Mon petit côté «rebelle».

Une nouvelle loi est entrée en vigueur le 1er juillet, rendant maintenant l’inscription obligatoire au ministère. J’ai longuement soupiré face à ce détail de la nouvelle loi. J’étais si bien dans mon anonymat. Pas que je pouvais laisser les enfants négligemment flâner sans rien faire de leur journée, pas que je les enfermais dans une légendaire garde-robe, pas non plus que j’avais peur qu’ils ne soient pas aptes à faire face. Non tout simplement pour avoir la sainte paix.

J’ai tellement vu des amies rassembler des tonnes de travaux, mettre des tonnes d’heures, suer des tonnes de stress, pour monter un portfolio qui plairait si possible aux «autorités compétentes» à le vérifier. Des amies qui avaient entièrement confiance en leur projet d’école maison mais qui devaient rendre des comptes à des commissions scolaires (CS) hautement réfractaires à cette réalité. J’ai vu de l’intimidation de la part des CS, j’ai vu la DPJ aller sonner chez ces familles, j’ai vu trop de choses désagréables en près de 17 ans d’école maison.  Moi, mon fils (aujourd’hui adulte) ils ne le voulaient pas à l’école. Alors ils m’ont toujours laissée tranquille, de peur que je le mette entre leurs pattes. Je n’ai par la suite, jamais inscrit les autres. Et nous étions bien.

Des 6 enfants restants à la maison, ma grande est rendue au cégep, en n’ayant jamais mis les pieds à l’école. Je viens d’inscrire mon deuxième à l’école aux adultes. Il a passé l’âge de la fréquentation scolaire. J’ai donc dû inscrire mon 14 ans et ma 9 ans au ministère. Mon préscolaire et mon bébé n’ont pas à être suivis encore pour un bon bout.

Je n’ai aucune inquiétude pour leur rendement. Ils sont doués, capables, réveillés, débrouillards. Je viens seulement d’ajouter une pile de paperasse sur MES épaules. Une pile de paperasse nécessaire pour le gouvernement afin de voir que je leur enseigne un minimum de bon sens, que mes enfants ne le poursuivront pas à l’âge adulte pour négligence, que la religion, si elle prend part à notre vie, n’est pas trop envahissante pour tasser tout le reste. Oui parce que c’est pour ça que le gouvernement a adopté une nouvelle loi: pour encadrer les écoles religieuses illégales. Et il ramasse par la bande les familles d’école maison innocentes, qui pour la très grande majorité, font ça ben comme il faut depuis toujours, mais qui devront dorénavant montrer des preuves de ce comme il faut.

Nous avons eu la chance, il est vrai, de négocier avec un ministre de l’éducation avant-gardiste qui a su pas mal écouter. Nous, je dis nous, mais en fait c’est l’AQED (l’Association Québécoise pour l’Éducation à Domicile) qui nous a superbement représentées, nous les familles d’apprentissage en famille. En étant présente partout, tout le temps, pendant l’écriture de cette loi et des règlements qui ont suivi, l’AQED a réussi à faire en sorte que la nouvelle loi soit assez ouverte quant aux résultats à obtenir avec nos enfants et à la façon d’obtenir ces résultats. Mais malheureusement, cela ne se fait qu’avec la production par le parent d’une pile de paperasse inutile, puisque nous nous savons très bien si nos enfants avancent selon une progression suffisante ou pas.

Car il est évident, oui évident, que notre souhait le plus cher, cher gouvernement, est que nos enfants deviennent de bons citoyens payeurs de taxes.  Oui nous souhaitons qu’ils trouvent leur voie et fassent leur vie, soient heureux, et paient leurs impôts. C’est pour leur donner la meilleure des chances de réussir cela que nous choisissons de sacrifier un salaire et donner notre temps totalement, sans demander rien en retour. Alors vous pensez vraiment qu’on les négligerait?

Mes enfants ne verront pas une graine de différence avec avant. Leurs cahiers, leurs projets, leurs sorties, leurs temps libres, leurs passions, leurs amis, leurs mondes resteront les mêmes, totalement. C’est le mien qui change, qui s’alourdit d’un projet d’apprentissage, de deux bilans, d’un portfolio, d’une rencontre, d’un état de la situation, et tout ça annuellement pour prouver quelque chose que nous savons déjà.

Mais malgré tout ça, ce soir, j’ai poussé le bouton SOUMETTRE sur le formulaire du ministère. J’ai envoyé l’Avis obligatoire d’inscription. Nous ne sommes plus anonymes. Je viens d’être promue secrétaire du gouvernement.

Musée POP

Le musée de la culture populaire de Trois-Rivières, rebaptisé Musée POP, nous a charmé cet été avec quelques expositions de choix.  Ma fille avait à passer son cours de RCR et il se donnait à Trois-Rivières, un samedi. Nous avons embarqué toute la famille et avons visité le musée pendant son cours.  Nous avons aussi été marcher au parc Châteaudun, un petit parc sans prétention avec de courtes pistes de quelques kilomètres dans le bois mais avec de larges sentiers praticables avec une poussette. Nous avons aussi eu le temps de passer par le Costco avant de revenir à la maison, remplis de souvenirs, de plein air et d’épicerie 🙂 .

 

Au musée cette année, nous avons aimé l’exposition sur la bande dessinée québécoise. Pendant que les grands lisent les biographies des bédéistes, les plus jeunes peuvent s’écraser dans les gros poufs pour lire des BD ad nauseam. De plus les enfants peuvent dessiner sur les murs ou dessiner une BD sur une planche à cases fournie. Et nous en profitons pour écrire notre BD-photo humoristique:

 

La deuxième exposition, drôle et divertissante, est sur les textes de Boucar Diouf mis en jouets par des artisans, fabricants de jouets.

 

 

 

La troisième exposition était sur la bière. Mais question que les enfants y trouvent leur compte, pendant que les adultes lisent dans un décor de taverne, les enfants peuvent s’amuser au babyfoot ou à la machine à boules. Bien pensé.

Enfin la 4e exposition porte sur le Festival de St-Tite. Avec comme accroche-attention pour les enfants, un cheval de bois, des déguisements (carotte non fournie), un jeu d’attrape veau au lasso (en jouet bien sûr).

  

 

C’est la troisième fois que nous visitons ce musée avec des enfants de tous âges. Chaque fois nous en sortons ravis. Les muséologues de cet endroit ont le tour d’accrocher toute la famille, de permettre aux grands de retirer quelque chose pendant que les petits ne se rendent pas compte qu’ils grandissent à travers leur expérience. Allez faire un tour! Et n’oubliez pas de demander le macaron Muséologue d’un jour pour l’activité du même nom offerte aux enfants.

Bouger en famille

Les enfants ont depuis toujours eu des sports ou activités parascolaires individuels. Et nous, les parents, notre sport devenait donc de faire du taxi les soirs de semaine et les fins de semaine. C’était un sport exigeant, voire un sport extrême, avec 5 enfants en âge de pratiquer. Il fallait parfois être à 4 activités simultanément.

Puis Mathis a délaissé son karaté.  Du jour au lendemain, adolescence oblige, il a perdu le goût à cette activité autrefois adorée. Lucie a épuisé son année de grâce au théâtre cette année. Ils lui ont donné une permission spéciale pour participer malgré ses 18 ans, mais là en septembre, ce n’était plus possible. Elliot voulait passer du patin au hockey, mais finalement pas vraiment, il voulait rester au patin, mais bof il ne le savait plus trop. Il a 4 ans. Lili a pris la décision de changer d’activité. Elle était tannée du chearleading, pratiqué depuis 4 ans. Elle voulait essayer autre chose. Yann a dépassé l’âge pour le club de hockey où il jouait.

Alors finalement, les étoiles s’alignaient pour que l’on puisse réaliser ce dont on jase depuis plusieurs années, mon mari et moi: des activités en famille. Nous avons décidé de ne pas payer aux enfants d’activités individuelles pour les sessions d’automne et d’hiver-printemps. Nous avons décidé d’investir cette argent, quand même bien plus d’un millier de dollars, dans des sports et sorties en famille: randonnée pédestre, ski de fond, patin, badminton, etc.

Nous avons décidé de reprendre le contrôle de nos fins de semaine et de nos soirées pour les passer à nous amuser ensemble avant que les grands ne quittent le nid et que tout passe trop vite sous notre nez. Nous voulons aussi faire plus de jeux de société ou de sorties comme aller patiner au canal Rideau à Ottawa ou aller glisser à St-Jean-de-Matha.

Les enfants sont emballés (sauf un, mais bon la majorité l’emporte). Ils sont contents d’avoir la possibilité de varier les activités et surtout de les faire tout le monde ensemble.

J’en suis donc à me bâtir une liste de sorties et d’activités, idéalement gratuites, à faire avec des enfants d’un an à 19 ans. Et c’est un bonus si on peut trainer le chien avec nous!

J’attends vos suggestions. Et je viendrai sûrement en parler ici pendant l’année.

Nous sommes prêts pour un changement!

Oncle Paul

C’était les funérailles de mon grand-oncle Paul aujourd’hui. Des funérailles nationales!! Pourtant, pour moi, il a toujours été «mononcle Paul». Il était le frère de ma grand-mère. Que ce soit dans les fêtes de Noël de mon enfance ou dans les funérailles des différents membres de la famille, chaque fois que je le rencontrais, il était pour moi un homme doux qui s’intéressait à moi, qui avait toujours une question à me poser sur comment j’allais ou ce que je faisais.  Je n’ai jamais réalisé l’ampleur de son oeuvre, même si j’en connaissais la teneur, je ne l’ai jamais vraiment réalisé, donc, avant aujourd’hui.

Pendant ces funérailles nationales, tant de dignitaires étaient présents. Déjà ça impressionne. Mais aussi les discours sur cet homme, autant des personnalités connues que de simples participants à la dictée PGL, m’ont fait voir la mesure de ses accomplissements.

Il a fait beaucoup pour l’éducation publique, gratuite, universelle, au Québec. On aurait pu penser qu’il soit vexé que je n’envoie pas mes enfants à l’école, profiter de toute cette chance d’avoir à leur portée une telle école.  Non. Il m’a plutôt félicitée, il y a de ça plusieurs années, de prendre ainsi en mains l’éducation de mes enfants, avec autant de dévouement et de passion. Je comprenais de son message à l’époque qu’il souhaitait que tous les enfants puissent avoir accès à une éducation de qualité, peu importe le moyen d’y arriver. Aujourd’hui, de nouveau, j’ai compris ce message.

Bel hommage rendu. Des chansons de toute beauté, interprétées par Johanne Blouin, Grégory Charles (et choeur parfois), Yves Duteil même (une chanson composée par Yves Duteil pour les 25 ans de la dictée PGL) – superbe dans les mots, superbe dans la voix. Des témoignages touchants, impressionnants.

Merci.

Pour perpétrer son oeuvre, un don à la Fondation Paul Gérin-Lajoie est une bonne idée.

Et n’oubliez pas son message: «Si tu peux y rêver, tu peux le réaliser!»

Maman, tu as déjà étudié la zoologie à l’université?

Depuis plus de 16 ans d’école maison, j’ai rencontré de nombreuses familles. De l’ingénierie à l’ergothérapie, de l’informatique à l’enseignement, de l’horticulture à l’autosuffisance, de l’entrepreneuriat au retour aux études, nous les mamans d’école maison, pouvons tisser une toile d’expertise impressionnante autour de nos enfants.

Nous avons souvent sacrifié des années d’étude pour nous consacrer entièrement à celles de nos enfants. Et nous avons tellement délaissé cette ancienne vie, que nos rejetons ont peine à nous croire lorsque nous en parlons.

«Quoi, gérante de pet shop???»

«Hein, tu connais le latin aussi???»

«Tu as étudié dans combien de programmes universitaires???»

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– Ben oui j’ai disséqué un lapin en labo et compté des arbres en forêt.

– Ben oui, j’ai mis sur pied un camp de jour et un service de garde scolaire.

– Ben oui, j’ai étudié Piaget et les autres, même si je crie trop souvent contre toi sans résultat.

 

Si un chat a 9 vies, une maman d’école maison doit bien en avoir 4 certain : ‘avant les enfants’, ‘avec les enfants’, ‘avec l’école maison’ et ‘totalement perdue, après tout ça’.

 

Sommes-nous compétentes pour enseigner? Pfff probablement pas pour plusieurs d’entre nous. Gérer une classe, c’est une épreuve de force! Mais nous le sommes totalement pour accompagner nos enfants, les stimuler, leur offrir une vie de richesses grâce à un entourage incroyable.

Posez la question autour de vous. Interrogez les mamans de votre groupe de soutien. Vous allez voir…

Hier, chez moi, c’était la rencontre avec une maman de 5. Elle était, dans une autre vie, ingénieure en aéronautique! Ai-je besoin de vous dire que chez elle, la mathématique est LA matière qui a la cote?

Être là où l’on doit être

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Je viens de finir de lire un roman que je vais utiliser pour mon groupe des Mollolecteurs (9-12 ans). Une phrase qui y revient souvent est: Être là on l’on doit être. Cela m’a beaucoup interpellée car je me suis posé la question à de nombreuses reprises cette année qui vient de passer.

«Suis-je là où je devrais être?»

Il est difficile de répondre à cette question. Et ma philosophie a toujours été que la vie s’écrit une page à la fois, qu’on ne peut tout contrôler et encore moins tout prévoir.

Je me suis rendue compte que l’année était tellement difficile que je me refermais sur moi-même pour éviter d’avoir à répondre à la question inévitable: «Pis, comment ça va?» Cette question est une question-piège. Si l’on répond «Oui tout va bien», on ment, et la vie continue. Si l’on répond «Non ça ne va pas», la plupart des gens ignoreront ou ne voudront pas chercher à savoir pourquoi. Parce qu’on a assez de nos malheurs, pas besoin de ceux des autres.

Si vous me lisez couramment, vous savez pourquoi mon année a été difficile. Mais il arrive que ce ne soit pas seulement les événements qui cause ce sentiment mais aussi tout simplement l’impression de ne pas être là où l’on devrait être à ce moment-ci de notre vie.

L’école maison est dangereuse car elle crée un milieu artificiel de vie qui inévitablement doit se briser un jour. On vit dans un cocon familial, non je ne dirai pas nécessairement douillet, mais protégé. On gère au quotidien et chaque jour on se lève sur une nouvelle journée qu’on a choisie, la plupart du temps. On ne se rend pas compte de cet effet pernicieux de vivre en vase clos. Un jour, notre enfant a grandi (ils grandissent toujours trop vite) et doit sortir de la maison, du cocon, pour aller vivre autre chose. Si l’enfant était allé à l’école, le cégep ne serait qu’une continuité. Mais avec l’école maison le cégep demande une restructuration complète du mode de vie. le cocon ne sera plus jamais fermé complètement sur notre vie familiale, il aura pour toujours une brèche vers l’extérieur.

Et quand cette belle aventure d’école maison se termine, on se retrouve devant rien. C’est comme si nos enfants partaient du nid doublement. On a, par le passé, quitté notre «carrière» qu’on ne peut pas vraiment retrouver 15 ans plus tard sans nécessiter une mise au point. Mais on n’a pas nécessairement le goût non plus de reprendre là où on avait laissé car justement on est ailleurs maintenant.  On doit aussi se questionner à savoir qui on est, qu’est-on devenu?

Avec ma famille qui s’était étalée sur deux décennies, il était évident que je restais dans le milieu plus longtemps que la plupart des familles qui m’entouraient. Cela voulait donc dire que pendant que des familles quittaient mon entourage, d’autres venaient graviter autour de moi. Je devais refaire mon cercle de fréquentation relié à l’école maison. Mais avec le temps j’avais commencé mon lent cheminement vers la fin de cette aventure.  Entrevoir des possibilités d’utilisation de mon temps d’adulte, échafauder des plans d’avenir, des projets motivants.

Cette année difficile a fait s’écrouler bien des échéanciers. Et je me suis retrouvée à ne plus être capable de voir l’avenir.  Je me suis retrouvée à ne pouvoir que considérer la prochaine heure et ensuite la prochaine heure, une à la fois pour boucler des journées qui se sont suivies pendant des mois. Je me suis retrouvée à faire porter à une petite fille de quelques mois le poids de la déception. Non je ne me suis pas retrouvée ainsi mais j’aurais pu. Je me suis arrêtée à temps. Cette enfant qui n’avait pas demandé à venir au monde, moi je l’avais choisie et je devais maintenant pleinement l’assumer. OUI ce fut une année difficile, mais les autres années à venir le seraient tout autant avec une telle vision que la vie est si difficile.

NON je ne suis pas où je croyais que je serais il y a près de deux ans. Juste avant qu’un petit plus sur un bâton ne se transforme en crevette gigotante, puis en sirène à lait maternel. Je suis ailleurs. Qu’est-ce qui sortira de cette nouvelle voie? Je devrai défricher longtemps encore je crois. Mais je suis maintenant capable d’ouvrir ce chemin d’avenir pour elle et pour moi.

L’automne s’annonce occupé. L’automne s’annonce rempli de nouveautés. L’automne s’annonce chargé d’anniversaires pleins d’émotions.  Mais l’automne filera vers l’hiver, qui lui finira par mener au prochain été. Et j’essaierai très fort que cet automne ne puisse pas s’annoncer difficile. Car ce mot, bien que ce sera difficile d’y arriver, ce mot, donc, devra être rayé de mon vocabulaire pour qualifier ma vie.

Suis-je là où je dois être? Je ne suis pas là où je croyais que je serais, à 45 ans. C’est déstabilisant. Mais je suis certainement là où je suis et cela ne peut être autrement. La vie s’est écrite ainsi, c’est certainement parce que cela devait être ainsi et donc je devais y être aussi.

Et vous, où êtes-vous?