Une rigidité à respecter

Ma fille a commencé son cours de maths de 4e secondaire aux secteur des adultes. Le cours de maths 416 (maths faible ou cours de base) est divisé en 4 cahiers traitant chacun d’une notion distincte des mathématiques. L’enseignante de notre centre d’éducation aux adultes demande à ce que ses étudiants fassent le livre 3 en premier, c’est le plus facile. Ensuite, ils passent au livre 2, puis au 1 et enfin, ils font le 4.

Donc vers la fin janvier, Lucie-Maud a commencé son cahier 3. Un mois plus tard, il était complété avec grande facilité. Rien de comparable au cahier d’apprentissage Point de mire de 3e secondaire. Elle n’a eu besoin de mon aide que pour deux petits détails qui avaient rapport avec des fautes d’inattention. Les cahiers contiennent les corrigés. L’autocorrection est donc de mise. Mais à la fin du cahier, il y a un prétest, sans corrigé. Lorsque ce prétest est fini, l’étudiant rencontre l’enseignante qui le corrige et détermine si l’étudiant est prêt à passer à l’examen final.

Ma fille était donc bien confiante de sa réussite, puisque la correction des exercices du cahier était presque parfaite. Mais c’était sans compter la rigidité du système scolaire du secteur adulte où la réforme par compétence n’a pas encore mis les pieds. Ici que tu arrives à la même réponse mais par tes propres moyens ne convient pas du tout. Il faut suivre À LA LETTRE la procédure démontrée dans les exemples. Il faut aligner les informations dans un ordre précis pour faciliter la correction de l’enseignant, qui n’a pas le goût de se mettre à chercher au-delà d’une demie-seconde quel chemin l’étudiant a pris pour arriver à ses fins. De plus, alors que dans le cahier il est spécifié de savoir utiliser parfaitement la table de trigonométrie, car à l’examen la calculatrice ne sera pas permise, l’enseignante affirme le contraire: «Apprends à utiliser ta calculatrice, la table n’est pas assez précise et cela t’enlèvera des points».

Toutes les réponses de son prétest étaient bonnes, mais pas assez précises, calculées d’une façon à peine différente, mais ne suivant pas de façon assez rigide la procédure de résolution de problèmes. L’enseignante retourne Lucie-Maud à la maison, avec un second prétest et un avertissement de suivre À LA LETTRE les instructions. Lucie est bien découragée de perdre une semaine de plus pour de la matière maitrisée parfaitement. Mais elle s’exécute.

Vendredi, elle a reçu l’appel de l’enseignante pour son résultat de l’examen final du cahier 3: 100%. L’école maison permet aux enfants de bien s’adapter. Elle a suivi les consignes à la lettre, malgré la frustration occasionnée par la rigidité, elle a réussi haut la main.

Mais cela me fait réaliser que Yann, mon dyspraxique qui a tellement de difficulté en maths, passera par les cahiers du secteur des adultes dès la 3e secondaire. Il pourra ainsi s’habituer aux procédures rigides, et les cahiers seront plus faciles que ce que le secteur des jeunes offre. On apprend vraiment tous à travers l’école à la maison.

2 réflexions sur “Une rigidité à respecter

  1. Encore une fois on voit bien la rigidité, inutile à mon avis, de notre système. On apprend aux gens à être des robots et à faire les choses d’une seule façon…au lieu de voir les possibilités…soupir!
    Bravo à ta grande, sa perséverance lui rapporte! Sois fière!

    Aimé par 1 personne

  2. c vraiment intéressant pour moi de lire ce que des jeunes au secondaire doivent vivre, bravo à ta fille c magnifique son travail. Vous êtes une grande inspiration pour moi!

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