Le camp de jour du Musée des Beaux-Arts

Lucie-Maud a passé une semaine au Musée des Beaux-Arts de Montréal cet été.  Comme nous habitons à une heure de Montréal, la reconduire tous les matins et la rechercher tous les soirs tenait d’une volonté de jouer au taxi que je ne souhaitais pas  faire.  Nous avons donc appelé les marraines à la recousse.  Lucie-Maud a donc passé la semaine chez elles, où elle s’est fait gâter.  Lucie-Maud a habité Verdun, voyagé au centre-ville de Montréal et vécu la vie de citadine pendant une semaine.  4 dodos loin de la maison ne l’ont pas trop énervée, elle avait déjà passé des fins de semaine de 2 dodos chez ses marraines auparavant.

Elle a beaucoup apprécié le camp de jour et s’est fait une amie dès le premier jour.  Elles ses sont échangées leurs adresses àavant de se quitter.  Le camp dure 5 jours.  Et c’est le même camp qui recommence toutes les semaines de l’été.  Les enfants observent et prennent des notes ou des croquis dans les expositions du Musée, puis réalisent leurs oeuvres dans l’atelier par la suite.  Ils explorent différentes techniques.  La dernière journée de la semaine, les enfants montent une petite exposition pour que l’on puisse admirer leurs oeuvres.

Voici les réalisations de Lucie-Maud et sa bouille très fière 😉

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La feuille bleue avec le papillon rose à côté d’elle ainsi que la peinture de l’arbre avec l’arc-en-ciel sont ses réalisations.

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Son masque africain est le jaune en haut à droite.  Son modelage devait être un visage expressif.

En plus d’avoir eu énormément de plaisir, elle a réalisé des oeuvres très intéressantes.    Comme elle a beaucoup de talent en dessin mais qu’elle n’avait pas vraiment essayé d’autres matériaux, elle était un peu insécure.  Elle était finalement très contente de ses résultats.

Rendez-vous l’année prochaine qu’elle m’a affirmé dès qu’elle m’a vue.

L’école à la maison…Aller au rythme des enfants…Je dois être passée tout droit à un embranchement, car notre vie suit un rythme que j’ai de la difficulté à suivre.  Je n’ai plus le temps pour rien, je suis toujours essoufflée, j’écris ce texte à minuit et demi, et pourtant j’ai tout de même l’impression que rien ne se fait. 

L’école à la maison, c’était supposé être un choix de vie qui nous permettait de s’éloigner du fameux métro-boulot-dodo.  Mais je crois que le repos n’est pas pour moi.

Je sais que j’ai choisi tout cela…pas toujours en connaissance de cause, mais enfin…

Avez-vous parfois l’impression que la vie va trop vite?

De la structure

J’ai lu sur plusieurs blogues qu’ils avaient fait le changement dans leur organisation pour entrer les Workboxes.  Bien que le système semble très intéressant et m’a certainement titillée quelque temps, je n’ai pas embarqué dans l’aventure.  Cela me semblait une montagne de planification pour moi et je n’étais vraiment pas sûre que ça collerait à notre école maison.  Je n’avais pas le goût de monter le tout pour une semaine, ce qui ici arrive souvent.  Mais, je vous l’ai dit, cela m’a titillée et a donc suscité chez moi une réflexion de plusieurs semaines.

Mes enfants manquent de structure.  Je l’ai déjà exprimé dans des posts au cours des années.  Lucie-Maud est une autodidacte, mais elle est aussi très paresseuse…et moi je ne suis pas capable de «unschooler».  J’ai besoin d’un minimum de structure potentielle, c’est-à-dire que même si je n’atteins pas  une structure adéquate, je dois y tendre dans mes intentions 😉

J’ai instauré un système de motivation où Lucie-Maud avait 3 heures d’école à faire par jour, avant le souper. Je l’ai laissée gérer son temps dans la journée pendant quelques mois.  Mais elle commençait à 14h00 et devait donc travailler 3 heures en ligne sans pause.  Après deux heures de travail, son rythme ralentissait et après 2h30 ele n’était plus capable (ce qui est compréhensible, quand même)  Elle n’abattait pas la somme de travail demandée ou si elle le faisait, cela s’éternisait et c’était assez lamentable comme résultat.  Je croyais qu’elle se prendrait en main, qu’elle changerait son horaire pour adopter une attitude plus normale de commencer plus tôt et d’ainsi se permettre des pauses.  Elle ne l’a jamais fait.

Cela a donc alimenté ma réflexion.

Finalement, une idée a germé.  Je ne voulais pas d’un horaire fixe par jour ou par semaine.  Notre vie est bien trop débridée pour cela.  J’ai donc pensé à un système de journées-type, avec lesquelles je jonglerais pour faire notre horaire.  J’utilise déjà un calendrier avec des pictogrammes pour que les enfants puissent savoir ce que nous ferons dans le mois comme activités mais aussi comme journées d’école.  Ils avaient un petit picto blanc qui signifiait qu’on ferait de l’école cette journeé-là.

J’ai pris le même logo et je l’ai imprimé sur des feuilles de couleur.  Chaque couleur correspond à une journée-type.  J’ai plastifié les horaires des journées-type et je les ai accrochés à côté du calendrier.  Alors lorsqu »ils voient sur le calendrier un picto d’école rose, ils savent que c’est la journée Club de lecture.  Ils consultent l’horaire et savent où est leur liberté et quels sont les plaisirs de la journée.  Car j’ai ajouté, un peu à la manière des Workboxes, des plaisirs dans les journées, en espérant que l’attente du plaisir fera travailler plus vaillamment les boudeurs.  Avec ce système, je voulais aussi ajouter à l’horaire des choses que l’on ne prenait jamais le temps de faire ou de finir.

journee-club-de-lecture.doc

journee-projet.doc 

journee-geographie.doc 

journee-anglais-gym-piano.doc

journee-paysages.doc

journee-rattrapage.doc

La journée rattrapage a été créée pour éponger ma culpabilité.  Lorsque l’on aura eu assez de sorties et que l’on aura pris du retard dans nos matières de base, ou lorsque j’aurai besoin d’une journée de planification pour une activité que j’anime ou d’une journée de téléphones et de préparation de colis pour la bibliothèque, au lieu de les laisser libres toute la journée (ben oui, ça m’arrive trop souvent), je les ferai travailler aux matières de base, des exercices de drill qui ne me demandent pas d’être autant disponible.  Ce qui est plus plate aussi comme journée.  J’ai donc inséré dans cette journée une période de lecture tous ensemble (au lieu de la lecture individuelle, ici maman lit une histoire à tous) et une activité surprise qu’ils ne connaîtront pas avant la fin de la journée.

– Faire une recette spéciale: c’est très rare car je déteste cuisiner et encore plus avec les enfants, chez nous c’est papa qui cuisine, mais il ne fait pas dessert, alors c’est vraiment une activité recherchée de faire des desserts avec maman

– Faire des bulles mangeables (au lieu du savon, c’est un liquide sucré mangeable)

– Jouer à l’ordi

– Jouer à un jeu de société

– Jouer dehors avec maman

– Toute autre idée jugée géniale!

Cela dure depuis une semaine et… on n’a pas encore lâché.  Il me reste deux ou trois petits ajustements, mais ça va bien  (ajouter deux horaires de demie-journée, entre autres)  Les enfants consultent l’horaire et le respectent…presque.  Lucie-Maud est montée travailler à 11h30 aujourd’hui.  WOW c’est toujours bien mieux que 14h00!

À suivre…