Malgré la grippe…

Nous sommes tous pris dans une vague double de grippe (oui la grippe réelle et pas un petit rhume) depuis le début février. Elle a fait le tour de la famille puis, avant même d’avoir fini le tour, elle a recommencé à attraper ceux qui y étaient déjà passés. Mathis avait été épargné jusqu’à maintenant et il espérait très fort que ça reste ainsi parce qu’aujourd’hui était sa première compétition de l’année en karaté. Il avait si hâte.  Mais jeudi est arrivé et tout le long de la journée je le voyais dépérir, commencer une fièvre forte, avoir mal à la tête… J’étais tellement triste de le voir ainsi et lui était assez bouleversé de devoir manquer sa compétition.

Vendredi nous avons fait une journée en pyjama, tous malades, trois à faire de la fièvre dont Mathis, les autres à moucher et tousser à se sortir les poumons.

Puis ce matin, samedi, il s’est levé, probablement poussé par l’adrénaline, il était en forme. Il était un peu chaud au lever, mais avec un Tylenol, il est parti à sa compétition.

IMG_2028Il a réussi à avoir une 4e place en présentation de Kata (la routine de mouvements de chaque couleur de ceinture) avec une belle médaille de cuivre.

Et 2e place en combat, ramenant un superbe trophée!IMG_2030

Il était motivé, je crois!

Et moi demain je vais le ramasser à la p’tite cuillère, je crois… quand toute son adrénaline sera retombée.

Blocs mosaïques

Je remarque de plus en plus que la concentration d’Elliot augmente et qu’il peut maintenant effectuer des tâches minutieuses de façon efficace. L’autre jour, il a fait environ 5-6 fiches de blocs mosaïques. Ce qui le freinait le plus était son mécontentement lorsqu’en plaçant un morceau, les autres autour se déplaçaient. Il a encore deux ans 😉

P1050243Mais sinon il a tout compris le système: les couleurs, les formes, le sens de la forme (le triangle équilatéral c’est facile, mais les trapèzes donnaient plus de trouble. Il y est arrivé).P1050244

Le dinosaure et le camion de pompier ont été ses favoris.

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Mars est à nos portes et mes choix de matériel pour l’an prochain ne sont même pas commencés.

Quelle mouche a piqué les jours pour qu’ils se sauvent ainsi?

En septembre, j’aurai un enfant en 5e secondaire avec laquelle je compte faire l’école à distance aux adultes. Sûrement moins de travail de ma part ou encore un travail différent mais moins de temps à chercher des ressources.

Un deuxième en cheminement particulier quelque part entre la première et la troisième secondaire, je devrai évaluer cette situation sérieusement. Il aura 15 ans et je devrai inévitablement orienter son cheminement vers un but que nous devrons fixer.

Un troisième à cheval entre la 1re et la 2e secondaire, selon les matières. Je devrai aussi prendre des décisions de passage à des niveaux supérieurs pour permettre une uniformisation de son avancement.

Une quatrième en 3e année du primaire. Sa deuxième année est facile, et elle est prête à affronter plus de défis. Je devrai intégrer de nouvelles matières et augmenter son nombre d’heures de travail.

Et un petit qui aura 3 ans et demandera de plus en plus de stimulation concrète. Il commence à vouloir ses «cahiers». Il demande les lettres, reconnait, compte, dénombre quelques chiffres. Faudra voir à avoir du matériel présco sous la main, beaucoup de matériel, car à cet âge l’attention est très limitée et ils passent d’une chose à l’autre en peu de temps. Mais plus il sera occupé, moins il dérangera.  Il est tout de même très autonome et joue beaucoup à côté de nous.

Ça fait toujours drôle de penser à la nouvelle année alors que celle-ci est encore en cours et loin de la fin. Mais la mouche qui pique est efficace. Les jours, les semaines, les mois se sauvent!

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Lors d’une rencontre informelle avec des amis à la maison, les enfants ont joué à Make n’ break de Ravensburger. La minuterie ne fonctionnait pas bien depuis plusieurs parties, là elle a carrément rendu l’âme.

Un papa d’école maison était sur place et il a ouvert la minuterie pour voir s’il ne serait pas possible de la réparer. Malheureusement le ressort ne faisait plus son travail et le papa a donc laissé tomber.

Lorsque les amis sont partis, après les salutations d’usage, je retourne à la salle à manger. Qu’est-ce que je vois?

Elliot, vraiment concentré, en train de réparer la minuterie. 🙂

Il avait l’air de connaître son affaire, je crois qu’il avait bien observé le maître à l’oeuvre 😉P1050238 P1050239 P1050240

La guerre des Légos

Lili et Mathis sont partis sur une nouvelle vague Légo. Ils y jouent constamment mais parfois de façon plus organisée et intense. Dernièrement, et au risque de me faire fustiger, ils ont fait la guerre ente les «légos de fille» et les «légos de gars».  Moi j’ai trouvé ça très drôle.

Non mais regardez le petit château frêle de Frozen tenir tête à la fortification aux murs épais du côté mâle.

Regardez les armes féminines : une montgolfière et une grande roue.

Les armes masculines: des canons et des missiles.

Que dire des soldates, en avant et protégées que d’un bouquet de fleurs.

Les soldats, casqués, sont habilement protégés derrière les armes et les murs.

Non mais où ai-je failli à ma tâche??? 😉

Elliot  a choisi son camp, son verre à bec fièrement dressé sur le terrain. et Yann semble vouloir y participer aussi du côté des garçons. Trouverez-vous où il est caché sur le champ de bataille?

À l’attaque!!!!!P1050229

 

Série télévisée Grèce antique

Nous venons de terminer les 12 épisodes de la télésérie Odysseus, présentée à Historia l’an dernier. Cette série raconte l’attente du peuple d’Ithaque pour le retour d’Ulysse de son long voyage de 20 ans (10 ans de guerre et 10 ans de voyage de retour). À travers cette série, nous avons pu être témoins de la vie quotidienne, démocratique, royale des Grecs anciens.

En travaillant ensuite avec le cahier Chrono avec les deux garçons, il est possible de faire plusieurs références claires avec la série télévisée.  Cela permet aux enfants de mieux comprendre le fonctionnement de cette société.

Je ne suis pas très calée en histoire du monde. C’était une matière que je détestais au secondaire. Mais là en la redécouvrant depuis plusieurs années avec mes enfants, j’y prends goût.  Il est fort possible que plusieurs détails ne soient pas exacts, mais je ne saurais les relever.  Alors je me laisse porter par l’histoire.

Assurément, cette série est violente et crue, comme l’était certainement la société de l’époque (les Romains aimaient voir les massacres en arène). On y voit du sang et des gorges tranchées. On y voit aussi beaucoup le corps humain. Les Grecs vénéraient le corps humain nu, surtout de l’homme. Nous passons «à Fast Forward» les scènes un peu osées de rapprochement intime. Mais les détails intéressants sont au niveau des alliances, de la vie quotidienne, de l’assemblée des hommes libres, de la présence des Dieux dans la vie quotidienne, de l’importance des esclaves dans la société, des vêtements et habits de guerre, de l’intérieur des maisons… Plusieurs petites choses auxquelles la référence aide à la compréhension de la théorie.

Il est coté 13 ans et plus. Mais je suis une mauvaise mère. On l’écoutait tous ensemble. Ma fille de 7 ans le suivait distraitement en jouant aux légos. Tous les enfants ont trouvé les bouts violents dégoûtants et tournaient la tête, mais ils étaient vraiment  intéressés à l’histoire et en redemandaient. Tout de même bien contents que ce soit fini. Pendant le dîner, on a «debriefé» tout ça.

 

Au rythme de l’enfant

Il y a un élément de l’école maison qui est génial et dont tout le monde parle: «avancer au rythme de l’enfant». Vous savez: laisser l’enfant faire ses pas à sa vitesse, plus vite sur des notions qu’il saisit bien et plus lentement sur des notions plus difficiles. Laisser le cerveau maturer quelques semaines lorsque un défi empoisonne le quotidien. Laisser un chapitre de côté parce qu’aucun intérêt n’est là et travailler la notion autrement. Quel principe important! Surtout lorsque son enfant n’est pas dans la moyenne, mais qu’il patauge en arrière ou file en avant.

Mais voilà. Parfois on aurait besoin que cet élément se transforme en «avancer au rythme de maman».

Et de là ma grande empathie envers les enseignants de ce monde, qui doivent réussir à maintenir une cohésion dans un groupe hétérogène. En cette semaine des enseignants…

Mais là n’est pas mon propos…

Mon fils est doué. Il ne chemine donc pas à la vitesse de la moyenne. Il devrait être en 6e année. Mais toutes ses matières se déroulent au secondaire sauf le français. Pourquoi? Parce qu’il ne voulait jamais écrire lorsqu’il était plus jeune. Jusqu’à la fin de la 4e année, écrire était une guerre nucléaire. Même écrire un mot dans une phrase trouée, même ajouter une terminaison à un verbe. En fait plus il voyait de lignes pour la réponse plus il refusait d’écrire. Il s’amusait à inventer des codes avec des petits dessins pour associer les terminaisons. Ainsi il n’écrivait les terminaisons qu’une seule fois dans sa  légende et ensuite il reproduisait les symboles correspondants. Ou encore il tirait une ligne pour associer les éléments ensemble. Ses cahiers ressemblaient à une véritable toile d’araignée. Pas moyen donc d’évaluer son niveau d’écriture. (Je soupçonne que sa main ne réussissait pas à transcrire assez vite ce qui se passait dans sa tête, ce qui le frustrait)

Il lisait peu aussi. Il avait la capacité de lire fluidement mais ne s’intéressait pas à la lecture sauf pour les bandes dessinées. C’est à la fin de la 4e année qu’il a commencé à vraiment lire. Il s’est intéressé aux «Journal d’un dégonflé» de son frère aîné. Comme il y a plusieurs dessins souvent avec des mots ou des légendes sous les dessins, il est entré doucement dans les romans.   Voulant en savoir un peu plus chaque fois, il lisait un peu plus loin, et un peu plus loin.

Je l’ai laissé «avancer à son rythme» et donc laissé suivre la moyenne. Voilà pourquoi il est dans son niveau en français. En écriture, je lui demandais une phrase par semaine, puis deux, puis trois, puis un paragraphe…  À l’été entre la 4e et la 5e, il a écrit son «roman» de 8 pages. Une histoire qui se tient, qui suit un ordre logique.  En lecture, il a découvert des romans sur les chats (son animal favori extrême): La guerre des clans. Il les a lus et relus. Des romans d’une grosseur intéressante avec des situations compliquées et de nombreux personnages qui arrivent, meurent, partent, se reproduisent… Bref rien de simple et pourtant… Là, en 6e année, il peut lire n’importe quel roman, comme du Jules Verne et du Daniel Defoe et est capable d’en faire des études de texte.

Comme je l’ai dit au début de cette année scolaire, je n’ai rien trouvé comme manuel ou cahier d’apprentissage. Rien ne me plaisait pour lui. Il est de type scientifique et n’aime pas s’engluer dans les flaflas de la langue. Les ressources françaises étaient trop littéraires et artisitiques. Les ressources québécoises, trop bébés. Les textes proposés semblaient être dépassés depuis tellement longtemps dans son cheminement. Alors j’ai décidé de bâtir moi-même son programme à partir de la littérature jeunesse. Et d’utiliser un cahier de grammaire pour m’éviter de TOUT produire par moi-même. Une mère a ses limites.

Son cahier de grammaire de 6e année est presque terminé. Il exécute ses pages comme un automate, c’est facile et ennuyant. Mais il semble aimer ses projets de lecture et d’écriture. Seulement moi je peine à préparer suffisamment de travail pour le nourrir. Il va vite, avance à un rythme soutenu. D’où ma phrase, il est où le rythme de maman? 😉

Je donne des cours privés à un bon élève de 5e année. Il est au-dessus de la moyenne de sa classe. Le niveau que je vois en 5e à l’école place Mathis facilement en 1re secondaire. Les mots de vocabulaire sont connus, les verbes sont connus, la complexité des phrases est comprise. Voilà il doit passer à la première secondaire en français aussi.

Je n’aime pas beaucoup changer un enfant de niveau encours d’année. J’aime que, s’il m’arrivait quelque chose, ils puissent réintégrer où ils en sont sans retourner en arrière. Aller au rythme de l’enfant oui mais selon certaines contraintes. Voilà pourquoi aussi je «ralentis» Lili pour qu’elle demeure en 2e année. Je souhaite qu’elle chemine normalement bien qu’en avance. Je cherche à diversifier ses apprentissages plutôt qu’à la pousser plus loin. Mais là Mathis n’avance pas en français. Il a besoin de nouveaux défis grammaticaux (on s’entend que c’est selon moi, lui il s’en passerait bien 😉 )

Si de fait je le passe au secondaire, qu’est-ce que je choisis comme cahier? Déclic en grammaire seulement lui permettrait de continuer son travail avec la littérature jeunesse (même si maman peine à suivre), mais Mis À jour est efficace pour expliquer les notions relatives aux différents types de textes. Matière première pour survoler un peu de tout sans aller en profondeur dans rien donc nous laissant le temps de continuer avec la littérature jeunesse? Si je lui fais faire les trois comme à Yann, pour un programme complet, il n’aura plus le temps de sortir de son programme. Je suis indécise.

Les enfants nous poussent nous aussi au bout de nos ressources. Réfléchir à un changement de niveau et à de nouvelles ressources en cours d’année n’était pas dans mes plans. Je suis plongée entièrement dans les préparations d’animation des différents groupes, les journées sont pleines du quotidien scolaire, les soirées et les fins de semaine d’activités parascolaires et de fêtes. L’accompagner dans un changement de repères dans ses documents est aussi un investissement supplémentaire de temps.

À quand un rythme MAMAN pour les apprentissages des enfants? Vous savez, une journée de 28 heures et une semaine de 8 jours. Le temps de laisser maturer une idée ou de préparer le matériel. Le temps de ramasser l’argent pour acheter le nouveau manuel, le temps de recevoir la commande. Le temps de créer des activités plaisantes, d’inventer des situations qu’ils retiendront toute leur vie. Quel principe important! Surtout quand la famille n’est pas dans la moyenne et qu’elle contient plus d’enfants, plus de défis pour chaque enfant et un apprentissage au rythme de chaque enfant…

Qu’est-ce que l’art?

Poème de Lucie-Maud Pelletier, 15 ans

4e secondaire, automne 2015

 

Qu’est-ce que l’art? Le vrai, se montrant si rare?

L’art n’est pas qu’argile, peinture et crayons:

L’art est une chanson, une raison ou un éclat d’émotions

Sur une nouvelle pensée blanche que l’on doit salir

Ou sur des pensées noircies que l’on doit éclaircir.

L’art est parfois cette oeuvre meurtrie par le silence,

S’obligeant un dévoilement à travers le temps pour une différence.

L’art est-il ce qu’on voit de notre personnalité,

Ou la couronne et les joyaux d’une majesté?

Nos sentiments les plus forts ou les mouvements de notre corps?

L’art n’est peut-être toujours que poudre aux yeux:

Derrière un travail majestueux,

Se trouve le «se peut» d’un noeud.

Derrière lui se manifeste

Le geste du geste.

Maths 1re secondaire – 3e enfant

Ça y est. Nous sommes rendus là. Yann termine d’ici quelques cours sa 6e année de mathématiques. C’est sa dernière matière qui traîne au primaire. Les maths… mystère terrible pour lui. Qu’est-ce qu’un chiffre, quelle valeur prend-t-il?

Malgré tout, il finit sa 6e année avec assez de facilité. Mais les erreurs qu’il fait encore sont très démonstratives du fait qu’il ne peut pas vérifier si la réponse qu’il a trouvée a de l’allure dans le problème posé, si la réponse tient dans une échelle proportionnelle adéquate pour ce problème.

Cette semaine encore, il devait faire de l’associativité pour additionner mentalement plus facilement: 12 + 22 + 58 + 88 =  L’exercice demandait à ce qu’on associe 12 et 88 pour faire 100 et ainsi additionner le tout facilement. Mais il a associé 22 et 88 pour faire 110. Et il y avait deux pages complètes de ce genre d’association, il n’en a réussi aucune.  Son cerveau n’arrive pas à VOIR les chiffres. Il a 14 ans quand même.

Je suis un peu au bord de la panique, j’ai peur de ce pas à faire. Le SECONDAIRE en maths avec lui. Je l’ai fait ce pas avec les deux autres et on avance bien. Alors bon, on y va bien sûr. On ne restera pas là à regarder l’autre rive sans jamais traverser le pont.

En même temps, nous avons réussi! Il est passé au travers. Une autre étape de franchie. Et c’est vraiment le dernier pied du primaire qu’il lève pour aller en avant. C’est réjouissant. Quel travail accompli!

Nous utiliserons Pixel de ERPI. L’ayant essayé avec Mathis pour qui c’était vraiment d’un facile incroyable, Yann devrait réussir à avancer avec ce cahier.  De plus avec les vidéos explicatifs disponibles, peut-être cela permettra de garder ma patience s’il ne comprend pas une notion.

Une histoire à suivre…

Semaines opposées

L’école maison est faite d’adaptation. On va au rythme de la vie, au rythme des imprévus de la vie. Et c’est très bien ainsi.

Cette semaine devait être une semaine tellement remplie que nous n’aurions même pas eu le temps de faire d’école-école. Lundi devait servir à préparer la semaine car la fin de semaine avait été trop remplie pour que j’aie le temps de toucher à quoi que ce soit de préparation. Mardi, nous avions un concert de l’OSM avec les artistes des Pieds dans la marge, mercredi une rencontre avec un auteur français (en visite au Québec 2 jours pour présenter son dernier roman sorti en janvier) et notre groupe adolecteurs, jeudi une activité de cartes de Saint-Valentin avec le groupe de soutien et vendredi de l’anglais avec le groupe d’anglais.

Finalement, la GRIPPE est arrivée.

Pis…

Lundi, un peu d’école, mais relaxe pour préparer la semaine comme prévu, mardi annulation de notre concert, Elliot est fiévreux et Lili est limite aussi. Nous voilà donc partis pour une journée d’école normale tranquilles à la maison.  Mercredi, annulation de notre rencontre. Elliot est encore plus fiévreux et il y a tempête neige-pluie verglaçante-grésil-trafic monstre. Une autre journée d’école normale tranquilles à la maison.  Jeudi annulation de l’activité de cartes de Saint-valentin. Mes enfants ne sont pas intéressés par cette activité. Mais de toute façon, Elliot n’était pas encore assez bien pour que l’on se pointe là-bas. Une autre journée tranquilles à la mai/….NON! J’en ai assez de rester tranquille. J’AI BESOIN DE SORTIR D’ICI!!!!

Alors j’ai dit aux enfants:«Allez tout le monde dans l’auto, on sort!» Là on a dîné au resto (avec des coupons pour réduire le prix, budget exige) et ensuite on a fait des commissions tout l’après-midi: des pantalons pour Yann qui grandit à vue d’oeil, de l’encre pour mon imprimante qui crache des feuilles plus vite que son ombre, un vaporisateur nasal pour Elliot qui est tout congestionné, le cadeau de fête du mari qui vieillira bien malgré lui, du matériel d’activité j’ai tellement d’idées, un soutien-go… non ok « too much information »

On est revenu pour le souper.

Demain annulation de l’anglais, je crois que nos pensionnaires microbiens ont fait peur à certaines familles.

Qu’à cela ne tienne! on va se faire un après-midi d’anglais avec les braves qui osent affronter les bibittes! Une rencontre impromptue, légère et plaisante.

Bon à travers cette semaine-là, je ne vous ai pas parlé des nuits courtes et morcelées: quinte de toux, verre d’eau, Tylenol… Vous savez le quotidien des enfants malades… Ni qu’Elliot a réclamé à boire, a pleuré, a chigné plus souvent qu’à son tour pour se réconforter de sa belle grigrippe.

Mais justement, c’est ça l’école maison. On fait tout le contraire de ce qu’on avait prévu, on apprend plein de choses pareil, pis on se colle pour se faire du bien.  N’est-ce pas le paradis?