Oncle Paul

C’était les funérailles de mon grand-oncle Paul aujourd’hui. Des funérailles nationales!! Pourtant, pour moi, il a toujours été «mononcle Paul». Il était le frère de ma grand-mère. Que ce soit dans les fêtes de Noël de mon enfance ou dans les funérailles des différents membres de la famille, chaque fois que je le rencontrais, il était pour moi un homme doux qui s’intéressait à moi, qui avait toujours une question à me poser sur comment j’allais ou ce que je faisais.  Je n’ai jamais réalisé l’ampleur de son oeuvre, même si j’en connaissais la teneur, je ne l’ai jamais vraiment réalisé, donc, avant aujourd’hui.

Pendant ces funérailles nationales, tant de dignitaires étaient présents. Déjà ça impressionne. Mais aussi les discours sur cet homme, autant des personnalités connues que de simples participants à la dictée PGL, m’ont fait voir la mesure de ses accomplissements.

Il a fait beaucoup pour l’éducation publique, gratuite, universelle, au Québec. On aurait pu penser qu’il soit vexé que je n’envoie pas mes enfants à l’école, profiter de toute cette chance d’avoir à leur portée une telle école.  Non. Il m’a plutôt félicitée, il y a de ça plusieurs années, de prendre ainsi en mains l’éducation de mes enfants, avec autant de dévouement et de passion. Je comprenais de son message à l’époque qu’il souhaitait que tous les enfants puissent avoir accès à une éducation de qualité, peu importe le moyen d’y arriver. Aujourd’hui, de nouveau, j’ai compris ce message.

Bel hommage rendu. Des chansons de toute beauté, interprétées par Johanne Blouin, Grégory Charles (et choeur parfois), Yves Duteil même (une chanson composée par Yves Duteil pour les 25 ans de la dictée PGL) – superbe dans les mots, superbe dans la voix. Des témoignages touchants, impressionnants.

Merci.

Pour perpétrer son oeuvre, un don à la Fondation Paul Gérin-Lajoie est une bonne idée.

Et n’oubliez pas son message: «Si tu peux y rêver, tu peux le réaliser!»